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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Culture | Perso | 07.07.2016 - 03 h 41 | 5 COMMENTAIRES
Comment Bien Vivre une Relation Libre ?

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Il est un fait indéniable : Le couple monogame n’est pas fait pour tout le monde. Il apparaît parfois comme une prison, souvent comme un mensonge et finalement comme une souffrance, chez certains hommes comme chez certaines femmes. La relation libre apparaît alors comme une solution mais aussi, trop souvent comme une aveux d’échec du couple. Comment bien vivre une relation libre ? C’est le sujet du jour.

« Le Couple » : La Monogamie Sociale.
Certaines personnes sont faites pour la monogamie sentimentale et sexuelle. Mais, pour toutes les autres, c’est finalement une douleur. Je n’ai que deux couples d’amis qui soit 100% monogames. Les autres se trompent régulièrement, ou sont dans des relations ouvertes, quand ils ne sont pas simplement célibataires, pour éviter les carcans du couple. Il existe aussi des formes d’amour que je ne connais pas personnellement. Les individus asexuelles, polyamoureuses, en sont quelques exemples.
« Le Couple » monogame est une norme sociale comme l’hétérosexualité. Et, comme l’hétérosexualité, le couple monogame est donc socialement acceptable et n’est vu que comme la seule forme d’amour possible, avec une différence de degré d’acceptation, des plus bigots aux plus ouverts. Cette norme sociale, comme toutes les normes, ne convient pas à tout le monde. A titre d’exemple, une personne asexuelle, ne trouvera pas forcément le couple monogame comme une forme pertinente de la relation amoureuse.
Le « trouple », la relation libre, et un nombre incalculable d’autres exemples sont des formes alternatives de l’amour comme les sexualités LGBT+, sont des alternatives à la norme dominante qu’est l’hétérosexualité. Ainsi, dire que l’amour d’un trouple est moins stable ou moins beau que l’amour à deux, c’est porter un jugement du même ordre que ceux qui jugent que l’amour homosexuel est moins valable que l’amour hétérosexuel. Il suffit de voir la série « Sense8 » pour s’en convaincre, la scène la plus romantique de la première saison est une scène orgiaque. De plus, les statistiques du nombre de divorce, montrent assez bien le très relatif succès du couple monogame à long terme.
C’est ce long processus de déconstruction de l’idée du « couple monogame » comme réussite sacrée de la vie sentimentale qui permet de s’ouvrir à de nouvelles possibilités. Dans un cas, au bout du processus, vous découvrirez que le couple monogame est une forme de relation qui vous corresponds et vous continuerez d’être heureux, alors que dans le cas contraire, une myriade de possibilités pourront s’offrir à vous, pour l’être vraiment. Ce processus peut paraître excessivement austère et peu romantique, il n’est pas passionnel et c’est une recherche par pure rationalité, de son propre bien-être. Pourtant, il évite un nombre important de problème car au final, vous savez vraiment ce que vous cherchez, et vous entrerez plus facilement en discussion sur cette question.

La relation libre : Un contrat et une confiance.

Dorian Gray dans Penny Dreadful est un libertin très très assumé.

Une relation libre n’est pas comme le couple monogame qui s’impose tacitement et naturellement dans une relation. C’est le principe même de la norme d’être tacite et de ses exceptions comme ici, la relation libre, de devoir être proposées et consenties ouvertement. Il faut donc établir « un contrat » ou avoir « the talk » lorsque la relation devient libre ou que le couple monogame devient un trouple. Est-ce qu’on embrasse les plan-culs ? Peut-on les revoir ? Combien de fois ? C’est aux différents partis du contrat d’établir la négociation.
Comme l’expression « avoir the talk » le suggère, une relation libre ne marche que dans le cadre d’une communication et d’une confiance véritable au sein du couple. Les non-dits, les inquiétudes recuites, ou les points flous du contrat peuvent créer des problèmes. Il est donc important d’aborder ces obstacles dès qu’ils sont posés, mais de manière apaisée. Si le contrat n’était pas clair, les fautes sont partagées entre les partis, il est inutile de vouloir mettre la faute en totalité sur l’autre.
Contrairement à ce qu’on croit, un contrat ou un « talk » n’à rien de définitif. D’ailleurs les ajustements seront forcément nécessaires au fil de la relation, les gens changent souvent avec le temps, et ce qui ne vous gène pas aujourd’hui, vous généra peut-être dans un an. La communication et la confiance sont donc des choses qui doivent être continues et pas uniquement présentes au début de la relation. Il est important de discuter de ses appréhensions et de ses doutes et d’autre part de rassurer l’autre si quelque chose l’inquiète.
Encore une fois, cette relation peut apparaître comme extrêmement rationalisée et peu romantique. Mais dans la pratique, les termes « contrat », « talk », « conditions » seront rarement présents. En plus, cela n’empêchera pas les câlins, les bisous et toutes mièvreries que l’on s’inflige amoureusement sur le canapé devant une énième rediffusion d’Une Nounou D’Enfer.

