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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Culture | 13.04.2014 - 11 h 17 | 2 COMMENTAIRES
Quand les geeks se payent BHL

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Il est un consensus que personne ne peut nié, c’est que Bernard-Henry Lévy est un escroc. L’une des parties les plus longues de sa biographie Wikipedia, concerne les critiques et les erreurs accumulées par celui qu’on nomme oxymoriquement le philosophe milliardaire. 

Aujourd’hui, c’est Dimanche comme chaque Dimanche, et aujourd’hui Usul, l’ex-chroniqueur de jeuxvidéo.com publie une vidéo qui démonte le phénomène BHL depuis ses débuts jusqu’à ces dernières années. Une vidéo qui fait du bien. Car si la télévision nous vends de la bonne vertu et de la philosophie de comptoir bourgeois avec un FOG aussi cynique qu’idiot, aussi complaisant que soumis, la vérité est bien plus sinistre.

Inspirée par le documentaire « Les Nouveaux chiens de Gardes » ainsi que par quelques livres dont « les intellectuels faussaires », retour sur l’escroquerie BHL, un homme « dangereux comme Bush »

Actu | Culture | Jeu vidéo | 28.10.2013 - 23 h 48 | 3 COMMENTAIRES
La culture bourgeoise, le jeu vidéo et internet.

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Il est une dimension de la critique journalistique qu’on oublie souvent, outre la collusion évidente, que ce soit en politique ou en art, c’est que la critique s’adresse du bourgeois vers le prolétaire pour reprendre des termes qui manquent de nos jours, une critique des riches vers les pauvres. Est-ce vraiment un bien ou un mal ?

Cette bourgeoisie qui dicte le beau.

Il est bien évident, pour tous, que la société est orientée vers la culture bourgeoise. L’école enseigne Sartre en philosophie plutôt qu’un Camus proche du peuple, par exemple. C’est une école qui enseigne Germinal à des Terminale S qui ne travailleront jamais dans des usines, et enseigne le catéchisme libéral tout au long des études supérieurs.
Mais quand est-il de ces médias qui s’adressent au peuple ? Ne sont-ils pas eux aussi les vecteurs de cette culture descendante et donc fruit d’inégalité évidente ? Nous pourrions parler de « la vie d’Adèle » qui est devenu sur Yagg, l’horizon indépassable du médiocre et du moyen alors qu’il a reçu une des plus nobles récompenses qui soit.
Est-ce grave ? Bien sûr, car nous refusons d’accorder à la culture populaire ces lettres de noblesse. Et cela peut très vite devenir une violence symbolique pour celui qui reçoit l’information.C’est cette violence que l’on ressent lorsque Le Grand Journal fait passer une personne lambda pour une idiote ou que Pujadas coupe un militant pour lui dire qu’il est irresponsable et idiot alors que l’un gagne environ 1500€ par mois, et l’autre plus du double.
Quand est-il des œuvres populaires et belles ? Et bien V pour Vendetta reçoit sur Allocine la note de seulement 3,1 /5 par la presse. Et si l’on regarde le film est moins bien noter par les médias généralistes que par les spécialistes du cinéma. Mais qui est le lectorat des specialistes ? Certainement pas le citoyen issu de la classe populaire qui préfère lire le JDD par exemple.

Bande-Annonce d’un documentaire sur la collusion entre média, politique, et finance.

Le Tombeau Du Jeu Vidéo

Passons au média jeu vidéo, média populaire par excellence, il faut donc le détruire. Et Natacha Polony (je lui tape souvent dessus mais en fait je l’aime bien.) qui s’emploie à décrire la violence de ces jeux… Mais cette charmante madame, fut-elle aussi sympathique qu’intelligente ne fait que reproduire un système de classe qu’elle dénonce. Elle à intériorisée en elle la notion de beau selon le bourgeois, du produit culturel que la bourgeoisie apprécie. Et cela exclu le jeu vidéo, ce média violent, ce média de masse.
Mais j’aimerais maintenant qu’elle m’écoute, car enfin, ce blog est ma tribune, et la vôtre puisque je publie toutes vos réponses…

Invitation au Voyage par Baudelaire…illustration par Journey

Elle s’offusquait sur internet des réactions violentes après ces propos. Mais cette violence n’était-elle pas légitime ? N’était-elle pas violente elle, quand elle disait des jeunes qu’ils étaient stupides et idiots et que ces jeux n’avaient aucun sens, qu’ils rendaient violent et amorphes ? N’était-elle pas idiote de dire cela sans avoir aucune preuve à l’appuie ?

