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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Non classé | 26.04.2014 - 12 h 35 | 3 COMMENTAIRES
Alain Soral Gaming (Parodie et parano)

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Le philosophe crypto-tout et post-n’importe quoi, bref le BHL d’extrême droite qui se réclame de tout et de tout le monde vient de ce faire parodier par la machine à moquerie et à savoir qu’est Youtube.

Si Usul avait déjà fait une micro-parodie du personnage Soral, agressif et paranoïaque dans l’une de ses chroniques sur jeuxvidéo.com, l’imitateur de l’époque revient dans une parodie de quelques minutes. Ganech2 propose de découvrir Soral dans le thème « et si Soral faisait du Retro-gaming ». Le plus hilarant c’est qu’il n’y a pas vraiment de différence entre les discours habituels et cette parodie qui tout de même rappelle que Soral est un escroc et que sans BHL qu’il déteste tellement, il aurait du mal à faire son beurre.

On tapait sur BHL dans l’un de mes derniers articles, tapons maintenant sur le miroir extrême-droitier du personnage.

Spoilers Soralien : Mario est en fait un juif !

Actu | Culture | Jeu vidéo | 22.08.2013 - 16 h 10 | 21 COMMENTAIRES
Le vampire dans le jeu vidéo

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Le vampire, créature dont l’origine est autant liée à la comtesse Bathory qu’aux monstres mythologiques de la Grèce antique, est un de ses poncifs de la culture populaire que nous étions certains de voir aborder un jour par le jeu vidéo. Retour sur un personnage populaire et à la stature plus que changeante.

I- Littérature et Cinéma

Tout le monde connaît Twilight, la série mi-niaise, mi-sympathique des vampires Cullen. Succès de librairie puis au cinéma, on trouve dans cette œuvre une modernité un peu naïve qui plaît aux jeunes filles, dit-on, et parfois aux plus vieilles, mais que nous dit Twilight de l’évolution du vampire ?
En vérité le mythe vampirique est divisée en deux catégories d’œuvres depuis un bon nombre d’année. La première dans laquelle on peut mettre la saga Twilight ainsi que le film « le petit vampire », est à visée moralisatrice comme l’était, à l’origine, le mythe du vampire, condamnant le stupre et la luxure. Et que l’on considère Twilight comme bon ou mauvais, la condamnation de ces vices, malgré la bonté du héros vampirique, y est toujours présente.
La seconde catégorie de récits et films vampiriques, ce veut plus érotisée et plus sombre. Les idées de condamnation sont abandonnées et le vampire retrouve sa libido et nous, nos pulsions de morts. La physique de celui-ci est alors beaucoup mieux respecté. A titre indicatif on trouve dans ce secteur le génial roman « Âmes perdues » de Poppy Z Brite, les romans d’Anne Rice, évidemment, ainsi que les séries True Blood et Buffy contre les vampires.

Quand est-il alors du vampire dans les jeux vidéos ? Ce clivage est-il important lorsque l’on parle de gameplay ? Qui est le vampire type du jeu vidéo ?

II-Le Triumvirat Vampirique

En réalité, les jeux vidéos abordent relativement peu le thème vampirique. Quelques jeux, parfois de bonne qualité, on vu le jour, mais trois sagas phares, se partagent Vampireréellement le créneau : CastleVania, Legacy Of Kain et Dracula. Étrangement malgré la récurrence du thème vampirique, aucuns des trois séries ne possède un gameplay semblable : Dracula est un point & click, Legacy of Kain est orienté action/aventure, enfin Castlevania reste l’indémodable jeu de plate-forme.
Il faut savoir que CastleVania présente aussi le comte Dracula en ennemi, comme la série éponyme. Si ce n’est pas le cas de Legacy Of Kain (le joueur ce fait vampire), on trouve pourtant dans la physique des trois vampires des ressemblances troublantes : titre de noblesse, peau pâle, cheveux longs et blancs. On retrouve ici, l’idée d’un vampire vieux comme dans le roman de Bram Stoker.
La ressemblance entre les trois sagas est aussi issue du décor. Le style gothique est ici conservé dans son entièreté malgré le fait que Legacy Of Kain semble prendre place dans un temps plus moyenâgeux que les deux autres titres.
Pourtant si les trois titres resteront dans les mémoires et en particulier Castlevania, du point de vue du vampire, Legacy of Kain présente un intérêt particulier. Car dans Dracula comme dans CastleVania, l’histoire est d’essence littéraire d’ailleurs cela ce ressent dans le fait que le gameplay est ultra-classique. LoK propose une histoire exclusive aux jeux vidéo et ce permet donc de réécrire le gameplay et par là le mythe du vampire.

