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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Culture | Jeu vidéo | 20.01.2014 - 15 h 40 | 0 COMMENTAIRES
Un jeu sur la trans-identité

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Je vous l’avais promis pour le nouvel an, mais des impératifs scolaires m’ont empêcher de faire cet article. Aujourd’hui on vous parle de pur gameplay, de narration par le jeu.

Si vous croyez que Heavy Rain ou Beyond Two Souls sont des perles du jeu vidéo, alors il va falloir travailler vos goûts. On pourrait croire que Heavy Rain est un bon jeu vidéo à la vue des articles élogieux dont la presse non-spécialiste nous avait inondé, mais il n’en n’est rien. Heavy Rain est un jeu avec un fort budget qui ne provoque d’émotion qu’à travers la narration et jamais à travers l’interaction, un comble pour qui se revendique « jeu ». C’est peut-être un bon film interactif, mais c’est un très mauvais jeu. Là ou Mass Effect trouve l’équilibre parfait entre narration et interactivité, Heavy Rain ressemble à un énorme tutoriel, et c’est chiant.
Aujourd’hui je vous propose tout le contraire. Non ce n’est pas un jeu dont le budget ce compte en million, c’est un jeu fait en amateur, sur la trans-identité. Il est gratuit, il est sur navigateur, il fait partie de ces petites perles qu’on trouve dans le fin fond des internets. Du pur jeu vidéo, un minimum de narration, ce jeu prouve que l’émotion dans un jeu vidéo passe d’abord par l’intéractivité. Mais le mieux c’est encore un équilibre parfait entre les deux…

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Actu | Culture | Jeu vidéo | Le Dossier Du Mois | Retro-Tests (Les Jeux Méconnus) | 07.08.2013 - 15 h 09 | 0 COMMENTAIRES
Le Dossier du Mois : Kill Mittal, Analyse Du Jeu

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Partie (2/3) : Le Test de « Kill Mittal » (Sur PC)

Créer un jeu, seul, c’est extrêmement difficile. Chaque partie du projet peut prendre plusieurs semaines ne serait-ce qu’à être mise en place. Kill Mittal n’est pas qu’un défi pour le joueur, c’est aussi un défi pour son créateur, alors voyons ce que cela donne en terme de jouabilité…

Le Scénario :

« En 2030, un magna métallurgique a acquis tout les entreprises du monde, créant ainsi de plus en plus de chômage. Des ouvriers en colère contre cet homme commencent alors une véritable rébellion. »

Un scénario simple, pas aussi épique que Final Fantasy certes, mais au moins cela aura le mérite de faire de ce jeu la figure de proue du jeu militant. Vous incarnerez donc un ouvrier (puis une équipe d’ouvriers) afin de combattre les forces de police, les hommes de mains de votre patron, des téléspectateurs zombis. Plus le jeu avancera, plus il prendra des allures de Monkey Island (1990, LucasArts) au niveau du scénario. Un humour acide et naïf qui rafraîchi et fait réfléchir.

 

Des ouvriers en colère sur le plateau de Vivement Dimanche, c’est surement mieux que BHL.

 

Le Design :

Le jeu ayant était fait par une personne seule, de fait, il ne fallait pas s’attendre à voir une révolution. Le créateur a néanmoins été assez malin pour ne pas tenter le diable, et choisir le style cartoonesque, plus facile à concevoir. Les décors sont malheureusement trop vides, pourtant l’humour y est présent, car les lieux choisis sont non seulement ingénieux mais donne toute une dimension à l’univers, à l’exemple du plateau de « Vivement Dimanche ». Les ennemis sont bien modélisés et on reconnaît tout de suite les allusions que le design veut faire passer dans chaque niveau. On regrettera que le jeu, ne soit pas jusqu’au-boutiste, dans cet humour dénonciateur, mais on peut néanmoins le comprendre quand on voit l’état lamentable du paysage comique français, qui est à la dénonciation, ce que les enfoirés sont à la musique, et auquel le plus grand nombre adhère naïvement.
Parlons des musiques d’ailleurs. Et bien, elles ne feront clairement pas l’unanimité. Dans le premier cas, vous les trouverez originales, dans le second, elles vous vrilleront les tympans. Elles collent cependant assez bien à la vitesse de mouvement du jeu, et c’est assez appréciable pour le dire.