Il y a des jeux géniaux et intelligent  :Metal Gear Solid est un manifeste anti-guerre et Mass Effect aussi. Minecraft offre la possibilité à tous d’exprimer ses ambitions architecturales. Paper, Please offre une réflexion sur le totalitarisme et la résistance. La série Legacy Of Kain questionne la notion divine et de libre arbitre…

Pourquoi la presse se meurt.

Le média le plus critique envers les bourgeois : Internet. Et tout le monde, aujourd’hui ce tourne vers cet Internet, normal, c’est un média horizontal : tout le monde est sur un pied d’égalité et peut faire entendre sa voix. Les bourgeois n’ont en rien le monopole de ce lieu. Ainsi la vox populi ce fait entendre en ce lieu virtuel. Le bourgeois ne dit plus ce qui est beau, il ne méprise plus son auditoire, car il n’en n’a plus. Aujourd’hui les jeunes n’ont presque plus de télévision, ils écoutent d’autres médias comme les podcasteurs (comme Doxa qui vulgarise la philosophie).
Alors est-ce le règne de la culture populaire uniquement ? Les podcasteurs sont-ils des gens qui sont contre tout ce que la bourgeoisie à créer ? Non, bien sur que non, il exerce un droit d’inventaire : ils gardent le meilleur et néglige l’inutile. On met en lien théorie et pratique, on fait de l’éducation populaire.
Pourquoi Atalli et Aphatie ont-ils peur d’Internet ? Parce qu’ils sont les gardiens de la télévision, sans un auditoire, ces experts dont les erreurs factuelles sont confondantes en matière d’économie, finiront par s’éteindre.

Voici un exemple de mélange de culture populaire et de culture bourgeoise :

Actu | Culture | 29.09.2013 - 08 h 21 | 8 COMMENTAIRES
Les Web-séries : Découverte et Point de Vue LGBT

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Il y a quelques semaines, je proposais de découvrir quelques podcasteurs, et dans le lot, j’avais ajouté trois web-séries. Dans la geekosphère francophone, ces trois séries (Noob, Le Visiteur du Futur, et Flander’s Company) sont très connues, pire encore, la plupart des nerds les considèrent comme les meilleurs séries françaises du moment. Alors pourquoi ne pas découvrir des talents français que les grandes chaînes ont sous-estimé ?

Pourquoi les Web-séries ne sont pas diffusées sur des grandes chaînes.

La raison est assez simple, et elle s’appelle « Maman ». Et oui, la ménagère, responsable des achats, préfère regarder « Camping Paradis » plutôt qu’une série sur les jeux vidéos, par exemple. On oublie trop souvent, que, certes, la publicité se dirige vers la ménagère, mais que la programmation des chaînes aussi. Et c’est ainsi que Tf1, France 2 ou M6 nous propose aujourd’hui des programmes identiques préférant le confort à l’innovation.
C’est donc une communauté entière qui quitte ces téléviseurs et se dirige vers le net. Une communauté qui paye pour ce qu’elle veut. Après tout le film Noob à bénéficier d’un financement à +1000% de la part des fans de la série. Grâce au net, on oublie les réseaux qui permettent de faire émerger des programmes, mais on préfère la qualité de ceux-ci, puisque l’on regarde ce que l’on veut et que l’on finance librement certains programmes. Qui plus est, les gens qui produisent ces contenus culturels restent modestes. Là où le présentateur de TF1 regarde l’audimat, le youtubeurs regarde les pousses verts sous sa vidéo, l’avis défavorable est possible sur Internet.

