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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Culture | Politique | 03.07.2016 - 16 h 06 | 2 COMMENTAIRES
LGBT-Pride et « Dépravation » : « Demain, dans Minute… »

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La Gay Pride de Paris fait l’objet, comme chaque année, de la polémique sur les images renvoyées de la communauté LGBT+. Une polémique alimentée par la droite et par des homosexuels souvent réactionnaires. Déconstruire ce discours est une nécessité, car incomplet, usant de mensonges et d’ignorances, il est nocif et dangereux.

L’enfant et l’Image : Les médias pervers ?
Souvenez-vous, lors de la LGBT-Pride de 2012, le quotidien d’extrême-droite « Minute » avait exploité une photographie d’un couple pratiquement le BDSM, défilant en tenue à la Marche des Fiertés en associant cela au « Mariage pour Tous ». La photo fut reprise par Civitas, durant le débat, pour mettre en avant la question de l’éducation des enfants. Cette année la superbe « Manif’ Pour Tous » a renouvelé la pratique en pointant du doigt un défilé de doggy-boys de quelques personnes durant la Paris Pride.

Tellement de discrimination sur cette couverture…

Il est assez paradoxal que ces images soit l’exclusivité de Valeurs Actuelles, Minute et autres Manif’ Pour Tous. Ces parangons de vertu, défenseurs de l’enfance sont les premiers diffuseurs de ces images. Ces médias qui défendent tradition, mariage et monogamie diffusent sous couvert d’outrage aux bonnes mœurs, des images transgressives et vendeuses pour leur lectorat, toujours avide d’indignation. Le plus ironique, c’est qu’ils se rendent ainsi, responsables de la duplication des images sur les réseaux sociaux par les militants de la droite. Ainsi la première image des doggy-boys de Paris, me vient d’un militant de droite conservateur. En réalité, j’ignore si ces images sont réellement choquantes pour nos têtes blondes, je doute réellement qu’ils comprennent la connotation sexuelle d’un masque et d’une combinaison en lycra. Dans tous les cas, choquantes ou pas, ces images seront publiées et diffusées, d’abord et avant tout par l’extrême-droite.
Concernant les sites LGBT+ comme Yagg, ou la presse papier, comme Garçon Magazine, vous verrez les mêmes images mais elles seront noyées dans un flot d’autres photographies de la pride, et ainsi plus difficilement accessibles. La raison est assez simple, pour ces médias, le BDSM n’est pas particulièrement plus représentatif qu’un baiser entre lesbiennes, de la Marche Des Fiertés. Ainsi vous trouverez des hommes en cuir, des lesbiennes sur des motos, des danseurs sur des chars, des drag-queens aux coiffures improbables, etc… Pour Yagg, et pour beaucoup de militants LGBT+, l’événement est une fête militante et comme le disait un personnage de la célèbre série Queer As Folk : « Tout le monde fête la Gay Pride à sa manière. »

La LGBT-Pride : Une fête de la sexualité libérée.

Dans le cortège de juges à propos de la Gay Pride, on trouve un nombre conséquent d’homosexuels, principalement de droite. Il est trop facile de dire qu’ils sont stupides ou archaïques, et ce genre de considération ne réglera pas le problème. En réalité, la Gay Pride choque car elle renoue avec une tradition païenne que la culture chrétienne désavoue profondément. La Marche des Fiertés apparaît aujourd’hui comme une marche de la sexualité visible et festive contre la sexualité honteuse, isolée et cachée des religions monothéistes.
Ainsi toutes les sexualités sont rendues visibles, et pas uniquement l’homosexualité. Il y avait même des asexuels dans la marche de cette année. Le BDSM est une forme de sexualité qui existe et dans une marche qui célèbre les sexualités, il est donc normal d’en faire la représentation. Surtout que, en pratique, les doggy-boys de Paris portaient des combinaisons qui cachaient la majorité du corps, ainsi que des masques. Il n’y avait donc pas d’attentat à la pudeur.
Certains diront, comme moi, il y a quelques années, que cela donne une mauvaise image de la Gay Pride, mais c’est un raisonnement absurde. Dans une société profondément marquée par des oppressions sexuelles, il est évident qu’une fête glorifiant la liberté sexuelle sera toujours choquante pour des personnes et des médias. En réalité, ceux qui s’offusquent de voir des hommes grimés en chiens s’offusquent d’une sexualité entièrement légale et éthique. Rappelons que la communauté BDSM est l’une des plus saine en ce qui concerne la question du consentement car il doit être manifeste. Enfin, rappelons que la frontière de la légalité en matière de sexe, est toujours le même : le consentement clair et éclairé. On ferait peut-être bien de se scandaliser un peu moins de ceux qui habillent leur compagnon en chien, avec leur consentement, et de s’occuper un peu plus de ceux qui violent ou harcèlent des femmes et des enfants, notamment dans les églises lyonnaises…
D’ailleurs, si j’étais de mauvaise foi, je me méfierais d’une association comme Civitas qui associe les pratiques BDSM et l’éducation des enfants…