La sexualité : L’obsession égalitaire de la relation libre.

QAF : Dans la saison 2, le coup a « the talk » à propos de leur relation.

La relation libre permet de pouvoir avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes ou femmes que votre compagne ou compagnon. Mais il apparaît souvent chez ceux qui ont une relation libre pour la première fois, une forme d’égalitarisme sectaire entre les deux compagnons sur le nombre de partenaire. Ce besoin égalitaire est compréhensible, il part du principe qu’aucun des membres du couple ne doit se sentir « abandonné ». Mais cette considération par du principe erroné que nous avons tous et toutes les mêmes pratiques et les mêmes fréquences, concernant la sexualité. En réalité, la relation libre, permet, justement, à deux personnes ayant des fréquences sexuelles différentes, de s’accorder parfaitement, il est donc logique que l’un couche plus que l’autre.
Bien entendu, dans ce cas là, la jalousie peu apparaître, mais la jalousie n’est pas une forme pervertie de l’amour, c’est une forme de possession. Le jaloux a, ici, l’impression que l’autre lui échappe, alors que manifestement, s’il revient, c’est qu’il n’y a pas de raison d’être jaloux.
Il faut ajouter que pour les personnes ayant une activité sexuelle, la relation libre est parfaite pour qui est amoureux d’une personne asexuelle. L’asexualité de votre partenaire est dès lors, une contrainte beaucoup moins importante, pourvu que celui-ci arrive à ce voir dans une relation libre.
Enfin, la relation libre impose l’utilisation de préservatifs et autres moyens de contraceptions. Plusieurs partenaires signifient que les risques de maladie se multiplient. Ceci, n’est pas négociable dans le talk/contrat, ne pas mettre de protection, ce n’est pas qu’un danger pour vous mais aussi pour votre compagne/compagnon et aussi tous vos partenaires.

Le regard des autres : Jugement & Compréhension.
Avoir une relation amoureuse hors-norme aura un effet différent d’avoir une sexualité hors-norme. La sexualité, on ne questionne guère dessus. Personne (à part moi) ne demande spontanément : « comment était votre dernière sodomie ? ». En revanche, la fameuse question, « et toi, comment vous les amours ? » vient assez souvent sur le tapis, surtout dans les repas de famille.
Contrairement aux idées reçues, les gens sont peu médisants du moment que les choses sont claires, assumées et revendiquées. Ils seront peut-être surpris, il est vrai que les relations libres assumées sont encore rares. Bien entendu, certains en profiterons pour vous faire l’article sur la monogamie. A la façon des homosexuels qui « ne sont de vrais mecs », celui ou celle qui sera en couple libre deviendra immédiatement, pour ces gens, un(e) incapable de satisfaire sexuellement son compagnon ou sa compagne. Alerte : ces personnes sont toxiques et sont fermées d’esprit. Si leurs préjugés prennent le pas sur votre bien-être, il faut les évacuer de votre vie sociale, le plus tôt possible !
Si vous êtes comme moi, très résistant psychologiquement, par contre, c’est-à-dire que ces remarques glissent sur vous, vous pouvez travailler leur avis pour leur faire reconnaître que celui-ci est stupide. Néanmoins, comme déconstruire le racisme, cela peut prendre des heures et des journées entières de dialogue avec la personne ce qui peut parfois être épuisant mais est une véritable satisfaction à la fin.

