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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Culture | Série | 15.01.2017 - 13 h 43 | 1 COMMENTAIRES
Pourquoi je n’aime pas « Looking » ?

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Ce week-end, j’ai regardé SKAM, la série norvégienne, dont la troisième saison est centrée sur une relation homosexuelle. J’ai beaucoup aimé, et par conséquent, je me suis demandé pourquoi je n’avais pas aimé Looking qui tournait également autour des relations homosexuelles. Je vous propose donc aujourd’hui d’aborder la série et ses erreurs.

Le Scénario : Simple, Trop Simple.
Looking raconte l’histoire d’un groupe d’amis homosexuels qui passent le cap des trente-cinq ans (plus ou moins). On suit ainsi la vie des différents protagonistes à travers leurs amitiés et leurs relations tumultueuses. On pourrait considérer que c’est un remake plus réaliste et plus moderne de Queer As Folk, mais le point d’intrigue est très différent.
Dans Queer As Folk, deux éléments viennent perturbés la vie des héros dès le premier épisode : la rencontre de Brian et Justin, et la naissance de Gus, le fils de Brian. Dans Looking, on identifie assez mal, l’élément perturbateur, et par conséquent, on suit juste des personnages qui font leur vie. J’ai cru un moment que l’élément perturbateur était l’âge du personnage principal, Patrick, mais la série ne semble pas être d’accord, vu le comportement de celui-ci. En fait, il n’y a pas vraiment d’intrigue, et pour cela, il suffit d’analyser la fin de la série, c’est-à-dire, le film. Looking, le film, ne nécessite presque pas d’avoir regarder la série avant, alors qu’il en est la conclusion. C’est étrange car j’imagine mal quelqu’un comprendre quelque chose à « Day of The Doctor » sans avoir jamais vu Doctor Who, par exemple.

Les personnages : Des personnages réalistes, enfin presque…
C’est le point fort de la série, car si l’intrigue est réduite au strict minimum, ce n’est pas le cas pour les personnages qui sont développés de manière assez intéressante. C’est là que l’absence d’intrigue revient, mais comme une qualité. Un défaut de Queer As Folk était le comportement de dédoublement de personnalité de Justin qui est colérique (Saison 2) puis gagne en maturité (Saison 3), puis régresse (Saison 4) avant de redevenir calme (Saison 5). En fait, le personne servait l’intrigue plutôt que l’inverse. Dans Looking, comme l’intrigue est vide, les personnages ne souffrent pas de ce défaut. C’est d’ailleurs une qualité remarquée, vu le nombre de prix que la série a reçu pour le jeu des acteurs.
En revanche, la série n’ayant que ses personnages, une saison suffisait largement. Dans Lost, les personnages étaient la principale proposition aussi, mais leur nombre très important, ainsi qu’une intrigue en fond, faisait tenir le spectateur beaucoup plus longtemps. De même, The Wire était une série très centrée sur ses personnages mais elle avait pour but l’étude sociologique, ce qui n’est clairement pas le cas dans Looking.

La Réalisation : True Detective à San Francisco.
Jusqu’ici, je considérais que c’était des choix de réalisation de l’équipe : réduire l’intrigue pour avoir plus de réalisme dans les personnages et pouvoir en faire une vraie analyse. Mais l’énorme défaut de la série, c’est la réalisation, absolument abominable de A à Z. Le seul bon point de la réalisation sont les angles de caméra, qui sont classiques mais les excès de style dans ce genre de série rendent souvent le tout, ridicule. Pour le reste, vous pouvez tout jeter.
La série est filmée avec le même filtre grisâtre et triste que True Détective, sauf qu’une série aborde des relations amoureuses et l’autre une série de meurtre. Du coup, les moments romantiques, on l’air d’être une souffrance. San Francisco semble avoir perdu sa vitalité, et tout le monde semble en dépression chronique. Au final, Looking, c’est le contraire de Sense8, les deux séries abordent une galerie de personnages, mais là où Sense8 respire la vie, Looking ressemble à une série mort-vivante.

