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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | conso | Culture | Jeu vidéo | 22.01.2016 - 16 h 59 | 6 COMMENTAIRES
DmC (Devil May Cry) : Un beau mec et de la critique sociale ?

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Aujourd’hui, on revient sur le reboot de la licence Devil May Cry, avec le célèbre Dante. Un héros ultra-sexy, de la critique sociale, des combats classes, des anges et des démons, DmC, c’est tout ça et pas beaucoup plus.

La licence « Devil May Cry » est une série de « beat them all » débutée en 2001, sur PS2.  La saga raconte donc l’histoire de Dante, fils du démon Sparda, qui doit combattre les différents démons qui menacent le monde, et lui-même. Au fil des jeux (qui ne sont pas dans l’ordre chronologique) on apprends que Dante aurait un frère, Vergil, ou encore un neveu Nero. Ces histoires de famille et les combats contre les démons qui cherchent à envahir la Terre sont au centre de l’histoire de Devil May Cry.

Le Reboot : Le scénario et la critique sociale
En 2013, Ninja Theory, publie donc un reboot de la saga. Plus occidental, ce nouvel opus nommé DMC, se veut aussi plus politique. On modifie légèrement l’histoire de Dante et les personnages secondaires pour voir ressurgir une nouvelle mouture de la saga…
« Dans cette version, Dante est toujours le fils du démon Sparda, mais aussi, cette fois, d’un ange nommée Eva. Dante

cosplay par http://gnefilim.deviantart.com/

un dragueur qui passe son temps entre boîtes de nuit, sexe et alcool. Il combat aussi régulièrement les rares démons que ses pouvoirs attirent. Mais un jour, une jeune femme, Kat, le rencontre et lui demande de rejoindre « l’Ordre », une organisation terroriste et révolutionnaire. Il apprends rapidement que l’Ordre combat en secret Mundus, un démon surpuissant qui passe pour un PDG de banque à l’allure malsaine et qui possède pratiquement le monde entier. »
Premier constat qui fait mal pour le jeu : le scénario n’est pas original. Rien que le nom de l’organisation parait banal : « L’Ordre ». Le personnage de Kat, jeune-fille-en-détresse-mais-pas-trop, apparaît immédiatement comme l’intérêt amoureux du héros qui motivera une partie des actions de celui-ci. Bref, l’originalité n’est déjà pas au rendez-vous. Et les sirènes de l’ennuie scénaristique résonnent rapidement. On s’intéresse finalement plus à la mythologie et au passé qu’à l’histoire et au présent. Sparda, Mundus et Eva sont plus intéressants que Dante, Kat et Vergil.
Et puis, à partir du second niveau, dans l’usine, une forme de critique du monde capitaliste et consumériste commence à apparaître : On découvre, par exemple, que le démon Mundus, est un banquier dont le comportement ressemble fort à celui de la banque Goldman Sachs. On nous dit aussi qu’il exploite les médias pour sa propagande, qu’ils droguent les humains avec un soda, etc,etc… Le problème, c’est qu’entre cette critique et le scénario, il n’y a aucun lien. Elle reste en toile de fond. De plus le développement de cette critique s’arrête à partir du moment où le quartier général de l’Ordre subit une attaque, vers le milieu du jeu. On abandonne, dès lors, toutes les ambitions critiques et les messages subversifs, pour un scénario totalement plat.
Le plus ironique dans ce changement, c’est qu’au final, le joueur n’en n’a rien à faire. C’est un « beat them all »; une forme du jeu vidéo qui s’apparente, dans le cinéma, au film d’action. Par conséquent, le message et l’histoire sont secondaires si les phases de combat sont géniales, fluides et esthétiques. Mais, dans la mesure où Ninja Theory avait visiblement certaines ambitions critiques, leur abandon apparaît au joueur comme un échec.