Conclusion : La Relation Libre est Une Relation Amoureuse Rationalisée.
La relation libre est une relation qui évite de nombreux problèmes que le couple monogame cache souvent sous le tapis et qui finalement le brise tôt ou tard. De plus, le besoin de communication constant permet une meilleur confiance et un investissement sincère dans la relation, ainsi qu’un meilleur dialogue concernant la sexualité et les fantasmes. La personne ne reste pas avec vous pour le sexe ou le confort du lit, elle reste avec vous par amour.
Pourtant, il est clair que la relation libre possède des défauts. Elle est par exemple un faible vecteur de passion en amour comme en haine. La rationalisation prendra souvent le pas sur les sentiments, et les disputes sont souvent plus rares, alors qu’elles permettent parfois d’être des soupapes de sécurité dans certains couples.
Encore une fois, bien que le couple monogame ne soit pas la solution pour tous, la relation libre n’est pas l’alpha et l’oméga de la relation réussi. Elle est une possibilité parmi de nombreuses autres d’être heureux pour soi-même et non dans les yeux des autres. Il faut apprendre à se connaitre pour construire des relations honnêtes avec autrui, y compris en matière d’amour.

En complément :

Actu | conso | Culture | Jeu vidéo | 14.06.2016 - 21 h 36 | 1 COMMENTAIRES
E3 2016 : Jeux LGBT+, Orlando & Nouveauté

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Cette semaine, le monde vidéo-ludique avait le regard en direction de Los Angeles et Orlando. En effet, le début de l’E3 2016, événement mondial du jeu vidéo, coïncidait, à quelques heures prêt avec la fusillade dans le bar gay de Orlando. Comment la tragédie est-elle traitée par les éditeurs de jeu ? Quels sont les prochains jeux LGBT-Friendly qui sortiront ? Retour sur l’E3…

Orlando et l’E3 : Une communication faible mais présente.

Mike Gallagher (Source : Arstechnica)

Quelques heures après les premières informations sur la fusillade, débutait la première conférence de l’E3, avec Electronic Arts en ouverture. Avant cela, le président du comité d’organisation, Mike Gallagher est intervenu pour évoquer les événements de manière sobre : « That was an act of terrorism and an act of hate » avant de déclarer les différents éditeurs, libre d’évoquer à leur manière, la tuerie homophobe d’Orlando. Il a également évoquer la violence dans les jeux, qui ne manquera pas d’être une justification des politiciens dans les jours et semaines à venir, comme certains l’avait fait pour l’affaire Merah, pour tenter d’expliquer les événements.
Les présentateurs et la communication d’EA n’ont pas fait d’annonces ou d’hommages aux victimes. Il faut dire que les conférences de l’E3 sont préparées et organisées à la seconde prêt, et que les communicants n’avaient sans doute pas encore eut le temps pour faire les choses correctement. Néanmoins, à parti de la deuxième conférence, celle de Bethesda, tous les présentateurs et animateurs des différents événements, porteront un macaron aux couleurs de l’Arc-En-Ciel LGBT+. En dehors, de ce petit macaron, il n’y aura pas d’hommage aux victimes sur les plateaux mais des petits mots en introduction ou en conclusion des conférences, notamment celle d’Ubisoft et Microsoft.
On aurait été en droit d’attendre plus d’autres éditeurs. Autant certaines conférences étaient longues et copieuses en annonce comme chez Ubisoft, autant la conférence de Bethesda, par exemple, était aussi vide que le néant. Il aura était facile d’introduire un mot pour les victimes dans leur conférence surtout qu’Ubisoft l’a fait.
Une communication très sobre donc, mais peut-être était-ce mieux ainsi. Les entreprises de gaming sont rarement talentueuses en matière de communication. On ce souvient par exemple de la « planète gay » de Star Wars : The Old Republic qui avait fait grand bruit. Il vaut mieux faire dans la retenue que de faire une gaffe comme François Hollande, par exemple et par hasard…

Les présentateurs de la conférence bethesda.

