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Culture | Jeu vidéo | 07.10.2013 - 00 h 52 | 15 COMMENTAIRES
Histoire et Jeu Vidéo : La Véritable Histoire de Mario.

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On a dit beaucoup de choses sur le célèbre plombier, tellement qu’on s’y perd un peu, je trouve. On à dit qu’il était gay à la sortie de Mario Galaxy, on a aussi dit qu’il était jardinier et pas plombier (alors qu’en vérité, il n’était à l’origine ni l’un, ni l’autre). Bref, il est temps de faire clairement le point sur la naissance du plus célèbre héros du jeux vidéos, et son univers aussi au passage.

Le premier Jeu : Donkey Kong (1981) 

La borne du premier jeu de Nintendo

En 1981, après dès débuts difficiles aux USA, Nintendo est dans une impasse financière. Incapable même de payer les loyers de ses locaux, la firme est sur le point de s’effondrer. Les USA restent trop hermétiques aux jeux nippons de la firme et celle-ci accumule bide sur bide. Le dernier en date : sur 3000 bornes d’arcades Radar-Scope produites, seules 1000 ont été vendu. Le président de Nintendo de l’époque Hiroshi Yamauchi et son équipe savent ce qu’il faudrait pour sauver la compagnie : Il suffirait de faire un bon jeu et de modifier les bornes Radar-Scope déjà produites pour qu’elles puissent l’accueillirL’entreprise n’a pas le choix, et doit tenter ce coup de poker. Yamauchi confie donc le projet à un petit nouveau de l’équipe, un petit bleu du nom de Shigeru Miyamoto, espérant sans doute offrir du sang neuf à la création vidéo-ludique.

Shigeru donc, veut créer un jeu auquel s’identifieront facilement les occidentaux, et il veut donc faire un jeu sur Popeye. Oui mais voilà, Nintendo ne peut pas obtenir les droits de la licence et le jeu tombe à l’eau. Shigeru doit trouver une nouvelle idée. Finalement il garde le concept de triangle amoureux présent dans le dessin animé, mais il modifie les personnages. Brutus devient un singe géant du nom de Donkey Kong, Olive devient Pauline (et non Peach) et enfin Popeye devient Jumpman qui deviendra encore plus tard Mario.

La base du jeu est donc prête : Donkey Kong capture Pauline, et Jumpman doit la sauver. Mais il reste un problème, le design des personnages. Il faut qu’ils ressemblent à ceux qu’ils sont. Pour Pauline, c’est facile, il s’agit d’une fille et elle est quasi-inanimée tout le long du jeu, il suffit d’une natte et d’une robe. Pour Donkey, comme il est gros, il sera plus facile à designer. Mais il reste Jumpman…

Nintendo n’a pas le temps de faire dans le détail, le jeu doit être mis en vente et il faut donc se dépêcher. Alors que faire ? Et bien Nintendo va contourner la difficulté. Si la bouche est trop difficile à animer, on la cache avec une moustache. Les cheveux aussi ? On rajoute une casquette. On ne voit pas les épaules du héros ? Ajoutons lui une salopette. Et voilà, Jumpman prend l’apparence qu’il a encore de nos jours, celui d’un ouvrier moustachu avec une casquette sur la tête.

Pour ce qui est du jeu, le système est simple, Jumpman escalade des échafaudages jusqu’à rejoindre la belle Pauline. Sur le parcours, Donkey largue des

Premier Niveau du Jeu

barils pour nous tuer. Pour nous défendre nous pouvons sauter par dessus les barils, ou utiliser un objet bonus en forme de marteau qui permet de casser les barils mais empêche parallèlement de grimper aux échelles tant qu’il est actif.

Contrairement au jeu Pac-man, sorti un an auparavant, Donkey Kong possède des niveaux variables ce qui permet de rompre la monotonie. Néanmoins, le champion des deux jeux reste le même, à savoir Billy Mitchell. Puisqu’il est le premier à avoir découvert le bug du niveau 256 dans Pac-man et la mort de Jumpman au milieu du niveau 22 dans Donkey Kong.

N.B : Et comme j’ai parlé de grimper sur des échafaudages et de monter le plus haut possible, vous avez sûrement compris que Mario à l’origine n’est pas plombier, mais charpentier.