III- Le Vampire De Jeu Vidéo

C’est violent, mais c’est marrant ! 🙂

En effet là où dans Castlevania et Dracula, l’univers et le vampire (non-jouable) n’était qu’un prétexte, dans Legacy of Kain le vampirisme prend de l’importance dans la mécanique du jeu. Le héros pour survivre doit ce nourrir du sang de ses ennemis, sinon la barre de santé baisse. Il peut comme les vampires classiques se muait en brume et ainsi traverser des obstacles solides. Le background corrige les problèmes comme le soleil qui devrait brûler le vampire en expliquant que les jeunes vampires sont seuls à souffrir des rayons solaires. De plus afin de créer des phases de plate-forme, l’eau, et plus seulement l’eau bénite à la même effet que l’acide sur nos amis à crocs. Le mythe est donc plier afin de pouvoir créer un gameplay cohérent, gameplay lui-même intégré dans l’histoire. Et bien que cela ne définissent pas un bon ou un mauvais jeu, l’exercice, est, il me semble bien plus intéressant.
Néanmoins je ne peux que vous conseillez les trois séries de jeux. Castlevania est un classique du jeu vidéo, Legacy Of Kain est un chef d’œuvre, quand à Dracula c’est une bonne série de Point & Click. (Pour les autres jeux de vampires n’hésitaient pas à les ajouter en commentaires).

 

 

Bonus :

Le Top 10 des vampires de jeu vidéo

Un yaggeur vous parle de Castlevania

Introduction du jeu Legacy Of Kain : Soul Reaver

 

Actu | Culture | Jeu vidéo | Retro-Tests (Les Jeux Méconnus) | 13.07.2013 - 09 h 30 | 0 COMMENTAIRES
Le Samedi, C’est vieillerie : S.C.A.R.S (sur PC)

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Le Samedi, C’est vieillerie : S.C.A.R.S (PC)

Il est rare de voir des jeux de courses qui soient originaux, généralement ceux sont des jeux de courses réalistes ou alors des personnages de licences connus que l’on met sur circuit (Mario Kart, Sonic R, etc…). Alors quand dans mon amas de vieux CD-rom, je tombe sur un jeu de course à mi-chemin entre les deux, je ne peux que vous proposez un test. Aujourd’hui, je vous présente donc S.C.A.R.S…

Que signifie S.C.A.R.S ?

La réponse tient à l’originalité du soft, car S.C.A.R.S est l’acronyme de Super Computer Animal Racing Simulator. On vous propose donc d’incarner une voiture évoquant un animal particulier. C’est sur une dizaine de parcours que s’affronteront Shark (Le Requin) et Mantis (La Mante Religieuse) et bien d’autres, pour savoir qui mérite sa place sur le podium. Vous aurez à dispositions de nombreux bonus (et malus), qui vous demanderont d’être ingénieux et stratège…

Design et Décor : Une Originalité de Surface

Le lion n’est pas le plus mal adapté.