Les Nouveaux jeux LGBT-friendly à attendre
Cette année, l’E3 était plutôt faible en annonce de manière générale et par conséquent les jeux LGBT seront aussi rares. Bien entendu, comme d’ordinaire, il ne faudra pas compter sur Nintendo, ou Ubisoft. La première firme n’est pas ouverte sur le sujet, et on pourrait même dire qu’elle est homophobe, par moment. Concernant Ubisoft, cela fait des années que le talent et le courage n’existe plus et qu’ils éditent les mêmes jeux baclés en boucle, que ce soit Far Cry, Assassin’s Creed, ou le prochain Tom Clancy qui semble aussi ennuyeux que peu original. Ne comptez pas sur eux, donc, pour une véritable prise de risque sur le terrain LGBT, ils ne prennent même pas de risque en matière de gameplay.
Microsoft ne proposera pas de jeu abordant ces thématiques, du moins, pour l’instant, ça ne semble pas être le cas. Le problème, c’est que depuis la saga Fable, leur jeu n’ont guère fait d’efforts pour les LGBT. Mais contrairement à Ubisoft, cela ne fait pas dix ans depuis le dernier personnage gay, dans une licence.
Bethesda propose des DLC pour Fallout 4, le jeu post-apocalyptique, qui lui est gay-friendly. Ainsi, le Nuka-Cola Park ouvrira ses portes aux joueurs qui souhaiteront y mettre le prix. Néanmoins, je vous conseille d’attendre l’édition complète avec tous les DLC pour investir dans Fallout 4, vous pourrez, ainsi, avoir tous les DLC et surtout, des mods pour rendre le jeu graphiquement convenable seront disponible sur le net. En revanche, les amoureux de Skyrim seront déçus, car l’épisode 6 de The Elders Scrolls n’a fait l’objet d’aucune annonce.
On termine avec EA, et bien entendu, leur studio Bioware, et quelques nouvelles images du prochain Mass Effect : Andromeda, qui sortira début 2017. La saga futuriste très gay-friendly reviendra donc bientôt et dévoile un personnage pour cette E3, une Asari qui semble plutôt jeune. Néanmoins si le jeu doit sortir dans moins d’un an, il est inquiétant de ne pas encore voir de phase de gameplay mais uniquement des cinématiques. Même si, une chance pour Bioware, Mass Effect, est l’une des sagas où les personnages et le scénario priment sur les mécaniques ludiques.

Non, personne ne gagne l’E3 2016…
L’E3 est un concours de communication où les éditeurs font montre de leurs derniers produits dans de jolis paquets pour les joueurs ainsi que les actionnaires. Ainsi chaque année, vidéastes et sites internet déclarent vainqueur l’un ou l’autre des éditeurs. Jamais la concurrence sur un marché n’a été aussi officielle. Le problème, c’est qu’en réalité personne ne remporte cet E3, comme les dernier,s car les éditeurs n’innovent plus.
Depuis la crise de 2008, les éditeurs sont devenus frileux. Nous sommes dans une époque de pessimisme économique profond, et le jeu vidéo reste un marché. En conséquence, les prises de risque sont minuscules voir inexistantes. Cela explique notamment l’explosion du jeu indépendant. Cette année vous n’aurez guère qu’une nouvelle licence proposée par Kojima et c’est tout. Le reste ne sera que des petits jeux indépendants sous tutelles ou des jeux sur tablettes. Pour le reste vous aurez, des suites, des spin-off et des remake, et c’est tout.
Peut-on dire qu’il y a un vainqueur quand personne ne fait la course de peur de tomber ? Je ne pense pas. Mais néanmoins certains éditeurs commencent à écouter les joueurs et c’est salutaire. Ainsi, cette année, dieu merci, nous n’avons pas de nouvel opus d’Assassin’s Creed ! Ce qui permettra peut-être, souhaitons-le, un renouvellement de la série, du gameplay et des personnages moins unidimensionnels.
En conclusion, cet E3 était mauvais, très mauvais, et ennuyeux. Quelques bonnes surprises certes, mais avec plus de trois jours de conférences, c’est la moindre des choses…

Pour voir l’actualité de l’E3 2016 et la totalité des annonces, c’est ici.

Actu | Associatif | Culture | Politique | 04.04.2016 - 15 h 36 | 12 COMMENTAIRES
LGBT+ : La #NuitDebout est aussi à vous !

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Alors que la « Nuit debout » trouve enfin un écho sur les chaînes et radios nationales, je constate que les associations LGBT n’encourage pas le mouvement de contestation. Pourtant, nous aussi, nous devrions prendre notre part dans cette manifestation. Petite explication…