 Les Épisodes sélectionnés sont ceux qui représentent selon moi, le mieux l’esprit de chaque série sans spoiler l’intrigue.

Flander’s Company : « C’est quoi votre super-pouvoir ? »

Synopsis : Pour éviter que les super-héros et les super-vilains ne finissent par tous s’entre-tuer, un homme, Oswald Truman, fonda la Flander’s Company, une S.A.R.L ayant pour but de contractualiser et mettre en scène les batailles entre super-vilains et super-héros. Aujourd’hui, son petit fils dirige l’entreprise, avec son équipe dont un DRH hystéro-sadique, un scientifique drogué à la caféine et incompétent, une stagiaire barbare dont le jouet préféré est une hache et d’autres phénomènes. C’est dans cette ambiance d’asile que le bureau des candidatures spontanées de la Flander’s doit composer avec des postulants désirant devenir super-vilain.

La Critique : La série possède un humour noir terriblement efficace, et si la saison 1 est un peu chipos, les saisons suivantes possèdent un véritable souffle épique et un scénario digne des comics. Au fil des épisodes, on retrouve des super-héros, ou des références à ceux-ci comme Magneto, Les Chevaliers Du Zodiaque, ou Sarkozy (si si, je vous promets) mais aussi des héros exclusifs à l’univers de la série : Sado-man, ou Recycle-man. Quelques invités du monde geek feront d’ailleurs leur apparition comme le réalisateur François Descraques ou encore Marcus de GameOne.
Mais la véritable force de la série tient dans son héros principal, Hyppolite Kurtzmann, le DRH de la société, campé par un jeune prof du nom de Frédéric Hosteing, dont les talents d’acteur sont indéniables. A la réalisation, on retrouve Ruddy Pomarede qui joue aussi Caleb dans la série. Si les premiers épisodes ne sont pas exempts de défaut (image peu travaillée, angle de caméra douteux), la série gagne en qualité à chaque épisode.

Le Point LGBT : La Flander’s Company compte dans ses rangs d’ennemis/alliés, un certain Kevin, dont l’homosexualité est clairement suggérée. Proprement insupportable, surtout pour le DRH, qui n’hésite pas à le frapper dès qu’il en a l’occasion, on pourrait croire que la série est de mauvais goût ou simplement homophobe.
En réalité, ceux sont les goûts musicaux du personnage qui sont insupportables au DRH, et si quelques blagues graveleuses sont souvent faites sur Kevin, il n’en reste pas moins un combattant utile dans la saison 4 où son double se révèle un assistant parfaitement rangé. La série démontre alors qu’elle peut faire de l’humour gras et noir sans pour autant être idiote, démontrant qu’un cliché n’est marrant que lorsqu’il est excessivement débile.

Le Visiteur Du Futur : « Voilà ce qui va se passer ! »

Synopsis : Raph est un jeune homme sans histoire, jusqu’à un où, alors qu’il flâne avec ses deux amis Tim et Leo, un étrange personnage  apparaît comme par magie devant lui. Prétendant venir du futur, celui-ci le met en garde à de multiples reprises sur les conséquences désastreuses que peuvent avoir ses gestes, surtout les plus anodins, dans un futur lointain. Après un certain nombre d’interventions du mystérieux voyageur dont les apparitions tendent au harcèlement, la police du temps commence elle aussi à se mêler de la vie de Raph, intriguée par la raison pour laquelle le voyageur semble s’intéresser à lui en particulier.

La Critique : Contrairement à la Flander’s Company, Le Visiteur du Futur est plus tragique, les personnages sont plus approfondis, et le scénario donne à voir un futur dystopique un peu plus original que dans les autres séries de science-fiction. De nombreux running-gag originaux, et une réalisation qui dès la saison 2 devient très classieuse donne à cette série un cachet particulier.
A la réalisation, on retrouve François Descraques, icône de la geekopshère francophone et dans les rôles principales de Raph, Raphael Descraques (le petit frère) et du Visiteur, Florian Dorin, qui joue à la perfection un personnage dément qui use et abuse de beaucoup de choses.