L’originalité du soft retombe vite face à quelques facilités de design. Si les voitures mammouth et requin sont remarquables, le design de la voiture évoquant le rhinocéros est décevant : rien de plus qu’une vulgaire corne à l’avant du véhicule. Cette inégalité entre les différents personnages tient au fait qu’au lieu d’adapter le design d’un véhicule standard aux animaux, ils ont adapté les animaux aux standards d’un véhicule. Si sur le papier cela paraît anodin, dans le jeu cela nuit profondément à ce qui ce voulait l’idée novatrice du jeu. Les voitures ne sont finalement que des blocs avec des appendices répartis de façon différente.

Pour ce qui est des décors une fois de plus les développeurs on fait dans l’originalité. Les volcans et autoroutes sont présents comme un écho de Mario Kart mais on retrouve également une course sous-marine dans les ruines de l’Atlantide, ainsi qu’une autre dans la zone 51, attaquée par des soucoupes volantes. Néanmoins, l’engouement retombe vite car le tableau est assombri par le vide de ces courses. Il est impossible d’interagir avec le décor, qui malgré de nombreuses animations se révèlent finalement bien terne. On finit par occulter complètement le décor, alors qu’un réel travail à été effectué dessus.

Bonus et Maniabilité

Les armes sont originales.

On retrouve ici, avec plaisir, la qualité stratégique qui faisait de Diddy Kong Racing, un excellent jeu : il est possible de choisir les bonus en fonçant dessus. La qualité de vos armes ne dépend pas dans S.C.A.R.S de votre accumulation de bonus, ou autre, mais de la compétence de votre véhicule dans le domaine de l’armement, variable d’une voiture à une autre. Autre chose qu’on est en droit d’apprécier, c’est le fait de pouvoir accumuler jusqu’à deux items simultanément, le second sera stocké dans votre réserve jusqu’à utilisation. Il faudra donc gérer vos déplacements de façon à choisir des bonus utiles mais attention car un bonus puissant peu cacher un malus qui le sera tout autant. Dès lors, un compteur s’activera au dessus de votre véhicule qui explosera à la fin de celui-ci. Pas de panique cependant, il est possible de refiler cette bombe, comme on refile une MST, avant que le compteur n’atteigne 0.

Méfiez-vous de vos propres pièges, car les véhicules disposent de jet-pack permettant d’effectuer des sauts, et vos ennemis n’hésiteront pas à en faire usage pour éviter vos tirs. Si dans les premiers niveaux, les concurrents se montreront sympathiques à votre égard, dès le premier challenge, le jeu deviendra une guerre totale, et cette option de saut devra être utilisée dès que possible.

La maniabilité des véhicules n’est pas intuitive, car si le design du jeu évoque plus un Mario Kart qu’un Grand Turismo, pour ce qui est des contrôles c’est l’inverse, il faudra bien souvent jouer du frein alors que l’apparence du jeu donne envie de juste foncer dans le tas. Néanmoins une fois cette schizophrénie de gameplay outrepassée, on conduira son véhicule avec aisance pourvu qu’on est habilement choisi sa voiture en fonction de ses points forts et points faibles.

On l’a dit, vos adversaires n’oublieront pas de sauter, en réalité, ils n’oublieront rien, car il n’y a pas d’intelligence artificielle, ils suivront un chemin scripté, le moment d’utilisation de l’armement sera lui aussi prédéfini de même que l’utilisation du saut, ce qui rendra le jeu excessivement complexe lors des premières parties. Ce défaut est en réalité récurrent dans les jeux du genre, qui sont sortis sous la cinquième génération de console, mais Diddy Kong Racing avec des personnages cartoonesques, et Mario Kart avec une licence déjà existante, donnaient du caractère aux personnages, ce qui rendait le scripte des parcours moins flagrant. Ici, les véhicules manquent d’envergure ce qui rend les circuits prédéfinis visibles et amoindrit l’intérêt du jeu. On aurait attendu que la voiture est la personnalité de l’animal incarné, mais non, c’était pourtant pas compliqué, à titre indicatif, même les fantômes de Pac-man avait chacun un caractère particulier.