Actu | Associatif | Culture | Politique | 04.04.2016 - 15 h 36 | 12 COMMENTAIRES
LGBT+ : La #NuitDebout est aussi à vous !

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Alors que la « Nuit debout » trouve enfin un écho sur les chaînes et radios nationales, je constate que les associations LGBT n’encourage pas le mouvement de contestation. Pourtant, nous aussi, nous devrions prendre notre part dans cette manifestation. Petite explication…

« Pride » : Les luttes sociales sont aussi pour nous.
Nous le savons tous, désormais, le « Mariage Pour Tous » était une mesure prétexte. En 2012/2013, François Hollande a fait de nous des cautions de sa politique droitière. Aujourd’hui, après quatre années de social-libéralisme, le constat est frappant. Le mariage homosexuel était une promesse tenue uniquement pour que François Hollande soit encore dit « de gauche ». Nous, les LGBT+, avons été utilisé comme des paillassons, par le gouvernement Hollande qui, depuis, s’essuie tous les jours, les pieds, les mesures sécuritaires et les discours racistes, sur la loi Taubira et donc, sur nous. Nous avons été des instruments, des outils, des kleenex pour un gouvernement de droite.
Aujourd’hui et hier, dans différentes villes, et sur différentes place, dont la Place de la République à Paris, des gens se réunissent pour dire leur colère. Ne devrions-nous pas être avec eux ? Nous sommes aussi victimes qu’eux de la politique du gouvernement. Non seulement notre orientation sexuelle et nos revendications sont exploitées par le gouvernement, mais la loi est restée croupionne depuis son vote. Mais, plus encore que les travailleurs, les étudiants ou les chômeurs, nous ne pouvons rien attendre du retour de la droite, même la plus sociale. Nous sommes requis à soutenir ce mouvement d’indignation.
Sur cette place de la République, comme à Toulouse ou à Caen, le sujet principal, c’est la démocratie. Mais la démocratie, ce n’est pas simple, ce n’est pas facile. Il faut des gens, des citoyens pour faire une démocratie. Il faut une diversité de personnes. Comme la jeunesse racisée des ghettos, ou les salariés de PSA, nous sommes une partie de cette diversité. Les gens qui débattent Place de la République demandent cette diversité, il nous demandent de venir avec eux. On pourrait citer Frédéric Lordon, qui, à la tribune, réclamait cette diversité sociale pour construire « quelque chose » tous ensemble. Il faut des hétéros, des gays, des lesbiennes et des transgenres, comme il faut des agriculteurs, des taxis, des cadres, et des chômeurs, sur cette place de la République.

Le collectif à l’initiative de la « Nuit Debout » est intitulé « Convergence des Luttes », on y trouve des opposants à l’état d’urgence, à la Loi Renseignement, à la déchéance de nationalité (désormais supprimée), à la Loi Travail, et beaucoup d’autres. Nos luttes aussi sont importantes et peuvent convergées avec celles-ci.
Le magnifique film « Pride » devrait remettre dans la tête de certains que nous sommes plus forts quand nous luttons tous ensemble que chacun dans son coin. Ce film est une histoire vraie, cela nous apprends qu’il est possible que ça marche, que nous pouvons tous et toutes être allié.e.s. Nous aussi, nous pouvons écrire une histoire vraie en participant à ces mouvements.