De Jumpman à Mario

Le propriétaire des locaux où travaillait Nintendo USA s’appelait lui aussi, Mario. Et vu qu’il était réputé pour avoir mauvais caractère et qu’à l’origine Jumpman n’était pas quelqu’un de bien (il maltraite le gorille, c’est pour cela que celui-ci kidnappe Pauline), ils lui donnèrent le nom pour la sortie de Donkey Kong Junior ou cette fois-ci c’était vraiment Mario le méchant, et Donkey Junior qui libérait son père. Jumpman devient donc Mario, voilà notre héros a un nom, mais ce n’est pas suffisant, il lui faut aussi un univers…

L’univers de Mario

Et ici on va parler d’affordance (Merci Doc Géraud pour le nom du concept). L’Affordance donc c’est le fait qu’un objet suggère sa fonction : quand vous voyez une

Ceci est un goomba, on sait qu’il est méchant à cause des sourcils.

tronçonneuse, vous savez tout de suite qu’elle sert à découper des trucs (arbre, métaux, être vivants…). Bref, c’est sur ce concept que s’appuie Mario Bros et ses suites. Hé oui, l’univers de Mario a du sens, ce n’est pas simplement un trip de japonais sous acide.

Prenons l’exemple des Goombas, ces champignons ressemblent à des bumpers, il est donc naturel de faire comme ce qu’on fait avec un bumper, c’est-à-dire appuyer dessus. C’est aussi le cas pour les tuyaux qui font exactement la taille de Mario et donc incite à croire qu’il puisse y descendre.

Des tuyaux, des champignons, et une princesse, voilà un univers prêt à être utilisé par les joueurs du monde entier. Et désormais vous savez pourquoi Mario vit dans le royaume Champignon et pas à Brooklyn comme dans sa f***ing adaptation cinématographique.

Culture | Jeu vidéo | 03.10.2013 - 11 h 20 | 0 COMMENTAIRES
Histoire et Jeu Vidéo : La Légende d’E.T (Le Crash de 1983)

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Aujourd’hui je vous propose de faire un point d’histoire spontanée sur une époque difficile et passionnante pour le jeu vidéo. De cette période historique est née une légende propre au monde vidéo-ludique, que je vous invite de découvrir. Et non, il n’y a pas d’OVNI dans l’histoire aussi étrange que cela soit, quoi que…

Atari K.O par Activision

Si vous suivez un peu mon blog, vous le savez, l’entreprise Activision fut créer par des anciens développeurs qui se plaignaient (à juste titre) que leur travail

Atari 2600 (Attention Constructeur Méchant)

ne soit pas reconnu chez Atari, leader sur le marché, à l’époque, avec la console Atari 2600. Pour rappel, la direction refusait de créditer les créateurs des jeux.
Ce que je ne vous ai pas dit, en revanche c’est que l’entreprise Activision n’avait pas la volonté de faire des jeux sûr une console qui leur serait propre. Ce qui fait de nos amis d’Activision, le premier éditeur tiers sur une console, ce qui ne plaît pas trop à la firme constructrice de la console qui n’avait pas prévue ce problème.
Atari engage donc un procès contre Activision, et Activision gagne, ils sont donc autorisés à créer des jeux sur la console contre l’avis de son constructeur. Le problème, c’est qu’il s’agit d’une décision de justice, et donc qu’elle fait jurisprudence. Et si Activision sortait des bons jeux à l’époque, les effets de la jurisprudence autorisent d’autres développeurs moins scrupuleux à entrer en concurrence.
Fin 1980, alors que le marché est florissant, les nouveaux éditeurs arrivent enfin. Les consoles sont inondées par des éditeurs tiers ayant de maigres compétences en matière de jeu vidéo. Ils ne voient qu’un marché de consommateurs idiots et naïfs. C’est d’ailleurs aussi la vision d’Atari (dont le comportement à toujours était discutable de tout façon…)
Nous arrivons donc en 1982, pour Noël, les parents achètent des jeux à leur enfants. Et là…Des copies bas de gamme de Pac-Man, des clones de jeux déjà existant, bref, des arnaques et des bouses à la pelle.