Des options pas déplaisantes…

Nous l’avons dit l’innovation du jeu est gommée par le peu d’exploitation qui en est faite. Paradoxalement, une option bien trop rare dans les jeux de course viendra relancer votre attrait : c’est le fait de pouvoir donner des difficultés à la course à travers le décor  : pluie, couché de soleil, nuit, sont autant d’options possible qui, si elles n’impactent pas directement la façon de jouer finiront néanmoins par l’influencer. Cette option bien qu’une fois de plus, pas aussi aboutie qu’elle aurait pu l’être, confère une atmosphère particulière au jeu pourvu qu’on sache en profiter, qui plus est, elle rallonge substantiellement la durée de vie du jeu, qui reste néanmoins correcte.

Conclusion : Un Embryon de Saga

Le requin à quand même la classe.

S.C.A.R.S est le type même du jeu qui aurait pu marquer le début d’une licence phare des jeux modernes, mais malheureusement le jeu n’exploite jamais les éléments qu’il propose, et on se retrouve avec un jeu qui nous laisse tiède. Hésitant, parfois brouillon, le soft ne fait pas honneur aux idées qu’il propose. Pourtant les suites et les possibilités auraient été nombreuses, mais voilà, le studio a préféré choisir la modestie plutôt que la prise de risque, une chose qui, dans le jeu vidéo a rarement payer.

S.C.A.R.S reste et restera le premier volet bancale d’une série de jeux de course qui n’a jamais vu le jour, proposant une idée de base originale qui au final retombe comme un soufflé par manque d’ambition.

Information :

J’inaugure le 25 juillet prochain, une nouvelle section sur le blog, sous le nom de « Dossier du mois ». Avec des informations exclusives, des interviews fait par mes soins et de nombreuses surprises. Ce mois-ci, dans le dossier du mois : le jeu Kill Mittal, avec entre autre un interview du créateur du jeu.

 

Actu | Culture | Jeu vidéo | Retro-Tests (Les Jeux Méconnus) | 05.07.2013 - 22 h 59 | 0 COMMENTAIRES
Le Samedi, c’est vieillerie : Conker’s Bad Fur Day

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 Conker’s Bad Fur Day (Sur émulateur)

Prélude : L’histoire de Rareware

 Nintendo a depuis la Wii pris le tournant familial qu’on lui connaît aujourd’hui. Mais la firme à l’ancien « N » cubique était auparavant tournée sur les jeux exclusivement pour enfants, à l’inverse de Sega ou Sony qui préféraient l’adulte et l’adolescent. On peut comprendre ce choix de Nintendo à travers son histoire : pour rappel, nos amis nippons produisaient, à l’origine, des jouets pour les bambins.

Durant la cinquième génération (N64/Saturn/Playstation), la firme eut assez peu de partenaire prolifique en raison du support physique qui rebuter les éditeurs et développeurs, et du coût de production des dites cartouches. Néanmoins un studio de développement permit de maintenir les ventes de console à flot : le studio Rareware (aussi nommé Rare Ltd). Il s’agissait d’un studio second-party, c’est-à-dire un studio qui ne produisait que pour les consoles Nintendo, en échange d’une aide financière. Soumis aux contraintes des papas de Mario, Rareware développa des jeux plus où moins en lien avec les univers Nintendo préexistants. Le studio développa par exemple Donkey Kong Country 64 (1999) mais aussi un jeu qui donnera naissance à un univers propre à Rareware: Diddy Kong Racing (1997), qui est au passage meilleur que le Mario Kart de l’époque.

Avec ce jeu, le futur du studio est déjà tracé pour toute la période N64, en effet dans ce jeu, on trouve tous les héros emblématiques des futurs jeux qui seront développés par les développeurs, comme par exemple Banjo de Banjo & Kazooie, (1998) sorti un an plus tard ou même Conker qui nous intéresse aujourd’hui.