Conclusion : Quand je regarde une série, généralement, c’est pour me sentir bien. C’est pour cela que je préfère « Du Coté de Chez Fran » à « Une nounou d’Enfer », ou que je ne regarderais jamais House of Cards. J’ai même failli stopper Game Of Thrones après l’épisode des Noces Pourpres. Looking aurait pu être une série « feel good » comme Sense8, The Real O’Neals ou la saison 3 de Skam. Sauf que sa réalisation sans couleur, terne, et un scénario très lent et vide, me donne l’impression de regarder des dépressifs qui s’aiment. C’est mignon, c’est gentil, mais ça donne franchement pas la pêche.

Pour aller plus loin : Sur le réalisme dans les séries

Actu | Culture | 20.01.2016 - 16 h 02 | 0 COMMENTAIRES
5 Vidéastes français à découvrir !

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Régulièrement, je vous propose de quitter la télévision pour vous faire découvrir des vidéastes culturels ou humoristiques sur le net. Aujourd’hui, je vous fait découvrir 5 chaînes que j’aime bien, et qui font du bien. Politique ? Genre ? Jeu Vidéo ? Série ? Dessins Animés ? Science ? Sur internet, on parle de tout et de tout le monde…

5 – “Dessine-moi un Dragon” sur la chaîne StudioPlacard
“Dessine-moi un Dragon”, est une émission qui aborde, notamment sous le prisme du genre, les dessins animés. Une analyse de fond sur des personnages plus ou moins connus de vos dessins animés et de ceux que regardent vos enfants, c’est la proposition de la chaîne StudioPlacard. Entre cette chaîne et la chaîne DrPralinus, vous avez de quoi choisir les meilleurs dessins animés pour vous ou vos enfants. Garantie 100% sans clichés !

4 – “La Folle Histoire de l’Univers” sur la chaîne de Florence Porcel.
Florence Porcel est une comédienne fascinée par l’espace. La folle Histoire de l’univers raconte les découvertes en rapport avec l’espace. Les dernières images de Mars, une biographie d’une physicienne célèbre, la vulgarisation d’un concept scientifique, ou la date d’anniversaire d’un événement important, chaque semaine la folle histoire de l’univers fait le tour de tout ça, et c’est génial. Si vous en avez marre d’avoir des JT qui parlent que de la neige ou des faits divers glauques de la Creuse, un JT sur l’espace, voilà ce que vous propose Florence Porcel.

3 – “3 coups de pinceau” sur la chaine Nart.
Nart est une chaîne qui démocratise le savoir en matière d’art plastique. On parle surtout de peinture ici, mais de toutes les peintures, et même parfois de photographies : David, Kandinsky, Bacon, etc. On découvre ainsi sous l’œil de la jeune experte Nat, étudiante en art, les compositions dans leurs complexités et leurs subtilités. Trois minutes par semaine pour mieux comprendre et apprécié les plus grandes œuvres de nos musées, ça ne coût rien !

2 – “La Chronique Série” sur la chaîne Pilote.
Pilote est une chaîne qui parle des séries et surtout des séries à découvrir. J’ai découvert Mr.Robot et Utopia grâce à notre ami. Que vaut vraiment The Wire ? Game Of Thrones est-elle vraiment la meilleur série ? Dead Set est-elle vraiment fun ? La chronique répondra à vos questions en fournissant une analyse sur le fond comme sur la forme. Avec humour et subtilité, Pilote, c’est la chronique qu’il vous faut pour regarder des bonnes séries plutôt que “La Petite Maison Dans La Prairie” pour la trentième fois.

1 – Le Site Hors-Série.
Le site Hors-Série est un site particulier. Affilié à Arrêt Sur Images, Hors-Série propose des entretiens avec des intellectuels français qu’on entends pas dans les médias comme Frédéric Lordon ou Pacôme Thiellement… Art, philosophie, économie, sociologie et média, les intellectuels et artistes viennent de tous les horizons. Hors-Série est un vrai lieu de découverte. C’est un lieu de réflexion, où les intellectuels et les penseurs peuvent faire des phrases longues sans coupures et avoir des propos vraiment complexes et vraiment subtiles. On fait de véritable rencontre intellectuelle sur ce site, et ça fait du bien !