Le Point LGBT : Dans la saison 2, on apprend que les origines du voyage dans le temps sont issue d’une histoire d’amour entre un serveur et son patron. L’histoire est triste mais n’en reste pas moins un joli twist, qui s’insère parfaitement dans l’intrigue. On apprend à cette occasion que dans le futur (entre maintenant et l’Apocalypse) tout le monde est bisexuel.

Noob : « Tu veux bien rentrer dans ma guilde ? »

Synopsis : Gabrielle est une jeune étudiante qui adore les MMORPG, en voyant la pub pour Horizon 1.0, elle fait l’acquisition du jeu. Mais celui-ci existe depuis longtemps, et les règles y sont particulières. Il n’y a plus qu’une guilde qui accepte les débutants et Gabrielle dit Gaea l’invocatrice, est contrainte de rejoindre la guilde Noob pour pouvoir progresser. Elle doit donc s’associer à un soigneur complètement neuneu, un assassin misogyne, et un guerrier dépressif, pour parvenir au niveau 100.

La Critique : La web-série la plus connue et la plus visible depuis près de quatre années, en France. Proposant des BD et des romans annexes, la série est conçue comme cross-média. Son réalisateur, Fabien Fournier est le seul à vivre de la série, les acteurs ne touchant que des bonus sur certaines ventes. La série ne montre pas les joueurs, mais les personnages : « On ne suit pas l’histoire de Gabrielle, mais l’histoire de Gaea l’invocatrice. » Les jeux en ligne ayant des mises à jour et les joueurs évoluant, la série justifie ses changements d’esthétiques par ces mises à jour.
Deux nombreux invités ont fait leur apparition comme l’ex-chroniqueur et Youtubeurs Bob Lennon ou encore le Joueur Du Grenier, voir même Eric Legrand, doubleur de Seiya dans les chevaliers du Zodiaque.
La série avec les personnages actuelles s’achèvera avec une trilogie de trois films. En attendant l’autre web-série des studio Olydri, Warpzone Project, commence à prendre de l’envergure.

Le Point LGBT : Les principales scènes gays sont imaginées par Gaea comme un manga homosexuel (Yaoi) entre deux protagonistes de la série. L’accent est plus mis sur la niaiserie et l’imaginaire phallique de ces mangas (pourtant j’adore ça…) que sur l’homosexualité. La transsexualité est esquissée aussi dans le fait que certains joueurs hommes utilisent des avatars de femmes et inversement, ce qui est un gag appréciable que de vrais joueurs de MMO ont pu connaître (moi inclus).

Rien de 9 : Côté Web-Série Very Friendly

Synopsis : L’histoire est celle de plusieurs amis à Strasbourg, leurs aventures professionnelles et amoureuses. En couples ou célibataires, pas une seule journée ne leur laissera le temps de dire qu’il n’y a Rien de 9.

La Critique* : La réalisation souffre clairement d’un manque de moyen contrairement aux trois autres, mais on retrouve l’authenticité d’une réalisation amateur. Si la série a eu un grand succès critique, il ne fait aucun doute que c’est pour l’image sympathique qu’elle donne de l’homosexualité. Malheureusement la série souffre de ce désir, en voulant être militante et sans clichés, elle créait des personnages réalistes mais qui perdent en saveur. Ce voulant une série « hors milieu », on perd du coup ce qui fait le sel humoristique du « in-milieu »: ces clichés, ces codes, son esthétique.

*En écrivant la critique je me rends compte d’une chose supplémentaire, c’est que pour qu’une web-série fonctionne, il faut que le concept de base soit novateur. Hors ce n’est ici pas le cas du tout et c’est peut-être pour ça que je n’aime pas trop cette série.