Il faut savoir que Rareware est un studio qui profitait de l’exclusivité de Nintendo, mais qui en a également subit les contraintes. Les jeux pour adultes furent extrêmement limités sur la console, or le studio avait une prédisposition pour le cynisme et l’humour noir (voir Banjo & Kazooie). Le studio devra donc attendre qu’un nouveau support, la Gamecube (2002), fasse mourir la cinquième génération, pour pouvoir enfin sortir un jeu totalement libéré des contraintes. En 2001, sortira donc Conker’s Bad Fur Day, développé par Rareware et édité par THQ.

En 2002, un an après, Microsoft rachètera le studio et celui-ci sombrera dans l’oubli jusqu’à l’E3 de cette année avec le retour de Killer Instinct, les jeux du studio entre-temps s’étant révélé moyen.

Merci Rareware

Merci Rareware !

Information sur le jeu

 L’idée de base était de faire un jeu aussi bon voir meilleur que Banjo & Kazooie, mais avec un univers nouveau, qui ne ressemble pas du tout à ce que Rare avait produit jusqu’alors. Le résultat fut au-delà des espérances des critiques, des quelques joueurs restant sur N64, et de ceux qui le découvre aujourd’hui sur émulateur.

Le jeu n’aurait jamais vu le jour si la console de Nintendo n’était pas mourante. La firme nippone à toujours cherché à éviter les jeux obscènes et les piratages en tout genre, c’est d’ailleurs l’origine du « Seal Of Quality-Nintendo ». Les créateurs de Kirby n’ont probablement accepté ce jeu que parce que la console vivait ses derniers mois, cédant peu à peu sa place à la Gamecube.

Bien que Nintendo accepte la sortie de cet OVNI vidéo-ludique (encore aujourd’hui), elle ne s’y associera pas et ce sera THQ qui distribuera le jeu. Il faudra même une pétition pour que le jeu arrive sur les étagères des joueurs européens.

Étrangement malgré le chaos que fut le développement du jeu, celui-ci est considérer par les gamers qui l’ont découvert comme le meilleur jeu de la Nintendo 64, dépassant même les Zelda et le célèbre Super Mario 64.

Un seul conseil : méfiez-vous des écureuils !

Quand Rareware se lâche, c’est Nintendo qui prend cher !

 Que dire pour introduire ce hit ? Sinon que l’humour un peu gras de quelques jeux comme Pugsley’s Scavenger Hunt(1993) ou le gore gentilé de Carmageddon(1997) sont des histoires pour des mamies cardiaques à côté de ce que propose Conker’s Bad Fur Day. En gros, ce jeu, ce torche le cul avec la politique bon-enfant de Nintendo…

Voici donc le spitch : Vous incarnez Conker, un écureuil cupide et alcoolique qui tente de rentrer chez lui après une soirée bien arrosée dans un bar, mais c’est sans compter sur le roi panthère, qui veut utiliser Conker comme pied de table (WTF!) pour pouvoir poser son verre de lait sans qu’il se renverse.

Et oui, le scénario est totalement ridicule, et offre à vos papilles vidéo-ludiques le pire héros de bon jeu vidéo jamais créer. Dans Diddy Kong Racing, Conker était pourtant un personnage sympathique et souriant, mais ici c’est un gros vicieux, un alcoolique, radin, cupide, et d’un cynisme à tout épreuve. Oubliez Mario qui veut sauver la princesse, ici vous voulez du fric, de l’oseille, du pognon !

Vous utiliserez des seins géants comme tremplin, vous devrez combattre un étron chantant à coup de papier toilette, et vous rejouerez certaines scènes des films de Kubrick et d’autres œuvres célèbres…En résumé, ce jeu pourrait être sous-titré : « j’irais cracher sur Nintendo ». L’univers mignon des jeux sortis depuis le début de la console, est ici méticuleusement massacré. L’univers coloré ne vous interdira pas de lancer des villageois dans un broyeur, par exemple.