La crise de 1983

Les enfants sont déçus, les parents sont scandalisés, bref le consommateur « naïf et idiot » va ce faire entendre. On ne les reprendra plus à acheter des jeux ou des consoles. Les ventes ne se contentent alors pas simplement de baisser, mais elle s’écroulent totalement. Les producteurs paniquent bien évidemment puisque incapables d’écouler la marchandise. Ils tentent alors de se débarrasser de leurs jeux pourris et inondent encore plus un marché déjà sinistré. Malheureusement pour eux (ou bien fait), il y a bien trop de cartouches en stock (la production ayant tripler en deux ans), et elles s’entassent.
Désormais les parents et les enfants se tournent tous vers le futur : le micro-ordinateur. Et délaisse par conséquent les consoles. Les médias nationaux parlent de « la fin du jeu vidéo ».
Cette époque marque la fin de la seconde génération de console dont les trois consoles phares étaient l’Atari 2600, dont la firme se tournera judicieusement vers les ordinateurs, la Colecovision dont l’entreprise fermera suite à cette crise, et enfin la Vectrex (qui fut ma première console).

La Legende d’E.T

En 1983 donc, Atari voit ces jeux qui s’entassent dans ces entrepôts, et est incapable de les vendre, ou les détruire, ce qui coûterait trop cher. L’entreprise décide donc d’avoir recours à une solution radicale. Durant une nuit, une vingtaine de camion Atari rejoigne une décharge public. Là, des tonnes de jeux vidéos plus mauvais les uns que les autres sont enterrés et par dessus on coule une dalle de béton.
Parmi ces jeux devenus légendaires par leur absence totale de qualité (un peu comme les nanars au cinéma) ce trouve un jeu qui fut considérer pendant longtemps comme le pire jeu de l’histoire. Ce jeu est l’adaptation du film E.T, l’extraterrestre. Et comme pour le nord, on pleure deux fois en parlant d’E.T : une fois parce que le film est triste, une fois parce que le jeu est mauvais.
Certains considèrent ce jeu comme tellement nul qu’ils le tiennent (à tort) comme l’unique responsable du crash de 1983. Le plus ironique c’est que les jeux E.T furent enterrés dans la décharge d’Alamogordo au Nouveau-Mexique, ville où se trouve le musée de l’exploration spatial mais qui est aussi lieu de rencontre de nombreux ufologues.
L’histoire semble véridique et ne pas être une simple légende urbaine puisque de nombreux témoignages se corroborent entre eux, et que des recherches ont été financer il y a peu de temps pour mettre la main sur ces cartouches.

 

Conclusion : Le Japon à la rescousse.

C’est la sortie de la NES de nintendo, en 1985, qui rendra sa force au secteur vidéo-ludique. Avec cette console, certes d’une faible puissance, mais au prix très abordable, Nintendo s’assurera de conquérir le marché. Mais surtout ce qui fait la force de la NES c’est les jeux de la console, dont le premier et le plus connu fut le désormais célèbre Super Mario Bros.

Nintendo afin d’éviter les mêmes problèmes qu’Atari avec Activision créera le célèbre « Seal Of Quality – Nintendo » qui permettra à la firme de garder le contrôle sur sa console. Malgré tout, des développeurs réussiront à faire des jeux pirates sur la console, mais en nombre beaucoup plus faible et assez négligeable pour que le consommateur retrouve un intérêt pour le secteur. Et cela permettra deux choses à Nintendo : contrôler la qualité des jeux sur la console et aussi de faire payer le Seal of Quality au prix fort.

Actu | Culture | Jeu vidéo | Retro-Tests (Les Jeux Méconnus) | 05.07.2013 - 22 h 59 | 0 COMMENTAIRES
Le Samedi, c’est vieillerie : Conker’s Bad Fur Day

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 Conker’s Bad Fur Day (Sur émulateur)

Prélude : L’histoire de Rareware

 Nintendo a depuis la Wii pris le tournant familial qu’on lui connaît aujourd’hui. Mais la firme à l’ancien « N » cubique était auparavant tournée sur les jeux exclusivement pour enfants, à l’inverse de Sega ou Sony qui préféraient l’adulte et l’adolescent. On peut comprendre ce choix de Nintendo à travers son histoire : pour rappel, nos amis nippons produisaient, à l’origine, des jouets pour les bambins.

Durant la cinquième génération (N64/Saturn/Playstation), la firme eut assez peu de partenaire prolifique en raison du support physique qui rebuter les éditeurs et développeurs, et du coût de production des dites cartouches. Néanmoins un studio de développement permit de maintenir les ventes de console à flot : le studio Rareware (aussi nommé Rare Ltd). Il s’agissait d’un studio second-party, c’est-à-dire un studio qui ne produisait que pour les consoles Nintendo, en échange d’une aide financière. Soumis aux contraintes des papas de Mario, Rareware développa des jeux plus où moins en lien avec les univers Nintendo préexistants. Le studio développa par exemple Donkey Kong Country 64 (1999) mais aussi un jeu qui donnera naissance à un univers propre à Rareware: Diddy Kong Racing (1997), qui est au passage meilleur que le Mario Kart de l’époque.