L’esthétique et le son : Simple mais efficace.
La première chose qu’on peut dire, c’est que Dante est enfin sexy. Le ridicule des années 2000, laisse place à un Dante plus réaliste et plus arrogant. Ce DmC malgré une direction artistique pas vraiment inspirée, trouve quelques bonnes idées, mais malheureusement, elles sont souvent anecdotiques. L’exemple de ces bonnes idées, ceux sont les mots qui s’inscrivent dans le décors quand les démons attaquent. C’est un procédé qui permet aussi de rendre visible la critique sociale que s’autorise le jeu durant les phases de combat. Par exemple, dans l’usine de soda, apparaît plusieurs fois le mot : « CONSOMME ! »
La musique rock ou techno est sympathique mais encore une fois pas recherchée pour le genre du jeu. On ne lui demande cependant pas d’être aussi marquante que pour un RPG. DmC se veut rapide et nerveux, la musique est donc plus un élément d’accompagnement des combats, qu’un élément de mise en scène. Une musique plus douce et plus contemplative apparaît néanmoins dans les deux ou trois phases de plate-formes pures,  qu’on trouve dans le jeu.

Le frère de Dante, Vergil

Le point important : Les mécaniques du jeu
DmC est un « beat them all », par conséquent, le gameplay, est le point capital du jeu. Un « beat them all » avec des mécaniques de jeu médiocres est rarement, voir jamais, un bon jeu. Les mécaniques de ce type de jeu sont semblables aux jeux de combat comme Tekken, Street Fighter ou Soul Calibur. Il s’agit essentiellement de coups, de combos, et de contre-attaque. DmC est plus nerveux et rapide que les précédents opus de la licence. Il faudra donc faire des enchaînements rapides en hésitant pas à changer d’armes entre l’épée, vos pistolets, et quelques bonus qui s’ajouteront durant le jeu.
Ninja Theory fait correspondre le physique du personnage avec sa force, en effet avec le reboot Dante perd en muscle. Désormais, la rapidité et l’élégance des coups sont plus marquées que la force et la puissance, ce qui s’apprécie d’autant plus quand on réussi un enchaînement.
S’ajoute aux combats, des phases de plateformes pas difficiles et assez bien pensée, finalement. Le saut et le double saut de Dante sont, par contre, un enfer, heureusement, ils sont améliorables.
Le jeu possède aussi des défis et des secrets qui donnent une bonne rejouabilité au titre, ce qui, bien qu’anecdotique, reste néanmoins appréciable.

DmC : Un bon jeu ?
Finalement, DmC est-il un bon jeu ? Il possède de nombreux défauts qui nuisent au titre. Pourtant le cœur du jeu, les combats sont très bons mais cela suffit-il ?
Pour les testeurs de jeuxvidéo.com, il manque un « je ne sais quoi ». Ce sentiment qu’ils éprouvent, c’est l’effet d’un message critique que le jeu avorte lui-même, d’une mécanique de plateforme qui n’est pas optimisée, et d’un scénario qui ne fait pas de vague. C’est le sentiment que laisse finalement DmC, un sentiment de tentative intéressante mais inachevée.

Mais comme le héros est super canon…

Kat, une sorcière.

Conclusion : L’archaïsme du « Beat Them All »

J’aimerais ici revenir sur la critique du capitalisme dans ce jeu et la performativité de ce message. Si David Cage et son « Heavy Rain » oublie souvent le côté ludique des mots « jeux vidéo », le genre « Beat Them All » s’y attache peut-être trop. Si on remonte aux ancêtres du « Beat Them All » , on tombera sur « shoot them up », puis rapidement sur des jeux comme « Space Invaders » de purs shooters et jeux, sans scénario, et sans ambition autres que le jeu. D’ailleurs « Street Of Rage », emblématique du genre BtA, possède un scénario anecdotique et pas de message. Or, le jeu d’arcade, le jeu purement ludique, ne permet pas de transmettre une grandes diversités et profondeurs de sentiment. Par conséquent, la critique sociale de DmC, jeu qui utilise des mécanique de l’arcade, n’est pas performative et n’atteint pas le joueur.