Bizarrement, alors que les jeux South Park de l’époque étaient d’immondes bousins, l’univers développé dans ce jeu est finalement assez proche de la série, ne respectant rien, ni personne. L’humour scatologique des bas-fonds ravira les féministes qui verront une fleur se faire violer par une abeille, les mères adoreront voir le fils incarner un écureuil bourré cherchant de l’aspirine, enfin les gros machos seront ravi de devoir castrer un robots à coup de brique dans les valseuses.

Pas de bon jeu, sans un bon gameplay…

Alors là, c’est parfait, hormis quelques ralentissement dut à l’émulation, le jeu se maîtrise avec une facilité déconcertante. Comme habituellement dans les jeux Rareware, les informations tels barre de vie et autres ne sont visible qu’en cas de besoin, ce qu’on apprécie quand comme moi, on joue sur une télé minuscule.

L »absence de viseur rajoute de la difficulté sans pour autant rendre le challenge difficile.

Malheureusement le gameplay n’apporte rien de novateur, parfait, certes mais pas très original, ce qui est dommage quand le jeu ce veut une révolution de bout en bout. Il fera néanmoins fermer leur clapés aux fans de Mario 64 et son foutu boss qui à détruit les joysticks de mes deux manettes ! Le multijoueur est lui aussi très bon, bien que pas nécessairement utile, l’aventure solo se suffisant à elle-même.

Côté chipotage, on pourra critiquer le fait que, à vouloir balancer sur tout et tout le monde, le jeu se perd parfois, et du coup nous aussi. On ne sait pas de quel manière le problème doit être abordé, mais un peu de difficulté n’a jamais fait de mal. Et second défaut Conker est un peu trop fragile lors des chutes,ou alors j’ai trop jouer a Mario, je sais pas…

Le rendu sonore et graphique est-il digne de ce nom ?

Commençons par la bande son. Quand j’ai commencer le jeu, je me suis mis le plus possible dans des conditions de « joueur console » en me persuadant que je jouer sur ma vieille N64 (mon amour !). Et là j’ai crié « Fuck ! ». Pourquoi ? Parce que le jeu possède une bande sonore avec des voix, des vrais voix de qualité ! On entends tous les personnages qui parlent ou chantent sur une Nintendo 64 et parfaitement bien. Et je me suis forcément poser la question : « Pourquoi ils l’ont pas fait sur les autres jeux ? » et puis grâce à ça j’ai découvert les bouses sonores que sont Mario et Zelda sur CD-i.

Pour ce qui est des graphismes, les couleurs sont chatoyantes, et le jeu est très lisse. Ce jeu prouvera leurs tords aux gens qui disent que la Playstation était une meilleur console que la Nintendo 64 (meilleur support, ne signifie pas meilleur plate-forme…)

On regrettera une chose, c’est que le jeu n’est ni doublé en français, ni traduit en français, ce qui est bien dommage, car la qualité des doublages chez Rareware n’a jamais été égalé dans un jeu vidéo depuis Banjo & Kazooie. Autre défaut mais récurrent à l’époque, les angles de caméra parfois douteux pour pas dire complètement foireux durant les phases d’équilibriste entre autre.

Oui, il y a même les paroles si vous avez envie de chanter : « Je suis un magnifique tas de merde ! »

Pourquoi avoir fait ce jeu sur émulateur ?

Généralement, je suis assez respectueux des jeux rétro, et j’aurais aimer l’être aussi pour cette merveille, cependant la production peu nombreuse de cartouche de Conker’s Bad Fur Day fait que celui-ci est devenu, en moins de 12 ans, une rareté. Comptez donc débourser au moins 70€ pour pouvoir jouer sur console, avec un jeu d’occasion sans boite, ni notice, et avec la boite on atteint vite le 150€, un peu cher si vous voulez mon avis.