Manifestation Numérique : Le genre en débat !
Si le collectif #Onvautmieuxqueça est un mouvement numérique et social contre la « Loi Travail », c’est aussi un mouvement féministe. Naya, Buffy Mars et Klaire Fait Grrr sont d’ardentes féministes sur Internet et en particulier sur Youtube. On retrouve également Cordélia, notamment connue chez Yagg, dans ce collectif.
Sous l’impulsion d’un Frédéric Lordon qui, Place de la République, encourageait à la création d’une nouvelle constitution, un framapad fut ouvert, le 3 Avril par ce collectif. Avant que des idiots n’effacent où ne modifient le texte à répétition, rendant l’expérience caduque, la question du genre fut évoquée. Ainsi la constitution employée un langage non-sexiste. De plus et assez rapidement, la question du genre est entrée en débat autour de sa suppression dans l’identification des personnes.

Idée 9 : Tous les Humains sont égaux en droits, peu importe leur sexe, leur genre, leur origine, leur ethnie, leur couleur de peau, leur religion, ou leur orientation sexuelle. suggestion : changement d’état civil libre et gratuit, ajout d’une case « neutre » en plus de H/F (intersexes et neutres dans le genre) Pourquoi ne pas simplement supprimer cette case? +1 Suggestion : Pourquoi ne pas mettre simplement : « Tous les Humains sont égaux en droits » et c’est tout du coup ? [Trop vague, qu’est ce qu’un humain ? Ce serai une faille] => un être appartenant à l’espèce humaine ? Peut être dire « toute personne douée de raison » ? (du coup pour les gens en état de mort cérébrale on fait comment ? ) La définition lié à l’espèce me paraît la plus stable. Si on découvre des aliens intelligents, on avisera. ahah [personne humaine du coup non ? oui personne humaine uniquement sans précision :)] Suggestion : instaurer 1 troisième sexe dans les papiers officiels, enfin autre chose que « homme » ou « femme » quelque chose dans lequel les personnes trans pourraient se reconnaitre – le sexe a-t-il vraiment besoin d’apparaître sur les papiers ? surtout le sexe assigné à la naissance, basé sur l’apparence des organes génitaux externes ? +1 Comme dans les pays scandinaves ? Edit de ma part : Supprimer la notion de genre de la vision de l’Etat ? +3 ( pourquoi pas si tenté qu’elle soit vraiment cité dans les textes actuelles ) Les animaux méritent le respect aussi,_ assumer la _je suis d’accord, mais cela aura sans doute sa place dans différence humaine autre idée n/animal comme arbitraire peut être intéressant (ça parlait d’espèces plus haut) Le respect aussi mais l’égalité avec les humains… On peut en discuter 🙂 Reformulation proposée : Tous les Humains sont égaux en droits et ceci sans distinction d’aucun sorte.

Cette expérience de démocratie démontre au moins une chose, les mouvements #Onvautmieuxqueça et #NuitDebout veulent vraiment une égalité. Depuis combien d’années un nombre conséquent d’associations transgenres demandent t-elles la suppression du genre dans l’identification ? Et là, au bout d’une demi-heure la proposition était sur la table des débats. Dès lors, devrions-nous ignorer des gens qui soutiennent nos propositions où au moins en débattent quand les politiciens de carrière les ignorent, eux, copieusement ? Non, nous devrions les soutenir, être avec eux, être eux. Car ils sont avec nous, et demain j’espère, ils seront nous. Dans quelques semaines j’irais à Paris, et j’espère qu’ils seront encore place de la République, et j’espère y être avec vous tous…

On vous propose le hashtag : #LGBTDebout pour en parler sur Twitter 🙂

Culture | Jeu vidéo | 03.09.2015 - 19 h 16 | 0 COMMENTAIRES
Dragon Age : Inquisition (Critique)

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Bioware avait fait le pari en 2014, de faire l’alliance de son côté « LGBT-friendly » et du mot « Inquisition ». Aujourd’hui, je vous propose de découvrir la trame principale d’un jeu avec des personnages gays, lesbiens, et pour la première fois, transgenres ! (Et avec des dragons et des sorcières aussi…)

 

Oui, c’est vraiment le jeu. C’est beau, non ?