Actu | Culture | Série | 12.05.2014 - 21 h 04 | 0 COMMENTAIRES
In The Flesh : La série de Zombie Gay-Friendly revient.

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Kieren Walker, jeune homosexuel revenu à la vie après son suicide, revient pour une nouvelle saison de six épisodes.

L’été dernier, je vous proposais de découvrir la nouvelle petite perle britannique gay-friendly bien loin de Queer As Folk mais aussi plaisant : In The Flesh, qui raconte la découverte d’un traitement contre l’état de zombie, et les conséquences de cette découverte dans un petit village qui fut frapper de plein fouet par les zombies.

Plus intelligente et intéressante que The Walking Dead, la série est revenue depuis deux semaines avec de nouveaux épisodes. Cette saison durera 6 épisodes contre 3 dans la première. On retrouve bien entendu tout les acteurs de la première saison. Cette saison est plus politique, mais subtile, In The Flesh reste sur le fil, ne tombant jamais dans un genre particulier de série.

La nouvelle saison s’ouvre d’ailleurs sur un acte de revendication politique : un attentat par des non-morts, qui utilise une drogue pour perdre  temporairement conscience, et retrouver faim et agressivité. Entre l’arrivée dans la petite ville d’une député très hostile aux ex-zombies, et des morts revendiquant leur droit à la différence, c’est un nouveau combat qui s’engage. Kieren se retrouve malgré lui dans la mauvaise position, au milieu de tout cela, alors que tout semble le désigner comme un des premiers à avoir vécu la résurrection, si ce n’est le premier. Entre ce qu’il est vraiment, et ce qu’il voudrait, de nouveau être, notre jeune mort va devoir faire un choix.

On retrouve des personnages toujours aussi délirants, notamment le père de Kieren qui rappelle beaucoup le père de Sid dans Skins (Uk) pour les connaisseurs. On peut également se réjouir du retour de la meilleur amie de Kieren, Amy, toujours aussi attachante et joyeuse, en tout cas beaucoup plus que les vivants. On espère juste que notre jeune un peu homo et surtout très mort retrouvera l’amour.

A Geek In The World (Découverte de Talent sur le Web) | Actu | Culture | 07.04.2014 - 18 h 09 | 1 COMMENTAIRES
G & T : La Web-série Gay (A Geek In The World)

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Cette série ne vous dit peut-être rien et pourtant, elle est sans doute la plus plaisante des découvertes pour les internautes avides de talents amateurs et de romance torturée.

Aujourd’hui, donc, focus sur G&T, la web-série italienne du moment, une série gay jusqu’au bout des cuticules. Avec ses acteurs mignons, son humour léger, ses personnages hauts en couleurs, un sommaire plutôt alléchant, non ?

L’Histoire : Adolescence Retrouvée 

Guils et Tommy étaient meilleurs amis, mais une nuit en boîte a tout changer. Guils devait faire son coming out, ce soir-là, à Tommy, qui était sous l’emprise d’un spiritueux. L’alcool aidant, ils ont fini dans les toilettes en train de s’embrasser et lorsque Tommy à pris conscience de ce qu’il faisait, il est parti et les deux meilleurs amis ne ce sont plus jamais parler.