« Pride » : Les luttes sociales sont aussi pour nous.
Nous le savons tous, désormais, le « Mariage Pour Tous » était une mesure prétexte. En 2012/2013, François Hollande a fait de nous des cautions de sa politique droitière. Aujourd’hui, après quatre années de social-libéralisme, le constat est frappant. Le mariage homosexuel était une promesse tenue uniquement pour que François Hollande soit encore dit « de gauche ». Nous, les LGBT+, avons été utilisé comme des paillassons, par le gouvernement Hollande qui, depuis, s’essuie tous les jours, les pieds, les mesures sécuritaires et les discours racistes, sur la loi Taubira et donc, sur nous. Nous avons été des instruments, des outils, des kleenex pour un gouvernement de droite.
Aujourd’hui et hier, dans différentes villes, et sur différentes place, dont la Place de la République à Paris, des gens se réunissent pour dire leur colère. Ne devrions-nous pas être avec eux ? Nous sommes aussi victimes qu’eux de la politique du gouvernement. Non seulement notre orientation sexuelle et nos revendications sont exploitées par le gouvernement, mais la loi est restée croupionne depuis son vote. Mais, plus encore que les travailleurs, les étudiants ou les chômeurs, nous ne pouvons rien attendre du retour de la droite, même la plus sociale. Nous sommes requis à soutenir ce mouvement d’indignation.
Sur cette place de la République, comme à Toulouse ou à Caen, le sujet principal, c’est la démocratie. Mais la démocratie, ce n’est pas simple, ce n’est pas facile. Il faut des gens, des citoyens pour faire une démocratie. Il faut une diversité de personnes. Comme la jeunesse racisée des ghettos, ou les salariés de PSA, nous sommes une partie de cette diversité. Les gens qui débattent Place de la République demandent cette diversité, il nous demandent de venir avec eux. On pourrait citer Frédéric Lordon, qui, à la tribune, réclamait cette diversité sociale pour construire « quelque chose » tous ensemble. Il faut des hétéros, des gays, des lesbiennes et des transgenres, comme il faut des agriculteurs, des taxis, des cadres, et des chômeurs, sur cette place de la République.

Le collectif à l’initiative de la « Nuit Debout » est intitulé « Convergence des Luttes », on y trouve des opposants à l’état d’urgence, à la Loi Renseignement, à la déchéance de nationalité (désormais supprimée), à la Loi Travail, et beaucoup d’autres. Nos luttes aussi sont importantes et peuvent convergées avec celles-ci.
Le magnifique film « Pride » devrait remettre dans la tête de certains que nous sommes plus forts quand nous luttons tous ensemble que chacun dans son coin. Ce film est une histoire vraie, cela nous apprends qu’il est possible que ça marche, que nous pouvons tous et toutes être allié.e.s. Nous aussi, nous pouvons écrire une histoire vraie en participant à ces mouvements.

Manifestation Numérique : Le genre en débat !
Si le collectif #Onvautmieuxqueça est un mouvement numérique et social contre la « Loi Travail », c’est aussi un mouvement féministe. Naya, Buffy Mars et Klaire Fait Grrr sont d’ardentes féministes sur Internet et en particulier sur Youtube. On retrouve également Cordélia, notamment connue chez Yagg, dans ce collectif.
Sous l’impulsion d’un Frédéric Lordon qui, Place de la République, encourageait à la création d’une nouvelle constitution, un framapad fut ouvert, le 3 Avril par ce collectif. Avant que des idiots n’effacent où ne modifient le texte à répétition, rendant l’expérience caduque, la question du genre fut évoquée. Ainsi la constitution employée un langage non-sexiste. De plus et assez rapidement, la question du genre est entrée en débat autour de sa suppression dans l’identification des personnes.

Idée 9 : Tous les Humains sont égaux en droits, peu importe leur sexe, leur genre, leur origine, leur ethnie, leur couleur de peau, leur religion, ou leur orientation sexuelle. suggestion : changement d’état civil libre et gratuit, ajout d’une case « neutre » en plus de H/F (intersexes et neutres dans le genre) Pourquoi ne pas simplement supprimer cette case? +1 Suggestion : Pourquoi ne pas mettre simplement : « Tous les Humains sont égaux en droits » et c’est tout du coup ? [Trop vague, qu’est ce qu’un humain ? Ce serai une faille] => un être appartenant à l’espèce humaine ? Peut être dire « toute personne douée de raison » ? (du coup pour les gens en état de mort cérébrale on fait comment ? ) La définition lié à l’espèce me paraît la plus stable. Si on découvre des aliens intelligents, on avisera. ahah [personne humaine du coup non ? oui personne humaine uniquement sans précision :)] Suggestion : instaurer 1 troisième sexe dans les papiers officiels, enfin autre chose que « homme » ou « femme » quelque chose dans lequel les personnes trans pourraient se reconnaitre – le sexe a-t-il vraiment besoin d’apparaître sur les papiers ? surtout le sexe assigné à la naissance, basé sur l’apparence des organes génitaux externes ? +1 Comme dans les pays scandinaves ? Edit de ma part : Supprimer la notion de genre de la vision de l’Etat ? +3 ( pourquoi pas si tenté qu’elle soit vraiment cité dans les textes actuelles ) Les animaux méritent le respect aussi,_ assumer la _je suis d’accord, mais cela aura sans doute sa place dans différence humaine autre idée n/animal comme arbitraire peut être intéressant (ça parlait d’espèces plus haut) Le respect aussi mais l’égalité avec les humains… On peut en discuter 🙂 Reformulation proposée : Tous les Humains sont égaux en droits et ceci sans distinction d’aucun sorte.