Rappel Historique : Les Guerres Mystiques
Dans le monde de Dragon Age, les mages sont des personnes dangereuses. Les capacités magiques viennent d’une affinité avec le monde des esprits, l’Immatériel. Mais cette affinité avec les esprits signifie, affinité, également, avec les démons. Pour cela, et depuis la chute de l’Empire des mages (Tevinter), les sorciers vivent dans des sanctuaires-prisons, les Cercles, sous la garde des templiers, des guerriers capables de combattre les sortilèges.
A la suite des événements de Dragon Age II, et à cause de l’oppressions des templiers sur les mages, les cercles ont implosé sur tout le continent. Désormais, une guerre entre les deux factions fait rage. Au milieu, la Chantrie (équivalent du Vatican) qui autrefois formait les templiers et administrait les cercles, n’à plus d’autorité que sur les civils. La Divine (ou Papesse) décide de mettre en place un Conclave, pour former une paix durable et un accord entre templiers et mages. Mais durant ce Conclave, une explosion d’essence magique détruit le temple, la Divine y meurt, et beaucoup de gens disparaissent.
Des heures plus tard, une plaie immense traverse le ciel, la Faille. Cette immense trou est une entrée pour les démons et les esprits vers le monde des hommes. De cette faille qui menace d’engloutir le monde réel, s’échappe alors un héros, vous. Et sur votre main, une marque semblable à la magie qui permet de maintenir la Faille ouverte…
Votre mission est simple, rétablir la paix, sauver le monde, et découvrir qui est derrière ces événements…

 

Les Thématiques : Foi, Sexualité, et Souvenirs Oubliés…

  • Bioware revient avec « Dragon Age : Inquisition » sur le concept de foi. C’est le thème central du jeu. L’athéisme est une option, comme la foi dans le Créateur, ou encore dans les Dieux Elfiques, mais les trois possibilitées sont questionnées durant le jeu. Les personnages secondaires vous demanderont d’ailleurs votre avis sur le sujet. De plus, votre avis sur l’état de la Chantrie aura un véritable impact sur l’issue du jeu. Vos opinions sur la religion impacteront véritablement le jeu.
  • La deuxième thématique, qui plaira aux Yaggeurs et Yaggeuses, c’est la sexualité. Vous pourrez avoir des échanges intéressants avec Iron Bull, un géant qui pratique le SM. Les discussions concernant l’homophobie à Tevinter avec Dorian, seront riches d’enseignements. N’oublions pas Sera, bien entendu, une elfe lesbienne à la langue plus pointue que les oreilles. Et bien entendu pour les joueurs de Dragon Age : Origins vous pourrez discuter avec la superbe Léliana, espionne bisexuelle, qui dit-on entretient des relations ambigües avec la Divine. (+ Point fort évident le personnage du mercenaire transgenre qu’est Crem)
  • Enfin la troisième thématique parlera de la limite entre réalités et légendes. Les ruines elfiques, peuple dont le passé est perdu depuis des siècles, seront des lieux de découvertes et de savoir. Morrigan, la sorcière de Dragon Age : Origins sera de retour pour vous apprendre de nombreuses choses sur la magie. Dans les DLC, c’est l’histoire cachée des nains qu’il faudra découvrir, et les secrets seront nombreux.

 

Le Scénario : Forces et Faiblesses (Sans Spoilers)
Il faut voir Dragon Age comme un brouillon pour le nouveau moteur du jeu. C’est donc la découverte et l’exploration de zones immenses et sublimes qui priment sur le scénario. Sans spoilers, le méchant est un McGuffin pour le gameplay. En gros, le scénario ne sert qu’à découvrir des décors, certes sublimes, mais sans véritables enjeux. Pour cette raison, le méchant ne fait que perdre tout au long du jeu. Les explications sur la plupart des événements sont du type « Ta gueule ! C’est magique ! » Heureusement le dernier quart du jeu rattrape les défauts du scénario. La scène finale est également très intéressante… Mais c’est à vous, de découvrir cette fameuse scène.