L’exemple des RPG est intéressant de ce point de vue, et en particulier, Mass Effect 3. Dans Mass Effect 3, vous êtes en guerre déclarée et ouverte contre les moissonneurs. Pour faire passer son message pacifiste : « La guerre, c’est d’abord des morts. » Mass Effect n’utilise pas de cinématique montrant des cadavres de soldats, ou des messages en toile de fond comme DmC. Il utilise la mécanique de dialogue et la mécanique de longueur temporelle propres aux RPG. Vous discutez régulièrement avec un personnage écrit pour être intéressant, et au bout d’un long moment, quand le joueur a un lien affectif avec, il meurt. C’est la même mécanique que dans Final Fantasy VII, mais ici au service d’un message politique. Si Mass Effect 3 se reposait uniquement sur ces mécaniques d’action alors les morts des personnages n’auraient aucun impact sur le joueur, car ces phases d’actions ont aussi à voir avec des mécaniques d’arcades, mais ici via les « rail shooter ».

Devil May Cry est un beat them all dans la plus pure tradition de ce genre. Par conséquent, la critique sociale n’aura jamais d’impacte sur le joueur. Elle ne sera jamais qu’une toile de fond. Si Ninja Theory veut mettre en avant une critique sociale à travers le jeu, ils doivent nuancé le gameplay, mais alors ce ne serait plus un vrai Devil May Cry…

Juste pour le plaisir, la scène d’intro :p

Actu | Culture | Jeu vidéo | Perso | 13.08.2013 - 19 h 58 | 12 COMMENTAIRES
Des Musiques De Jeu Vidéo Qu’il Faut Connaître Avant de Mourir.

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 C’est les vacances encore pour un mois, et je pense à ceux qui travaillent, et qui observent depuis leurs bureaux, le défilé des anti-mariage gay. Je vous donne deux bonnes raisons de sourire, chers amis ! Premièrement, la canicule va probablement réduire la population de ces défilés de 75% vu l’âge moyen de ceux-ci. Et ensuite je vous propose aujourd’hui un top 15 des musiques à connaître, et à écouter issue du monde vidéo-ludique. (J’ai choisi les versions les plus intéressantes et les meilleurs car il en existe minimum 6 pour chacune d’entre-elles, et oui, c’est un top donc c’est un peu personnel)

15- Theme’s Mario- Super Mario Bros (Version Orchestre) 

Indémodable et semble t-il, éternel, cette musique est l’emblème du jeu vidéo à elle seule. Chose étrange d’ailleurs, car si la composition est d’une indéniable qualité, de bien meilleurs morceaux furent créer pour la saga Mario. A titre personnel, je préfère le générique de fin de Mario 64 qui vous rendra nostalgique des plus belles heures d’un héros culte du jeu vidéo.

14- Zelda’s Lullaby –The Legend Of Zelda (Version Orchestre)

Chers amis, cette musique est aussi culte que la précédente, sauf qu’elle est noyée par la qualité de toutes les autres musiques de la saga des « Legend of Zelda ». Car oui, chaque jeu de la série possède une bande son capable de faire danser des cadavres. Hélas, je ne peux que vous conseillez d’écouter la bande son entière de « Legend of Zelda : Ocarina of Time » qui est un épisode dont même la musique fait partie du gameplay.

13- The Moon – Duck Tales (Version Rock)

A l’époque ou les studios faisaient des bonnes adaptations des films et séries, l’Oncle Picsou nous gratifia d’un jeu sublime à la bande son léchée, et la palme revient sans aucun doute à The Moon, qui à la guitare, renvoie les compositions de nos chanteurs actuels au niveau bac à sable. Ce morceau est tellement bien, qu’un certain MrMeea en n’a fait le générique de ces chroniques de Retro-gaming sur Youtube.