Cette expérience de démocratie démontre au moins une chose, les mouvements #Onvautmieuxqueça et #NuitDebout veulent vraiment une égalité. Depuis combien d’années un nombre conséquent d’associations transgenres demandent t-elles la suppression du genre dans l’identification ? Et là, au bout d’une demi-heure la proposition était sur la table des débats. Dès lors, devrions-nous ignorer des gens qui soutiennent nos propositions où au moins en débattent quand les politiciens de carrière les ignorent, eux, copieusement ? Non, nous devrions les soutenir, être avec eux, être eux. Car ils sont avec nous, et demain j’espère, ils seront nous. Dans quelques semaines j’irais à Paris, et j’espère qu’ils seront encore place de la République, et j’espère y être avec vous tous…

On vous propose le hashtag : #LGBTDebout pour en parler sur Twitter 🙂

Actu | Culture | Jeu vidéo | 09.09.2015 - 17 h 00 | 0 COMMENTAIRES
Un Personnage Transgenre : Cremisius Aclassi, dans Dragon Age Inquisition

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Les jeux vidéos sont souvent avares en personnages transgenres. Bioware, dans Dragon Age Inquisition, a fait l’effort de mettre en avant Crem, de son vrai nom Cremisius, un guerrier qui peut rejoindre votre Inquisition. Comment le personnage transgenre est-il mise en avant ?

Pour la critique du jeu, c’est ici.

Pour un résumé du monde de Dragon Age,  c’est ici.

Biographie de Crem’ : Tévintide et Transgenre

Iron Bull est un Qunari

« Dans l’Empire Tévintide, si on n’est pas mage, on est rien. » Ainsi ce résume la doctrine politique de « l’Empire des mages ». Cremiscius est née femme, sans pouvoir magique, dans une société où les normes sexuelles sont extrêmement restrictives. Les femmes doivent enfantées, car les lignées magiques et l’héritage sont les fondements de cette société réactionnaire. Elevé comme une fille par une mère qui voulait que Crem épouse un marchand afin que la famille s’échappe de la misère, il finira par fuir cette vie. Il rejoindra l’armée Tevintide en tant qu’homme, les rôles féminins étant très restreints dans cette armée. (Ce n’est pas le cas dans le Sud du continent)
Durant quelques années, Crem officia comme soldat aux aptitudes martiales reconnues et admirées. Mais le guérisseur de l’armée découvrit son secret. La sentence pour cela était la mort ou l’esclavage. Crem s’échappa donc et rejoint une taverne où il fut sauver par un Qunari (Géant à cornes), Iron Bull, qui cherchait des profils pour organiser une entreprise de mercenariat. La Charge du Taureau était née.
Des années plus tard, les cieux furent déchirés par une magie ancestrale, et les Qunaris demandèrent à Iron Bull d’enquêter. La Charge Du Taureau, et donc Crem, finirent par rejoindre l’Inquisition du Seigneur Inquisiteur Lavellan (Vous).