 

Le Gameplay : Dialogues, Combats, Exploration

Vous allez vous en souvenir des combats contre les dragons (qui sont immenses !)

  • Le gameplay des dialogues est le même depuis Dragon Age II, la roue de dialogue, et ça marche plutôt bien. Le problème, c’est que la faiblesse du scénario provoque des effets néfastes et logiques sur les dialogues qui deviennent parfois ineptes. Heureusement, découvrir les personnages secondaires est un vrai plaisir. Finalement, vos choix auront plus d’effets sur vos amis que sur la trame principale de l’histoire. Ce qui au final ne me dérange pas tellement, un homme seul ne change jamais l’Histoire.
  • Concernant les combats, les débutants apprécieront le mode « facile », même si pour les autres il apparait vite comme répétitif. Le mode « Normal » et les difficultés supérieures seront moins ennuyeux et vous obligeront à faire preuve d’une véritable stratégie, ce que Dragon Age II délaissait totalement. Le dosage entre « Jeu de rôle » et « Jeu d’action » est imparfait, mais néanmoins très bon. La distribution des compétences, par exemple, est très appréciable pour un novice, mais ne conviendra pas aux joueurs plus experimentés.
  • L’exploration, c’est clairement le point fort du jeu. Les décors sont juste sublimes. On a envie de prendre des bains dans l’eau cristalline des Marches Solitaires, et d’écraser les mouches qui sont dans l’écurie de Fort-Céleste. Les zones sont immenses, heureusement des montures sont disponibles : des chevaux, et des cerfs, et d’autres créatures exotiques (Mais toujours pas de dragons, snif !)

 

En Conclusion, Dragon Age : Inquisition est un jeu imparfait mais bon. Le scénario est médiocre et certaines quêtes sont creuses. Néanmoins, le reste est très bon. Bioware exploite les points forts de son nouveau moteur et corrige les erreurs de Dragon Age II, avec talent. Les personnages sont bien écrits mais il faut prendre le temps de les découvrir. Dragon Age : Inquisition est un jeu qui s’apprécie avec le temps et demande un investissement du joueur. Les questions que posent les personnages secondaires sont légitimes, dans un monde où la magie existe, cela veut-il dire que les dieux aussi ? Et vous vous en pensez quoi ?

Culture | 22.03.2015 - 01 h 18 | 1 COMMENTAIRES
Un Personnage LGBT : Steve Cortez

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Un nouveau portait d’un personnage gay dans le jeu vidéo, et cette fois-ci , c’est  Mass Effect, après le très beau Kaiden Alenko.

Le Mariage Pour Tous dans Mass Effect

Mass Effect est une série plus réaliste que la saga Star Wars, le racisme dans le futur est présent entre les races existantes. On dit que les Galariens sont faibles et que les Krogans sont des brutes, des clichés que la saga démontra avec talent aux travers des personnages que [Insérer votre prénom ici] Shepard, votre héros, rencontrera. Pour l’homophobie, il semble qu’elle est disparue, le mariage gay semble être un fait acquis, notamment au travers du veuf que l’on rencontre dans Mass Effect 3 : Steve Cortez.
Si l’homophobie a disparu c’est sans doute à cause des nouvelles races rencontrées par l’humanité. Les Asaris étant hermaphrodites et encourageant les relations intimes inter-espèces, elles sont sans doute le facteur le plus important, surtout si l’on considère qu’elles sont les véritables dirigeantes de la galaxie. On peut aussi imaginait que les mariage inter-espèces ont subies le même sort difficile que le vote de la loi du Mariage Pour Tous en France.