Que vaut le remake sur Xbox ?

Conker : Live & Reloaded est le remake du jeu, plus beau, et en français cette fois, le jeu peut aller de 30 à 100€ selon s’il est d’occasion ou neuf. Gros point négatif, il s’agit d’une version censurée par rapport au jeu d’origine. La fonction Xbox live ne sera bien sur plus d’actualité.

Post Scriptum : Ce jeu est l’un des seuls à avoir une note supérieur à Zelda : Ocarina Of Time sur sa console d’origine.

Actu | Culture | Jeu vidéo | Retro-Tests (Les Jeux Méconnus) | 29.06.2013 - 16 h 12 | 3 COMMENTAIRES
Le Samedi, c’est vieillerie : Body Harvest

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 Le véritable Ancêtre de GTA (sur N64)

Entre 1997 et 2013, plus de dix épisodes de la série Grand Theft Auto ont vu le jour. Seulement dans cette série, un schisme s’est effectué en 2001 avec la sortie de GTA III qui n’avait plus rien à voir avec les deux premiers opus. Le gameplay novateur donne un nouveau souffle à la saga à tel point que le terme « GTA-like » rentrera dans le jargon vidéo-ludique.

Un gameplay novateur ? En réalité, pas tant que ça, car il existe un brouillon de Grand Theft Auto III. En 1998, DMA Design sorti un jeu sur la N64, connu sous le nom de Body Harvest, et c’est ce jeu, le véritable ancêtre des « GTA-like ». Découvrons ensemble, cet OVNI vidéo-ludique à la fois imparfait mais précurseur…

Pourquoi les épisodes I et II ne sont pas les ancêtres des GTA modernes ?

 La première chose à savoir sur GTA I (1997) et GTA II (1999), c’est qu’ils ne sont pas en 3D. J’ignore s’il s’agit d’un choix ou d’une contrainte mais je pense qu’il s’agit des deux. Les éditeurs étaient beaucoup plus frileux quand à la censure à l’époque et la 3D, en plus de la violence déjà crue dans les dialogues, auraient sûrement refroidi les parents d’acheter le jeu à leurs enfants. De plus créer un monde ouvert en 3D parfaitement modélisé était difficile sur les consoles de la cinquième génération, la 3D étant encore balbutiante et les jeux utilisant le système d’« open-world » devait parfois faire l’impasse sur la qualité des graphismes.

GTA I et GTA III n’ont pas grand chose en commun…

Le deuxième argument qui me fait dire que les deux premiers opus n’ont rien avoir avec le reste de la série, c’est le manque de scénario. Il y avait bien des missions mais elles n’avaient pas de véritables liens entre elles, elles ne servaient pas une trame principale comme leurs suites modernes.

On pourrait m’objecter bien entendu que ces jeux ont au moins deux points communs avec les suites : le titre et l’éditeur. Cependant, DMA Design qui est devenu Rockstar North en 2002, à aussi produit Body Harvest, de plus, si un titre faisait un jeu, on le saurait depuis longtemps.

Body Harvest, C’est quoi ?

 « Depuis 1916, la planète Terre est régulièrement attaquée par une race d’insectes géants extraterrestres. Cette race d’aliens nomades se déplace par le biais d’une gigantesque comète artificielle dont l’orbite est, tous les 25 ans, assez proche de la Terre pour envisager une invasion. Ils ont alors quatre jours pour établir un champ de force impénétrable dans une région donnée, emprisonnant les êtres humains présents à l’intérieur, et commencer leur moisson. Forts de leurs progrès scientifiques, les survivants ont réussi à mettre au point une machine à remonter le temps dans le but d’envoyer un surhomme dans le passé, aux moments des différentes invasions, pour inverser le cours de l’histoire. »