 

Mon Inquisiteur

Mon Inquisiteur

Le traitement du Personnage : Parfait !
Crem est un PNJ donc non-jouable, mais il sera, néanmoins, très présent dans les quêtes de son supérieur, Iron Bull, qui est un proche de l’Inquisiteur. Iron Bull considère que Crem ayant le comportement d’un homme, c’est un homme. Cela s’explique par la culture des Qunaris. Dans le Qun (doctrine philosophique Qunari), les individus sont définis par leurs habitudes. Par exemple, le Qun donne des titres, mais pas de nom (symbole d’un héritage). Par conséquent Crem est un homme, car son comportement est celui d’un homme.
Pour l’Inquisiteur, vous avez comme toujours, le choix des dialogues. Vous pouvez être curieux, transphobe, tolérant, ou maladroit. Mon inquisiteur étant un elfe homosexuel n’ayant rien connu d’autre que son clan elfique, soit 50 personnes. Il est simplement curieux et tolérant. (il couche avec un humain, donc bon…)
Le comportement transphobe de votre inquisiteur en revanche aura un véritable effet sur le jeu. Le personnage d’Iron Bull désapprouvera votre comportement. (Ce qui veut dire, potentiellement moins de quêtes…) De plus si vous êtes transphobe, et qu’en plus, vous avez un comportement qui ne plaie pas à Iron Bull, La Charge Du Taureau peut quitter votre Inquisition. (Un compagnon, des dialogues, des cinématiques et des quêtes en moins…)

Une Romance dans le DLC Intrus (Spoilers)
Dans le dernier DLC, DAI : Intrus, deux ans après la fin du jeu, Crem et Iron Bull travaillent toujours pour l’Inquisition (normalement). Si Cole, l’esprit de bonté, est toujours l’un de vos compagnons, il aidera Crem à trouver l’amour en la personne d’une barde qui travaillait autrefois dans la taverne de Fort-Céleste. Une belle histoire d’amour et une belle histoire tout court 🙂

Conclusion : L’ingénieuse méthode de Bioware consiste à laisser au joueur le droit d’être transphobe mais le sanctionne pour ce choix. Cela permet de faire l’alliance entre la liberté de choisir qui font la force des franchises de Bioware et une politique pro-LGBT de l’entreprise. Il en va d’ailleurs de même, pour le mage homosexuel, Dorian Pavus. De tout façon, Dragon Age n’est pas une franchise pour les réactionnaires.

Culture | Jeu vidéo | 03.09.2015 - 19 h 16 | 0 COMMENTAIRES
Dragon Age : Inquisition (Critique)

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Bioware avait fait le pari en 2014, de faire l’alliance de son côté « LGBT-friendly » et du mot « Inquisition ». Aujourd’hui, je vous propose de découvrir la trame principale d’un jeu avec des personnages gays, lesbiens, et pour la première fois, transgenres ! (Et avec des dragons et des sorcières aussi…)

 

Oui, c’est vraiment le jeu. C’est beau, non ?

Rappel Historique : Les Guerres Mystiques
Dans le monde de Dragon Age, les mages sont des personnes dangereuses. Les capacités magiques viennent d’une affinité avec le monde des esprits, l’Immatériel. Mais cette affinité avec les esprits signifie, affinité, également, avec les démons. Pour cela, et depuis la chute de l’Empire des mages (Tevinter), les sorciers vivent dans des sanctuaires-prisons, les Cercles, sous la garde des templiers, des guerriers capables de combattre les sortilèges.
A la suite des événements de Dragon Age II, et à cause de l’oppressions des templiers sur les mages, les cercles ont implosé sur tout le continent. Désormais, une guerre entre les deux factions fait rage. Au milieu, la Chantrie (équivalent du Vatican) qui autrefois formait les templiers et administrait les cercles, n’à plus d’autorité que sur les civils. La Divine (ou Papesse) décide de mettre en place un Conclave, pour former une paix durable et un accord entre templiers et mages. Mais durant ce Conclave, une explosion d’essence magique détruit le temple, la Divine y meurt, et beaucoup de gens disparaissent.
Des heures plus tard, une plaie immense traverse le ciel, la Faille. Cette immense trou est une entrée pour les démons et les esprits vers le monde des hommes. De cette faille qui menace d’engloutir le monde réel, s’échappe alors un héros, vous. Et sur votre main, une marque semblable à la magie qui permet de maintenir la Faille ouverte…
Votre mission est simple, rétablir la paix, sauver le monde, et découvrir qui est derrière ces événements…

 