12- Raziel’s Theme – Legacy Of Kain (Version d’Origine)

Que serait-le jeu vidéo sans une musique épique ? On à donc sélectionner une musique à la fois classe, épique et issue d’un jeu ayant un minimum de réflexion sur le monde. De tout façon, avec ou sans la bande son, le jeu ce suffit à lui-même, tant les dialogues sont écrits avec talent…

11- The Great Mighty Poo – Conker’s Bad Fur Day (Version d’Origine)

Je sais, le titre est inquiétant, et j’ai un peu honte d’aimer cette chanson. Oui, c’est vrai, je plaide coupable, un étron qui chante de l’opéra ça m’envoie du rêve, surtout si pour le tuer, il faut lui faire bouffer du papier toilette. Et en bonus, il chante bien, ce qui n’est pas toujours le cas, même si c’est rare d’entendre ce genre de « chose » pousser la chansonnette.

10- Dragon Fight Theme – Skyrim (Version d’Origine)

Alors, la musique est magnifique pas de doute. Mais malheureusement ce n’est pas les talents de compositeurs de l’équipe de développement qui font que cette musique est ici. C’est la reprise de la musique par l’ex-chroniqueur Bob Lennon, de jeuxvidéo.com, qui m’a fait mettre cette musique dans le top (Version Bob Lennon). Et oui la reprise est de qualité, et quand on voit certains chanteurs, on ce demande si finalement le talent n’est pas plutôt sur Internet.

9- An End Once and For All – Mass Effect 3 (Version Piano)

J’avoue j’ai pleurais après une histoire d’amour avec Kaidan Alenko, mon héros (nommé Alistair Sheppard) a donner sa vie pour sauver la galaxie. C’était beau, c’était tragique, et cette musique, cette musique ! Et oui j’ai fini le jeu, il y a trois mois donc j’ai pas eut la fin naze dont les premiers joueurs se plaignaient. Si certains veulent un jeu vidéo de qualité avec un scénario béton, c’est ici.

8- Mosquito’s theme – Rayman (Version d’Origine)

Une musique de boss, ce n’est pas très original, car elles sont souvent de qualité. Mais Rayman est un cas d’école en matière de musique puisque les meilleurs sonorités ne sont pas celles qui appuient le niveau musical à savoir les cieux chromatiques. Il faudra un jour qu’on m’explique ce qu’ils ont foutu dans le développement. Mais ne lançons pas la pierre aux développeurs de ce jeu à l’atmosphère onirique, que possède malgré tout une bande son sublime et étrangement meilleur que dans les derniers opus.

7- Main Theme – Monkey Island (Version d’Origine) 

Ah ! Voilà une musique qu’elle est bien : la plage, les palmiers, une tête de singe géant. Assez unique dans leur genre, les jeux Monkey Island ont un scénario très « Pirates des Caraïbes », dont les films justement s’inspireront librement. Si dans les années 90, Monkey Island était un grand succès, les derniers opus ont connu des sorties plus confidentielles. Il reste que cette musique exotique est toujours là, vingt ans après la sortie du premier titre de cette licence à la fois drôle et légère.

6- Promise – Silent Hill II (Reprise)

Un air un peu mélancolique, dans un jeu aussi sinistre n’aurait aucun sens si ce n’était pas Silent Hill : le seul jeu qui vous offre la biographie de votre vie dans sa version la plus horrible. Les peurs, les erreurs et les fantasmes du héros seront ici , d’affreuses monstruosités que même les meilleurs cinéastes auront du mal à imaginer. Bienvenue dans Silent Hill, la musique est bonne mais pas votre âme !

5 – Home Sweet Home – Beyond Good And Evil (Version d’Origine)

Un jeu bohème, je crois que c’est la meilleur définition de l’univers de Beyond Good And Evil, et c’est ça qu’on aime, ce monde est à mi-chemin entre le rêve et la réalité entre le futur et le présent. Michel Ancel nous livre avec son équipe, des musiques à la hauteur d’un des jeux les plus originaux de ces dernières années. Le courage de créer une héroïne dont la beauté se trouve plus dans ces grands yeux verts que dans sa paire de seins, est soutenu par la qualité de cette bande son, certains acteurs français ayant même prêté leur voix aux héros.