Steve Cortez : Veuf de guerre

Le début de Mass Effect 3 ce fait dans la panique et les personnages fuient à bord du Normandy, votre vaisseau. Celui-ci était en train d’être remise en ordre après la mise à pied de votre Shepard. Le responsable des véhicules embarqués et de l’approvisionnement, Steve Cortez est devenu pilote de navette par la force des choses. Visiblement plus vieux que Shepard et moins qu’Anderson, il doit avoir environ 35 ans. Il est très ami avec le musculeux James Vega, un compagnon d’armes de Shepard.
Le mari de Steve, Robert est mort quelques mois avant Mass Effect 3, si Cortez fait profil bas,et semble rieur et assidu, il se réfugie dans son travail pour oublier sa douleur. Shepard peut devenir son ami et l’aider à faire face à la souffrance. Comme beaucoup de personnages dans Mass Effect 3, il peut mourir. C’est ce qui arrivera si il n’arrive pas à reprendre gout à la vie.
Shepard peut également devenir son amant. La cabine du Normandy possède un lit deux place après tout, et Shepard risquant souvent sa vie, un peu de réconfort ne sera pas de trop.
Si vous possédez le DLC Léviathan et que vous êtes en couple avec votre mignon petit pilote, il y aura une petit dispute à la fin du scénario sur le fait que vous soyez une tête brûlée.

Conclusion :
Pour moi Steve Cortez est un personnage plus intéressant que Kaidan, qui est pourtant plus sexy. Cortez possède un background plus réaliste mais surtout il est plus bavard que Kaidan. Le personnage est bien écrit et réaliste, les réactions des autres personnages sont cohérentes avec son caractère. Ce n’est pas comme Kaidan dont on nous dit qu’il a souvent des migraines qu’on ne voit jamais, ou Garrus qui aurait « un balais dans le cul » alors qu’en fait, pas du tout.

En bonus, les moments drôles de ME 3.

Actu | Culture | Jeu vidéo | 25.02.2015 - 18 h 28 | 0 COMMENTAIRES
Dragon Age – Sociologie d’un monde LGBT

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Dragon Age – Inquisition, est le troisième volet de la saga de Bioware et le premier jeu vidéo à recevoir un prix GLAAD. Retour sur le monde de Bioware, et sur la construction sociologique de ce monde alternatif. 

Et Si Jésus est une femme

Chez nous, l’image du fils de Dieu, est celui d’un homme, Jésus Christ. Dans Dragon Age, ce n’est pas le fils de Dieu, mais « l’épouse du Créateur » qui est l’objet de

L’épouse du Créateur

dévotion. La légende dit qu’Andraste, libéra les esclaves d’un empire tyrannique dirigé par des mages sombres, avec l’aide du Créateur, qui était tombé amoureux de sa voix.
La Bible devient dans le jeu « Le Cantique De La Lumière » et les prêtresses sont souvent des femmes. En vérité, dans la gradation de cette église, les hommes restent en bas de l’échelle. Les femmes, elles, deviennent révérende-mères et parfois l’une d’entre-elles devient La Divine, équivalente du pape dans notre monde. 
L’église n’en reste pas moins aussi sectaire que l’église catholique durant le moyen âge. Les Marches Exaltées, ordonnées par différentes Divines, ne sont ni plus, ni moins que des croisades, contre les elfes notamment. Les mages, qui sont dangereux et font peurs à la plupart des individus, sont enfermés dans des tours, d’où ils ne sortent jamais. Ils sont gardés par les templiers qui sont sous les ordres du clergé qu’on nomme La Chantrie.

Des Hommes et Des Femmes Pour Défendre Le Monde

  • Les Gardes des Ombres sont les combattants les plus célèbres de Dragon Age. Ils sauvèrent le monde de nombreuses fois. Ils sont la force qui combat les engeances, des créateurs corrompues qui lorsqu’elles découvrent un dragon endormi, le transforme en archidémon. L’archidémon devient alors le chef de cette horde, et guidée par lui, les créatures déferlent sur le monde.
    Les Gardes Des Ombres accueillent toutes les races et tous les sexes, et toutes les sexualités. La raison est en réalité assez simple et remonte à la création de la garde qui fut l’union des nains, des elfes et des hommes pour combattre les premières engeances. De plus, le rituel d’intronisation est très dangereux et on compte de nombreuses pertes. L’exclusion de la garde, des femmes, par exemple, donc de 50% de la population, causerait une baisse trop importante dans des effectifs déjà très réduits.
  • Pour les templiers, qui gardent les mages, la raison est probablement du côté de la religion, car ils sont sous les ordres du clergé. En effet, d’après Dragon Age II, les femmes sont présentes dans la garde, mais ils semblent que celles-ci grimpent plus facilement les différents grades. En effet, malgré le nombre beaucoup plus important d’hommes, c’est bien le capitaine Mérédith qui dirige les templiers de la ville de Kirkwall, alors qu’elle est dangereusement incompétente. On peut aussi citer la branche des templiers, les chercheurs de vérité, dont Cassandra, l’un des personnages de Dragon Age fut une figure importante.