Les Thématiques : Foi, Sexualité, et Souvenirs Oubliés…

  • Bioware revient avec « Dragon Age : Inquisition » sur le concept de foi. C’est le thème central du jeu. L’athéisme est une option, comme la foi dans le Créateur, ou encore dans les Dieux Elfiques, mais les trois possibilitées sont questionnées durant le jeu. Les personnages secondaires vous demanderont d’ailleurs votre avis sur le sujet. De plus, votre avis sur l’état de la Chantrie aura un véritable impact sur l’issue du jeu. Vos opinions sur la religion impacteront véritablement le jeu.
  • La deuxième thématique, qui plaira aux Yaggeurs et Yaggeuses, c’est la sexualité. Vous pourrez avoir des échanges intéressants avec Iron Bull, un géant qui pratique le SM. Les discussions concernant l’homophobie à Tevinter avec Dorian, seront riches d’enseignements. N’oublions pas Sera, bien entendu, une elfe lesbienne à la langue plus pointue que les oreilles. Et bien entendu pour les joueurs de Dragon Age : Origins vous pourrez discuter avec la superbe Léliana, espionne bisexuelle, qui dit-on entretient des relations ambigües avec la Divine. (+ Point fort évident le personnage du mercenaire transgenre qu’est Crem)
  • Enfin la troisième thématique parlera de la limite entre réalités et légendes. Les ruines elfiques, peuple dont le passé est perdu depuis des siècles, seront des lieux de découvertes et de savoir. Morrigan, la sorcière de Dragon Age : Origins sera de retour pour vous apprendre de nombreuses choses sur la magie. Dans les DLC, c’est l’histoire cachée des nains qu’il faudra découvrir, et les secrets seront nombreux.

 

Le Scénario : Forces et Faiblesses (Sans Spoilers)
Il faut voir Dragon Age comme un brouillon pour le nouveau moteur du jeu. C’est donc la découverte et l’exploration de zones immenses et sublimes qui priment sur le scénario. Sans spoilers, le méchant est un McGuffin pour le gameplay. En gros, le scénario ne sert qu’à découvrir des décors, certes sublimes, mais sans véritables enjeux. Pour cette raison, le méchant ne fait que perdre tout au long du jeu. Les explications sur la plupart des événements sont du type « Ta gueule ! C’est magique ! » Heureusement le dernier quart du jeu rattrape les défauts du scénario. La scène finale est également très intéressante… Mais c’est à vous, de découvrir cette fameuse scène.

 

Le Gameplay : Dialogues, Combats, Exploration

Vous allez vous en souvenir des combats contre les dragons (qui sont immenses !)

  • Le gameplay des dialogues est le même depuis Dragon Age II, la roue de dialogue, et ça marche plutôt bien. Le problème, c’est que la faiblesse du scénario provoque des effets néfastes et logiques sur les dialogues qui deviennent parfois ineptes. Heureusement, découvrir les personnages secondaires est un vrai plaisir. Finalement, vos choix auront plus d’effets sur vos amis que sur la trame principale de l’histoire. Ce qui au final ne me dérange pas tellement, un homme seul ne change jamais l’Histoire.
  • Concernant les combats, les débutants apprécieront le mode « facile », même si pour les autres il apparait vite comme répétitif. Le mode « Normal » et les difficultés supérieures seront moins ennuyeux et vous obligeront à faire preuve d’une véritable stratégie, ce que Dragon Age II délaissait totalement. Le dosage entre « Jeu de rôle » et « Jeu d’action » est imparfait, mais néanmoins très bon. La distribution des compétences, par exemple, est très appréciable pour un novice, mais ne conviendra pas aux joueurs plus experimentés.
  • L’exploration, c’est clairement le point fort du jeu. Les décors sont juste sublimes. On a envie de prendre des bains dans l’eau cristalline des Marches Solitaires, et d’écraser les mouches qui sont dans l’écurie de Fort-Céleste. Les zones sont immenses, heureusement des montures sont disponibles : des chevaux, et des cerfs, et d’autres créatures exotiques (Mais toujours pas de dragons, snif !)

 

En Conclusion, Dragon Age : Inquisition est un jeu imparfait mais bon. Le scénario est médiocre et certaines quêtes sont creuses. Néanmoins, le reste est très bon. Bioware exploite les points forts de son nouveau moteur et corrige les erreurs de Dragon Age II, avec talent. Les personnages sont bien écrits mais il faut prendre le temps de les découvrir. Dragon Age : Inquisition est un jeu qui s’apprécie avec le temps et demande un investissement du joueur. Les questions que posent les personnages secondaires sont légitimes, dans un monde où la magie existe, cela veut-il dire que les dieux aussi ? Et vous vous en pensez quoi ?

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