4- Main Theme – Metal Gear Solid (Version d’Origine)

Alors, je dois le dire, je n’ai jamais joué à un jeux de cette série, mais je n’en n’ai pas besoin pour savoir que cette musique est géniael. Certes, on dirait une musique de film d’action beauf, mais, on s’en fou : c’est beau, c’est classe, c’est stylé et ça me plaît. (Nb : Cette musique ressemble un peu à Winter Storm d’après certains, je trouve aussi, mais il faut une oreille attentive.)

5 – Toutes les musiques – Megaman (Version Rock)

Rockman est son nom d’origine, et c’est mérité, certains qualifient les jeux de « monument du rock 8-bits ». C’est clairement le cas, chaque musique est bonne, et hormis quelques plagias volontaires ou pas, toutes les compositions de la saga sont des œuvres qui méritent un hommage.

2 – Halo Theme – Halo Combat Evolved (Version d’Origine)

Jamais on n’a vu une série plus classique dans le monde du FPS que Halo pour le gameplay, mais le thème principale lui, est d’une remarquable originalité pour un soft de ce genre. Une introduction par cette musique fait promettre une profondeur qui malheureusement ne viendra jamais, mais qui n’enlève rien à ces chants qui font ressentir tout le vide de l’univers. (Et oui, c’est un choix personnel)

1 – Main Theme -Tomb Raider Legend (Version d’Origine)

Pourquoi avoir mis cette musique en première place ? Tout simplement parce qu’on ne retrouvera jamais dans un Tomb Raider après ou avant, la qualité de cette musique, à la fois calme et forte, elle traduit le caractère de l’héroïne, tout en collant parfaitement à l’univers du jeu. Certes ce n’est pas la meilleur musique, mais c’est certainement celle qui colle le mieux au jeu dont elle est issue.

Actu | Culture | Jeu vidéo | 24.06.2013 - 15 h 28 | 10 COMMENTAIRES
Joueurs, Féministes et MMO !

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Produit culturel déconsidéré par beaucoup de journalistes et d’intellectuels qui n’ont jamais toucher à une manette de leur vie, le jeu vidéo commence à prendre une place importante dans l’espace culturel français. Des universitaires commencent même à vouloir étudier les pratiques vidéo-ludiques et leur fonctionnement. Aujourd’hui beaucoup d’entre-nous ont déjà essayé un jeu vidéo, comme on lit son premier livre ou on regarde son premier film. Mais quand est-il des revendications des minorités sexuelles dans ce milieu ? Femmes et gays sont-ils toujours exclus ?


Du côté des joueurs…

La première femme héroïne de jeu vidéo.