Avec ce jeu, le futur du studio est déjà tracé pour toute la période N64, en effet dans ce jeu, on trouve tous les héros emblématiques des futurs jeux qui seront développés par les développeurs, comme par exemple Banjo de Banjo & Kazooie, (1998) sorti un an plus tard ou même Conker qui nous intéresse aujourd’hui.

Il faut savoir que Rareware est un studio qui profitait de l’exclusivité de Nintendo, mais qui en a également subit les contraintes. Les jeux pour adultes furent extrêmement limités sur la console, or le studio avait une prédisposition pour le cynisme et l’humour noir (voir Banjo & Kazooie). Le studio devra donc attendre qu’un nouveau support, la Gamecube (2002), fasse mourir la cinquième génération, pour pouvoir enfin sortir un jeu totalement libéré des contraintes. En 2001, sortira donc Conker’s Bad Fur Day, développé par Rareware et édité par THQ.

En 2002, un an après, Microsoft rachètera le studio et celui-ci sombrera dans l’oubli jusqu’à l’E3 de cette année avec le retour de Killer Instinct, les jeux du studio entre-temps s’étant révélé moyen.

Merci Rareware

Merci Rareware !

Information sur le jeu

 L’idée de base était de faire un jeu aussi bon voir meilleur que Banjo & Kazooie, mais avec un univers nouveau, qui ne ressemble pas du tout à ce que Rare avait produit jusqu’alors. Le résultat fut au-delà des espérances des critiques, des quelques joueurs restant sur N64, et de ceux qui le découvre aujourd’hui sur émulateur.

Le jeu n’aurait jamais vu le jour si la console de Nintendo n’était pas mourante. La firme nippone à toujours cherché à éviter les jeux obscènes et les piratages en tout genre, c’est d’ailleurs l’origine du « Seal Of Quality-Nintendo ». Les créateurs de Kirby n’ont probablement accepté ce jeu que parce que la console vivait ses derniers mois, cédant peu à peu sa place à la Gamecube.

Bien que Nintendo accepte la sortie de cet OVNI vidéo-ludique (encore aujourd’hui), elle ne s’y associera pas et ce sera THQ qui distribuera le jeu. Il faudra même une pétition pour que le jeu arrive sur les étagères des joueurs européens.

Étrangement malgré le chaos que fut le développement du jeu, celui-ci est considérer par les gamers qui l’ont découvert comme le meilleur jeu de la Nintendo 64, dépassant même les Zelda et le célèbre Super Mario 64.

Un seul conseil : méfiez-vous des écureuils !

Quand Rareware se lâche, c’est Nintendo qui prend cher !

 Que dire pour introduire ce hit ? Sinon que l’humour un peu gras de quelques jeux comme Pugsley’s Scavenger Hunt(1993) ou le gore gentilé de Carmageddon(1997) sont des histoires pour des mamies cardiaques à côté de ce que propose Conker’s Bad Fur Day. En gros, ce jeu, ce torche le cul avec la politique bon-enfant de Nintendo…

Voici donc le spitch : Vous incarnez Conker, un écureuil cupide et alcoolique qui tente de rentrer chez lui après une soirée bien arrosée dans un bar, mais c’est sans compter sur le roi panthère, qui veut utiliser Conker comme pied de table (WTF!) pour pouvoir poser son verre de lait sans qu’il se renverse.

Et oui, le scénario est totalement ridicule, et offre à vos papilles vidéo-ludiques le pire héros de bon jeu vidéo jamais créer. Dans Diddy Kong Racing, Conker était pourtant un personnage sympathique et souriant, mais ici c’est un gros vicieux, un alcoolique, radin, cupide, et d’un cynisme à tout épreuve. Oubliez Mario qui veut sauver la princesse, ici vous voulez du fric, de l’oseille, du pognon !

Vous utiliserez des seins géants comme tremplin, vous devrez combattre un étron chantant à coup de papier toilette, et vous rejouerez certaines scènes des films de Kubrick et d’autres œuvres célèbres…En résumé, ce jeu pourrait être sous-titré : « j’irais cracher sur Nintendo ». L’univers mignon des jeux sortis depuis le début de la console, est ici méticuleusement massacré. L’univers coloré ne vous interdira pas de lancer des villageois dans un broyeur, par exemple.