Le Point LGBT : Cela me rappelle un épisode de Queer as Folk avec une série « Gay et Fier » (Episode 3, Saison 2 : un Couple Modèle)

Les Souverains : C’est du sérieux

Synopsis : Coincé dans le corps d’un jeune humain depuis plus de soixante ans, Gaël, une entité extraterrestre, protège le contenu d’une mystérieuse sacoche. Sur Terre, il est poursuivi par des Styrs, un peuple issu de la même espèce, apparaissant sous forme de fumée noire et pouvant se dématérialiser pour se téléporter. N’ayant d’autres solutions que de se cacher, il erre en marge de la société. Un soir, alors qu’il est sur le point de se faire capturer par un ancien flic, Ethan à sa poursuite depuis la mort suspecte de son père, Gaël se fait aider par un groupe de jeunes : Ophélie, Zoé, Jeremy et Lucas. Cette rencontre bouleversera leur quotidien, les entrainant vers un affront des Styrs et d’une mystérieuse organisation d’hommes en noir… En aucun cas la sacoche ne doit être ouverte…

La Critique : La réalisation est dès le début de qualité, les angles de caméra sont recherchés, l’image est clairement travaillée, et si cela rends le tout factice par moment, on ne peut qu’apprécier l’effort fourni.
Contrairement aux autres web-séries, celle-ci est dite sérieuse, donc avec beaucoup moins d’ humour. Le problème c’est que lorsqu’on veut être sérieux, il faut que l’écriture soit excessivement bonne, et c’est malheureusement un défaut qui pourrait vous empêcher d’entrer dans la série. Mais ce sera sûrement le seul, et celui-ci s’estompera rapidement.

Le Point LGBT : Nothing for now !

Actu | Culture | Jeu vidéo | 17.08.2013 - 15 h 17 | 14 COMMENTAIRES
Pourquoi faudrait-il jouer aux jeux vidéos ?

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Pourquoi faudrait-il jouer aux jeux vidéos ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire beaucoup de gens sont encore réfractaires à cette pratique sociale qu’est le jeu vidéo. On peut les comprendre, la télévision, média dominant, donne des joueurs une image caricaturale : addictif, violent, idiot et naïf. A titre personnel, je m’entretiens assez pour pouvoir faire une partie de Mario Kart, avec un masque d’argile sur le visage, et être le lendemain, devant mon université, en costume-cravate.
Si l’on entend souvent parler des défauts du jeu vidéo, comme par exemple, le fait que ce soit chronophage, on parle moins souvent de ces qualités, qui sont pour ainsi dire assez surprenantes…

I- C’est mieux que la télévision.


Les jeux vidéos sont chronophages, mais la télévision l’est tout autant. La différence est que, devant une télévision, nous sommes passifs. On ne peut choisir les

« I Am The Law »

images que l’on reçoit. Dans un jeu vidéo, vous êtes relativement libres de vos actions, et donc libre de choisir les images que vous allez recevoir. Bien sûr, sur une télévision vous pouvez choisir un programme, mais il restera toujours ces 5 minutes de publicité qui ne sont pas dans un jeu vidéo. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de publicité dans les jeux vidéos, mais elle est généralement moins violente et moins envahissante, et ressemble à celle que l’on voit dans les rues : une affiche, un panneau, etc…

Bien entendu, on pourrait me dire que le jeu vidéo est violent et que contrairement à la télévision, le joueur est actif dans le processus de violence :  c’est lui qui tue, et non le héros. A cela, je répondrais que la violence est un processus très complexe. Bien entendu, le médium vidéo-ludique peut-être violent, mais cette violence n’est pas gratuite. L’exemple de GTA (Grand Theft Auto) fait ici sens : Vous pouvez frapper des piétons, voler des voitures, mais si vous le faites vous prenez le risque d’être poursuivi par la police ou même d’être tuer. Quand la violence n’est pas contrebalancée, elle est exagérée jusqu’à en devenir ridicule. Dans les deux cas, le but n’est pas d’impliquer le joueur dans un processus violent mais bien d’exorciser des pulsions.

Il faut donc relativiser et ne pas être esclave de la télévision, un média depuis longtemps dépasser par le web. Le fait que le joueur soit actif dans le jeu n’est pas un défaut mais bien une qualité, pourvu que l’on respecte les limites d’âges indiquer sur les produits.

 

II- Une Analyse Plus Complexe Qu’il n’y paraît.

On pouvait déjà ce mettre en couple avec un mec.