Le gameplay :

Le but du jeu est d’éliminer vos ennemis en leur balançant des objets du décor dans la tête. Le problème c’est qu‘il y a peu d’élément à ramasser, et on se retrouve à utiliser systématiquement les mêmes éléments. Heureusement de façon rapide, des ennemis armés et des bonus viennent donner un peu plus de vie au soft, mais l’illusion ne fait effet que quelques temps. Le vrai souffle du jeu tient véritablement dans son humour et son message mais certainement pas dans son gameplay.
Les boss de fin sont répétitifs et on apprécierait plusieurs phases avec des patterns (schématiquement : mouvements calculés du boss) différents sur chacun d’entre-eux plutôt qu’un seul bien souvent trop facile et peu recherché. Le dernier boss a heureusement fait l’objet d’un travail plus approfondi que les autres et vous donnera le challenge dont les autres boss ne vous gratifiait pas.

Conclusion :

Certes ce n’est pas le jeu du siècle, certes ce n’est pas un chef d’œuvre. Mais il s’agit d’une expérience intéressante, un jeu indépendant qui pose ces couilles sur la table, et qui a le courage de ses opinions. Prendre la défense d’une frange de la population dans un jeu vidéo, c’est rare, et ça l’est assez pour apprécier Kill Mittal et porter intérêt de près à la futur carrière en indépendant de son concepteur. D’autant que le gameplay même avec des défauts, reste une tentative originale et intéressante. Disponible gratuitement encore aujourd’hui, ce qui est toujours appréciable, Kill Mittal est la pièce vidéo-ludique qui, sans être un classique, mérite quelques heures de votre vie.

Actu | Culture | Jeu vidéo | Retro-Tests (Les Jeux Méconnus) | 13.07.2013 - 09 h 30 | 0 COMMENTAIRES
Le Samedi, C’est vieillerie : S.C.A.R.S (sur PC)

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Le Samedi, C’est vieillerie : S.C.A.R.S (PC)

Il est rare de voir des jeux de courses qui soient originaux, généralement ceux sont des jeux de courses réalistes ou alors des personnages de licences connus que l’on met sur circuit (Mario Kart, Sonic R, etc…). Alors quand dans mon amas de vieux CD-rom, je tombe sur un jeu de course à mi-chemin entre les deux, je ne peux que vous proposez un test. Aujourd’hui, je vous présente donc S.C.A.R.S…

Que signifie S.C.A.R.S ?

La réponse tient à l’originalité du soft, car S.C.A.R.S est l’acronyme de Super Computer Animal Racing Simulator. On vous propose donc d’incarner une voiture évoquant un animal particulier. C’est sur une dizaine de parcours que s’affronteront Shark (Le Requin) et Mantis (La Mante Religieuse) et bien d’autres, pour savoir qui mérite sa place sur le podium. Vous aurez à dispositions de nombreux bonus (et malus), qui vous demanderont d’être ingénieux et stratège…

Design et Décor : Une Originalité de Surface

Le lion n’est pas le plus mal adapté.

L’originalité du soft retombe vite face à quelques facilités de design. Si les voitures mammouth et requin sont remarquables, le design de la voiture évoquant le rhinocéros est décevant : rien de plus qu’une vulgaire corne à l’avant du véhicule. Cette inégalité entre les différents personnages tient au fait qu’au lieu d’adapter le design d’un véhicule standard aux animaux, ils ont adapté les animaux aux standards d’un véhicule. Si sur le papier cela paraît anodin, dans le jeu cela nuit profondément à ce qui ce voulait l’idée novatrice du jeu. Les voitures ne sont finalement que des blocs avec des appendices répartis de façon différente.

Pour ce qui est des décors une fois de plus les développeurs on fait dans l’originalité. Les volcans et autoroutes sont présents comme un écho de Mario Kart mais on retrouve également une course sous-marine dans les ruines de l’Atlantide, ainsi qu’une autre dans la zone 51, attaquée par des soucoupes volantes. Néanmoins, l’engouement retombe vite car le tableau est assombri par le vide de ces courses. Il est impossible d’interagir avec le décor, qui malgré de nombreuses animations se révèlent finalement bien terne. On finit par occulter complètement le décor, alors qu’un réel travail à été effectué dessus.

Bonus et Maniabilité

Les armes sont originales.