Les années sont passées, Guils est devenu décorateur d’intérieur et file le parfait amour. Tommy lui, fait face à un frère envahissant et une futur mariée qu’il aime mais dont il supporte difficilement les remontrances. A l’ocassion de l’ouverture du bar de Gianluca, un ami commun, Guils et Tommy doivent se rendre au même endroit pour la première fois depuis des années…

Comparaison avec « Looking »

Actuellement la série gay en vogue, est « Looking » qui suit l’histoire banale de gais qui sont tout à fait normaux. Looking parle d’engagement et de choses qui concernent

ça sent la prise de tête…

vraiment les trentenaires, mais les plus jeunes comme moi, s’intéressent peu à tout ça. Pour les plus jeunes alors, G&T laisse rêveur, des garçons mignons à la pelle et le charme italien qui opère avec succès, dans une histoire d’amour classique mais qui marche toujours. Certes ce n’est pas aussi sérieux et cynique que Queer As Folk mais on apprécie cette série pour ce qu’elle est, un moment romantique dans un océan de gravité et de méfiance.

Les principales qualités

La principale qualité est sans doute l’utilisation de la caméra et des jeux de lumière pour une fois, dans une web-série, la maîtrise est totale et l’image est claire. Le jeu des acteurs, s’il est parfois un peu forcé, reste tout de même bien meilleur que celui des autres web-série. En France, le niveau doit être équivalent à celui du Visiteur du Futur (diffusée sur France 4). L’humour est très présent, et quelques perles sont au programme notamment la meilleur amie de Guils qui est une véritable tornade et Guils lui-même, toujours là pour se moquer d’elle.

Le tableau n’est pas parfait

Les flash-back sont trop nombreux et c’est dommage, s’ils sont nécessaires, ils sont trop longs et ternissent parfois le présent qui paraît très mou. Heureusement c’est une web-série donc si c’est trop long, on peut toujours sauter la scène. L’autre défaut est le manque d’originalité de l’histoire qui semble évident, malgré quelques rebondissements et aussi quelques facilités.

Une chose est sûr, il s’agit actuellement de la meilleur série gay du web.

Et comme on est gentil, on vous offre l’épisode un…

A Geek In The World (Découverte de Talent sur le Web) | Actu | Culture | 23.12.2013 - 12 h 42 | 2 COMMENTAIRES
Une série de zombie Gay-Friendly (A Geek In The World)

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Moi qui déteste The Walking Dead, essentiellement parce que l’acteur principal m’insupporte et que tout le monde en parle tout le temps, je suis heureux d’avoir découvert une série un peu plus subtile et surtout beaucoup plus gay. 

« In The Flesh » raconte l’histoire de l’aîné de la famille Walker qui est devenu un zombie. Le gouvernement anglais a réussi à soigner les morts-vivants de leur faim de cerveau et  de chair fraîche. Pour le jeune Kieren Walker c’est une chance de retrouver un semblant de vie normale. Mais tout le monde n’est pas

« Comment ça, j’ai l’air un peu pâle ? »

d’accord, sa sœur entre autre, fait partie d’une force anti-zombie créée pendant l’invasion et n’admet pas qu’on laisse vivre « ces pourritures » que le gouvernement dit atteint « d’un syndrome de décès partiel ». Mais il n’y a pas que ça, Kieren est homosexuel, et dans un petit village ce n’est pas facile, surtout si on est mort.

Loin des poncifs habituels sur des zombies qui se font massacrer à la pelle où des histoires de survie dans un monde post-apocalyptique, on trouve dans l’esthétique de la série, une certaine poésie. La poésie de l’étincelle de vie au milieu des cendres et des cadavres, et cela transparaît dans un héros pacifiste et naïf qui se révèle finalement plus humain que les humains. Mais la série ne manque de ce côté cynique que les anglais affectionnent tellement, avec un gouvernement incompétent, des cellules psychologiques pour les mères de zombies ou le syndrome de décès partiel qui ironise allègrement sur le politiquement correct des pays de langue anglaise.

Cynique et poétique, dans la pure tradition anglaise, héritage de Queer As Folk, De Misfits et des films de Romero et Lucio Fulchi, In the Flesh est une série qui mérite le détour. Malgré quelques lenteurs scénaristiques, on n’est pas déçu et on se surprend même à verse une larme dès la fin du troisième épisode.

Disponible le 30 décembre sur Canal + Séries et déjà disponible en VOSTFR ailleurs sur le net.

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