Il serait stupide de croire que le scénario d’un jeu vidéo influe profondément sur le joueur. En vérité, le scénario n’est souvent qu’un prétexte à questionner le joueur sur ces convictions. Parfois même la trame scénaristique se révèle anecdotique, c’est le cas pour les jeux de la franchise Mario. Pourquoi l’histoire est de moindre importance dans un jeu ? La raison est simple : l’intérêt d’un jeu est sa mécanique, ce qu’on peut faire ou non dans le dit jeu. Croire que cette mécanique est sans importance serait stupide et surtout dangereux et j’aimerais pour démontrer cela prendre l’exemple de The Sims, sortie dans les années 2000 sur PC.

L’idée de base est de proposer un simulateur de vie, hors pour cette simple idée, il y a des milliards de possibilités différentes. On pourrait par exemple considérer qu’une vie réussi, c’est d’avoir des amis et une famille épanouie. Mais dans The Sims, ce n’est pas le choix qui à été fait. Le but du jeu est de devenir riche et de consommer. Les objets les plus chers sont, par exemple les plus efficaces et ceux qui rendent votre personnage le plus heureux. Hors, tout le monde sait que ce qui est le plus cher n’est pas forcement le meilleur. Ainsi donc le jeu propose une mécanique de jeu basée essentiellement sur l’argent et la consommation , un message qui passe non par le scénario qui est absent, mais par la mécanique de jeu.

Pour en revenir au jeu, j’aimerais demander aux femmes d’arrêter de jouer à ce jeu. The Sims propose d’administrer une maison et une famille, ce qui n’en fait pas vraiment un jeu sexiste puisque le public visé n’est pas clairement défini, mais reproduire les vieux schémas patriarcaux n’est vraiment pas malin lorsqu’on demande l’égalité des sexes.

III- La Communauté Des Joueurs

La communauté des joueurs n’est pas cette masse informe d’êtres blêmes et sectaires qui peuplent les reportages de TF1 et d’ NR12. Il y a autant de joueur qu’il y a de caractère différent. Et les droguées aux jeux vidéos, me direz-vous ? Et bien je n’en connais pour ainsi dire aucun. La communauté est un ensemble

Les Gamers se retrouvent lors des LAN ou de conventions. (http://youtu.be/huqyrEV3jrA?t=1m6s)

hétéroclite, de gens plus ou moins intelligents qui peuvent lorsqu’ils le désirent être unis, chose rare de nos jours.

La loi ACTA en est la preuve puisque la communauté entière a réussi à faire repousser cette atteinte aux libertés individuelles, sans que, étrangement, ni la télévision, ni tout autre média n’en parle. Ils ne sont, bien évidemment, pas descendu dans la rue, (on parle quand même de geek  :p) mais sur internet, les dits geeks et gamers, ont attaqué des sites (via le collectif Anonymous) et la loi a finalement été repousser. Si c’est une petite victoire, elle  questionne néanmoins, les défilés de violence auxquels nous avons eux droit ces derniers mois. Les anti-mariage gay ont lutté durant des mois dans la rue, véhiculant violences et haines, là ou une communauté a mené une guerre secrète pour le bien de tous. Bien entendu, il ne s’agit pas de faire de l’angélisme, mais de vous faire découvrir que malgré le sexisme qui y règne parfois, et l’homophobie (assez rare pourvu que vous ne jouiez pas à des First Personnel Shooter), malgré les différences donc, cette communauté reste unie contre un ennemi commun, une chose que beaucoup d’autres, notamment les hommes politiques, devraient réapprendre à faire.

Le jeu vidéo n’est donc pas violent, il n’est pas non plus particulièrement addictif, il est juste chronophage comme l’est un bon film ou un bon livre. C’est aussi un médium dont l’analyse est complexe car le joueur accepte une soumission volontaire aux mécaniques de jeu, et il est parfois difficile de critiquer les règles auxquels nous avons accepter de nous soumettre. Enfin les gamers, malgré de nombreux défauts, et de nombreux idiots, restent une communauté qui sait s’unir lorsque le besoin ce fait sentir.

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