On retrouve ici, avec plaisir, la qualité stratégique qui faisait de Diddy Kong Racing, un excellent jeu : il est possible de choisir les bonus en fonçant dessus. La qualité de vos armes ne dépend pas dans S.C.A.R.S de votre accumulation de bonus, ou autre, mais de la compétence de votre véhicule dans le domaine de l’armement, variable d’une voiture à une autre. Autre chose qu’on est en droit d’apprécier, c’est le fait de pouvoir accumuler jusqu’à deux items simultanément, le second sera stocké dans votre réserve jusqu’à utilisation. Il faudra donc gérer vos déplacements de façon à choisir des bonus utiles mais attention car un bonus puissant peu cacher un malus qui le sera tout autant. Dès lors, un compteur s’activera au dessus de votre véhicule qui explosera à la fin de celui-ci. Pas de panique cependant, il est possible de refiler cette bombe, comme on refile une MST, avant que le compteur n’atteigne 0.

Méfiez-vous de vos propres pièges, car les véhicules disposent de jet-pack permettant d’effectuer des sauts, et vos ennemis n’hésiteront pas à en faire usage pour éviter vos tirs. Si dans les premiers niveaux, les concurrents se montreront sympathiques à votre égard, dès le premier challenge, le jeu deviendra une guerre totale, et cette option de saut devra être utilisée dès que possible.

La maniabilité des véhicules n’est pas intuitive, car si le design du jeu évoque plus un Mario Kart qu’un Grand Turismo, pour ce qui est des contrôles c’est l’inverse, il faudra bien souvent jouer du frein alors que l’apparence du jeu donne envie de juste foncer dans le tas. Néanmoins une fois cette schizophrénie de gameplay outrepassée, on conduira son véhicule avec aisance pourvu qu’on est habilement choisi sa voiture en fonction de ses points forts et points faibles.

On l’a dit, vos adversaires n’oublieront pas de sauter, en réalité, ils n’oublieront rien, car il n’y a pas d’intelligence artificielle, ils suivront un chemin scripté, le moment d’utilisation de l’armement sera lui aussi prédéfini de même que l’utilisation du saut, ce qui rendra le jeu excessivement complexe lors des premières parties. Ce défaut est en réalité récurrent dans les jeux du genre, qui sont sortis sous la cinquième génération de console, mais Diddy Kong Racing avec des personnages cartoonesques, et Mario Kart avec une licence déjà existante, donnaient du caractère aux personnages, ce qui rendait le scripte des parcours moins flagrant. Ici, les véhicules manquent d’envergure ce qui rend les circuits prédéfinis visibles et amoindrit l’intérêt du jeu. On aurait attendu que la voiture est la personnalité de l’animal incarné, mais non, c’était pourtant pas compliqué, à titre indicatif, même les fantômes de Pac-man avait chacun un caractère particulier.

Des options pas déplaisantes…

Nous l’avons dit l’innovation du jeu est gommée par le peu d’exploitation qui en est faite. Paradoxalement, une option bien trop rare dans les jeux de course viendra relancer votre attrait : c’est le fait de pouvoir donner des difficultés à la course à travers le décor  : pluie, couché de soleil, nuit, sont autant d’options possible qui, si elles n’impactent pas directement la façon de jouer finiront néanmoins par l’influencer. Cette option bien qu’une fois de plus, pas aussi aboutie qu’elle aurait pu l’être, confère une atmosphère particulière au jeu pourvu qu’on sache en profiter, qui plus est, elle rallonge substantiellement la durée de vie du jeu, qui reste néanmoins correcte.

Conclusion : Un Embryon de Saga

Le requin à quand même la classe.

S.C.A.R.S est le type même du jeu qui aurait pu marquer le début d’une licence phare des jeux modernes, mais malheureusement le jeu n’exploite jamais les éléments qu’il propose, et on se retrouve avec un jeu qui nous laisse tiède. Hésitant, parfois brouillon, le soft ne fait pas honneur aux idées qu’il propose. Pourtant les suites et les possibilités auraient été nombreuses, mais voilà, le studio a préféré choisir la modestie plutôt que la prise de risque, une chose qui, dans le jeu vidéo a rarement payer.

S.C.A.R.S reste et restera le premier volet bancale d’une série de jeux de course qui n’a jamais vu le jour, proposant une idée de base originale qui au final retombe comme un soufflé par manque d’ambition.

Information :

J’inaugure le 25 juillet prochain, une nouvelle section sur le blog, sous le nom de « Dossier du mois ». Avec des informations exclusives, des interviews fait par mes soins et de nombreuses surprises. Ce mois-ci, dans le dossier du mois : le jeu Kill Mittal, avec entre autre un interview du créateur du jeu.

 

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