Vous trouvez que ça ressemble au scénario d’un mauvais film ? Et bien c’est totalement assumé. De bout en bout le jeu est un hommage aux vieux films de séries B. Les ennemis ressemblent à des monstres géants issue des films de Godzilla, le scénario ressemble par moment à un film d’Ed Wood (hommage lui est même rendu dans un niveau). On y trouve des zombies, des aliens, des expériences génétiques, des OVNI, etc…

Oui le jeu ressemble à un gros « Wath The Fuck?! » mais c’est tellement bien imprimé dans la trame qu’on arrive à trouver ça presque cohérent. D’ailleurs si l’humour un peu lourd des GTA est absent, un cynisme oppressant le remplace. Le jeu joue donc sur deux tableaux grâce entre autres à des musiques lancinantes et projette une sinistre ironie jusqu’en appelant le dernier humain comme le premier : Adam.

Et c’est là que le véritable problème du jeu se pose, Body Harvest à le cul entre deux chaises, versant parfois dans le grand-guignolesque, parfois dans l’oppression d’un survival-horror, on ne sait où le situer.

Un hommage clair, non ?

Un hommage clair, non ?

La Gameplay à la GTA !

La réponse du type de jeu se trouve dans le gameplay, Body Harvest, n’est clairement pas un survival-horror. Vous avez, dès le départ, un pistolet avec balle illimité et des véhicules à disposition partout.

Le dit-jeu vous propose un monde ouvert, ou la clôture d’une mission débloquera une autre portion de la carte du monde. Vous pourrez y conduire des voitures, des camions, des bateaux, des hydroglisseurs, des hélicoptères et même une soucoupe volante (Et vlan GTA : San Andreas et ta zone 69 !!) Et si vous doutez que ce jeu soit le véritable ancêtre des GTA alors refaite donc San Andreas, où une mission du nom de Body Harvest vous sera proposée.

Ne vous attendez pas à vous faire courser par les flics comme dans un GTA, vous êtes au beau milieu d’une invasion d’insectes géants mangeur d’humain ! A la place, le meurtre de vos « con…citoyens » sera sanctionné par l’Apocalypse. En effet, en bas de l’écran une barre se rempli à chaque fois qu’un humain meurt de votre fait ou de celui de vos ennemis, une fois la barre pleine, un gigantesque vaisseau viendra vous grillez la cervelle !

On va révolutionner le gameplay on va inverser l'emplacement de la barre de vie et de la carte !

On va révolutionner le gameplay en inversant l’emplacement de la barre de vie et de la carte !

Les petits plus qui font kitchs !

  • La palette de couleur qui rappelle parfois un film de série B (en Sibérie notamment) avec des ambiances ternes alterne avec des couleurs vives qui forment un sentiment de malaise mêlé de cette pointe de ridicule qu’on retrouve toujours chez Rockstar.

  • Les boss sont aussi ridicules les uns que les autres, à titre d’exemple le premier boss ressemble à un homard géant.

  • Le sang qui gicle lorsqu’on roule sur un être humain forme une jolie fontaine au dessus du cadavre.

La cadillac contre le scorpion géant : du jamais vu ni-même revu !

Les petits défauts du jeu…(ben oui il y en a)

  • Les musiques qui, lancinantes peuvent vite devenir ennuyeuses.

  • L’absence de quête annexe dans un monde ouvert ce fait ici pleinement ressentir puisqu’il y en a deux par époques et toujours les mêmes.

  • La linéarité du jeu, car oui, si l’on suit la quête principale sans faire de recherche, on peut vite passer à côté des deux tiers de la carte, alors qu’il y a des véhicules bonus et des armes (parfois étranges) cachées dans certains lieux.

  • Les graphismes sont clairement laids, autant pour les ennemis, c’est clairement volontaire, autant le héros orange c’est kitch et particulièrement laid ! Heureusement un code vous permet d’avoir des fringues noirs. (Dieu merci !)

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