Le racisme elfique – Héritage Culturel

  • Bien que les légendes comptent que les elfes étaient autrefois des êtres immortels, aujourd’hui, ils ne sont que des citoyens de secondes zones. C’est l’héritage culturel, de l’empire Tévintide, l’empire des mages du sang, qui réduisit le peuple entier en esclavage durant des siècles qui produit ce racisme. Malgré la libération des esclaves par Andraste, les choses n’ont pas changé pour les elfes. Ils vivent dans des ghettos en ville,ou en peuplades nomades dans les forêts.
  • La seconde source de ce racisme, ceux sont les Croisades ou Marches Exaltées, contre les elfes. A la fin de la révolte des esclaves, les elfes retournèrent vers leurs anciens dieux, alors que les hommes créaient La Chantrie d’Andraste. Des siècles plus tard, La Chantrie lança une marche exaltée contre les elfes païens.

La société naine – Une société de caste

Les nains sont la société qui fréquente le moins les autres races. Vivre à l’air libre est une honte chez ces petits êtres. Ils vivent sous terre, dans un combat permanent avec les engeances.

Une maison naine.

La société naine est constituée de castes qui sont plus ou moins importantes, des nobles aux parias. Il est impossible de changer de castes. En revanche, on peut devenir un Haut : un ancêtre vivant, qui sont des héros respectés et vénérés par les autres nains. Les Hauts peuvent venir de toutes les castes sans distinctions et pèsent sur la politique. L’inventeur des golems, Caridin, fut un Haut.

La dernière cité naine, Orzammar, à une organisation urbaine intéressante. Construite dans la cheminée d’un volcan, les différents étages correspondent aux différentes castes. Plus on est proche de la surface, plus on est important. La raison est simple, c’est que la culture naine considère que les castes les moins nobles sont aussi les plus nécessaires et ne doivent donc pas avoir un accès facile à la surface.
Pour retenir les nains sous terre, une légende dit que ceux qui quittent les tréfonds de la terre, sont aspirés par le ciel.

LGBT – Le monde de Dragon Age, est-il cohérent ?

Dans un monde médiéval comme celui de Dragon Age, avec une église aussi importante que l’église catholique, pourquoi la sexualité n’est pas un problème ?

Hawke et Anders, votre histoire d’amour ?

L’explication semble venir encore du fait que le prophète soit une femme, mais aussi d’héritages culturels divers. En Orlais, en Ferelden et dans les Marches Libres, les différentes sexualités sont  acceptées. La ville d’Antiva, une cité indépendante, encourage même la bisexualité. Hors la religion est très présente dans ces endroits. L’Empire Tévintide est le lieu où la Chantrie est la plus faible et c’est là qu’on trouve le plus d’homophobie. L’obsession de la puissance par les mages de l’empire, magie qui se transmet par le sang, est aussi une explication de l’homophobie. On peut ainsi dire que dans ce monde, plus le besoin d’héritage est important dans une société, plus l’homophobie est présente. C’est le cas pour Ferelden ou l’homosexualité est acceptée et où un bâtard royal accède très facilement au trône.

Les nains ne condamnent pas légalement l’homosexualité, mais il semble qu’elle ne soit pas très bien vue. La Haute Branka était  mariée mais avait des relations lesbiennes avec son capitaine, en secret. De plus Oghren, un compagnon de route du héros, semble très surpris de voir des relations entre hommes.

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