Bizarrement, alors que les jeux South Park de l’époque étaient d’immondes bousins, l’univers développé dans ce jeu est finalement assez proche de la série, ne respectant rien, ni personne. L’humour scatologique des bas-fonds ravira les féministes qui verront une fleur se faire violer par une abeille, les mères adoreront voir le fils incarner un écureuil bourré cherchant de l’aspirine, enfin les gros machos seront ravi de devoir castrer un robots à coup de brique dans les valseuses.

Pas de bon jeu, sans un bon gameplay…

Alors là, c’est parfait, hormis quelques ralentissement dut à l’émulation, le jeu se maîtrise avec une facilité déconcertante. Comme habituellement dans les jeux Rareware, les informations tels barre de vie et autres ne sont visible qu’en cas de besoin, ce qu’on apprécie quand comme moi, on joue sur une télé minuscule.

L »absence de viseur rajoute de la difficulté sans pour autant rendre le challenge difficile.

Malheureusement le gameplay n’apporte rien de novateur, parfait, certes mais pas très original, ce qui est dommage quand le jeu ce veut une révolution de bout en bout. Il fera néanmoins fermer leur clapés aux fans de Mario 64 et son foutu boss qui à détruit les joysticks de mes deux manettes ! Le multijoueur est lui aussi très bon, bien que pas nécessairement utile, l’aventure solo se suffisant à elle-même.

Côté chipotage, on pourra critiquer le fait que, à vouloir balancer sur tout et tout le monde, le jeu se perd parfois, et du coup nous aussi. On ne sait pas de quel manière le problème doit être abordé, mais un peu de difficulté n’a jamais fait de mal. Et second défaut Conker est un peu trop fragile lors des chutes,ou alors j’ai trop jouer a Mario, je sais pas…

Le rendu sonore et graphique est-il digne de ce nom ?

Commençons par la bande son. Quand j’ai commencer le jeu, je me suis mis le plus possible dans des conditions de « joueur console » en me persuadant que je jouer sur ma vieille N64 (mon amour !). Et là j’ai crié « Fuck ! ». Pourquoi ? Parce que le jeu possède une bande sonore avec des voix, des vrais voix de qualité ! On entends tous les personnages qui parlent ou chantent sur une Nintendo 64 et parfaitement bien. Et je me suis forcément poser la question : « Pourquoi ils l’ont pas fait sur les autres jeux ? » et puis grâce à ça j’ai découvert les bouses sonores que sont Mario et Zelda sur CD-i.

Pour ce qui est des graphismes, les couleurs sont chatoyantes, et le jeu est très lisse. Ce jeu prouvera leurs tords aux gens qui disent que la Playstation était une meilleur console que la Nintendo 64 (meilleur support, ne signifie pas meilleur plate-forme…)

On regrettera une chose, c’est que le jeu n’est ni doublé en français, ni traduit en français, ce qui est bien dommage, car la qualité des doublages chez Rareware n’a jamais été égalé dans un jeu vidéo depuis Banjo & Kazooie. Autre défaut mais récurrent à l’époque, les angles de caméra parfois douteux pour pas dire complètement foireux durant les phases d’équilibriste entre autre.

Oui, il y a même les paroles si vous avez envie de chanter : « Je suis un magnifique tas de merde ! »

Pourquoi avoir fait ce jeu sur émulateur ?

Généralement, je suis assez respectueux des jeux rétro, et j’aurais aimer l’être aussi pour cette merveille, cependant la production peu nombreuse de cartouche de Conker’s Bad Fur Day fait que celui-ci est devenu, en moins de 12 ans, une rareté. Comptez donc débourser au moins 70€ pour pouvoir jouer sur console, avec un jeu d’occasion sans boite, ni notice, et avec la boite on atteint vite le 150€, un peu cher si vous voulez mon avis.

Que vaut le remake sur Xbox ?

Conker : Live & Reloaded est le remake du jeu, plus beau, et en français cette fois, le jeu peut aller de 30 à 100€ selon s’il est d’occasion ou neuf. Gros point négatif, il s’agit d’une version censurée par rapport au jeu d’origine. La fonction Xbox live ne sera bien sur plus d’actualité.

Post Scriptum : Ce jeu est l’un des seuls à avoir une note supérieur à Zelda : Ocarina Of Time sur sa console d’origine.

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