Le jeu vidéo est à la base un produit qui pourrait être considéré comme mixte, puisque le premier jeu vidéo (Tennis for two, 1958) était un jeu de sport, tout ce qu’il y a de plus simple. C’est avec le développement de l’arcade que le jeu vidéo devient un loisir « genré ». Les jeux présentés sont des jeux de courses, de tirs, de combats, essentiellement des loisirs masculins donc. Ainsi les femmes sont restées longtemps minoritaires dans une communauté elle-même réduite. Les consoles ne changeront pas grand chose à ce phénomène puisque leur but était initialement de pouvoir jouer aux jeux d’arcades chez soi.
Il faudra attendre jusqu’à la sortie de la génération N64/Saturn/Playstation (Cinquième génération) pour que le nombre de joueuses augmente. La raison : le support CD de la Playstation et la puissance de la N64 permettent la mise en avant de scénarios plus complexes, et plus seulement de trame simpliste ou de captation d’arcade sur console. A la même époque on voit apparaître Tomb Raider : Lara Croft (Core Design, 1996), la première véritable héroïne de jeu vidéo, et Les Sims (Maxis, 2000), le premier jeu genré à avoir un véritable succès. Les femmes commencent donc à s’approprier les consoles et les PC, même si la communauté reste largement masculine.
Avec l’arrivée des MMO, des communautés se forment sur deux types de jeu en particulier : Les FPS (First Personal Shooter) et les RPG(Rôle Playing Game), les femmes sont alors confrontées au machisme ambiant qui règne dans ces communautés.
Il y a environ deux mois Mar_Lard, une twitteuse assidue, joueuse et travaillant dans le milieu du jeu vidéo, a publié un dossier d’environ 100 pages, dévoilant la violence subit par les femmes dans les jeux vidéos : Insultes, Harcèlement, Avances Sexuelles, Etc… « Les femmes ne doivent pas se revendiquer femme sous peine de subir ces brimades et ces agressions. » commente Mar_Lard, mais comment faire quand la plupart des jeux en ligne demande l’utilisation d’un micro ? Mais surtout pourquoi légitimer ces comportements et demander à la victime de faire des efforts ?
Le dossier a fait grand bruit dans la communauté, et beaucoup ont réagi sur le sujet de façon plus ou moins intelligente. Le fait est que ce « coup de pied dans la fourmilière » à eut un effet, celui de faire prendre conscience du problème.
Ce que n’a en revanche pas fait Mar_Lard, sauf lors d’une interview auprès du chroniqueur Usul de Jeuxvidéo.com, c’est défendre aussi les joueurs gays, ou « gaymers ». Minoritaires eux aussi, ils subissent aussi de nombreuses attaques. Une des insultes favorites des joueurs étant justement « gay ». Sans pour autant dire qu’ils le sont, les gaymers peuvent dont se sentir blessés par le comportement de leur homologues hétéros. Quelques voix s’élèvent contre ces injustices mais le problème persiste. En effet la conception même d’un héros potentiellement gay à suffit à faire scandale et la violence de certains propos sont simplement scandaleux : « Je ne joue pas avec un PD », « Vous êtes tous des tantouzes », « Bande de gays ».

Dans The Sims 3 vous avez le choix entre un bear ou un minet 🙂

 

Du Côté Des Développeurs…

Les jeux vidéos représentent leur époque, par exemple, en ce moment, dans les jeux de guerre publiés par les développeurs américains, on doit combattre des extrémistes musulmans. Pour ce qui est de la vision des femmes et des gays, il en va de même. Si dans les années 80-90 la mode était aux femmes amoureuses et en détresse et aux gays cuir-moustache, les années 90 sont une période charnière. La femme devient plus indépendantes et les homos deviennent une minorité invisible. Si la femme devient de plus en plus forte et plus fière jusqu’au jeu Bayonetta (Platinium Game, 2009) présentant une femme hyper-sexuée et ultra-féministe dans le premier rôle, les gays restent minoritaires jusqu’à l’événement créer par Bioware avec Mass Effect 3 (Bioware, 2012) proposant au personnage principal d’être gay, hétéro, ou lesbienne. Coup marketing ou pas, le jeu inclut un héros potentiellement homo sans être une caricature. Il semble que Bioware n’ait cependant pas compris les revendications des gaymers puisque le jeu Star Wars : The Old Republic (Bioware, 2011), propose une planète gay, sorte de ghetto galactique que les joueurs homos comme hétéros trouvent de mauvais goût.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un développeur fait un faux pas, les guildes et clans gays furent interdit sur World Of Warcraft (Blizzard, 2004) et les mots « gays, homosexuels, etc… » bannis du forum pour éviter les insultes mais cela empêchait aussi de parler du problème.

 

Conclusion…

Si Bioware et d’autres commencent à proposer des RPG et des options de plus ou moins bon goût, permettant une véritable immersion des gaymers, la communauté des joueurs n’est pas prête à faire de même. Les joueurs doivent apprendre à accepter les femmes et les gays afin que chacun profite au maximum de l’expérience vidéo-ludique. De plus, l’intolérance des joueurs fait défaut à la défense qu’ils font vis-à-vis des médias dominants qui incriminent de façon constante la pratique du jeu vidéo.

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