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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Associatif | Politique | 28.02.2016 - 15 h 29 | 4 COMMENTAIRES
#Onvautmieuxqueça : Combattre la Loi El Khomri ne suffira pas.

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Le mouvement qui s’amorce depuis plusieurs jours avec les vidéastes, les témoignages, les articles de #onvautmieuxqueca est salutaire. Le recul de la Loi El Khomri pourrait réussir, mais cela ne sera, je le crains, pas suffisant, la précarité et les souffrances resteront malgré tout.

El Khomri : La pointe avancée d’un mouvement initié de longue date.
Cet avant projet de loi est un scandale, aujourd’hui, la plupart des gens s’accordent sur le sujet. Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’une loi ou qu’un accord détruit la force, la sécurité, ou la motivation des salariés, des cadres et des chômeurs et ce n’est pas la dernière. Le CICE, la loi Macron, et maintenant la loi El Khomri, un triumvirat de mesures factuellement inefficaces qui détruisent des vies tous les jours. (Voir graphique)

Taux de chômage au sens du BIT.

En dehors de la question de l’atteinte aux droits acquis du travail, nous pourrions poser la question du coût écologique d’une telle mesure ? Si cette mesure est efficace, les entreprises emploieront plus, et produiront plus, et fatalement pollueront plus. Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de produire plus, mais moins et mieux, c’est une évidence. Dans le secteur laitier, le secteur bio est celui qui s’en sort le mieux, par exemple.
Aujourd’hui, même avec les 35 heures, nous avons des chiffres du chômage hallucinants. Il y a une raison systémique à cela. La technologie se développe et supprime des métiers. Aujourd’hui, il existe des robots serveurs au Chine. Nous avons besoin de moins de personnes pour la même productivité qu’auparavant. Nous pourrions réduire le chômage est faire de tout ce monde autant d’actifs employés mais notre système qui considère le chômage comme « une armée de réserve » et le coût écologique et économique de la surproduction ainsi engendrée serait dangereux. Nous détruisons la planète et l’économie mondiale de manière assez régulière, inutile d’en faire plus.
Que faire alors pour régler le problème du chômage ? C’est simple, il faut réduire le temps de travail, ce que vient de faire la Suède avec la journée de 6 heures. C’est également l’opinion de Gérard Filoche, Olivier Berruyer, David Cormand et quelques autres figures de la gauche.
De tout façon, pour avoir fait une petit enquête sur les PME de mon village. Les artisans et commerçants, qui sont le tissu économique fondamental de la France, trouvent cette réforme inutile. La plupart reproche plutôt la très mauvaise gestion du RSI, ainsi que la surcharge de taxe, dû notamment à l’évasion fiscale des grandes entreprises (souvent proches du MEDEF). Est-il normale qu’une coiffeuse de village paye 38% d’impôts quand SFR ne paye que 6% ?

Communication et Pédagogie : Les citoyens ont changés.
Il est assez intéressant d’observer les réactions des élus et des gouvernants qui défendent la loi. En premier lieu, la réaction du gouvernement avec la création du compte twitter @loitravail et la colère qu’il engendra. Le premier message fut d’une condescendance crasse à l’égare des citoyens en sous-entendant que ceux-ci ne comprenaient pas le texte. Méthode paternaliste et « pédagogie »(entendre ici, « propagande ») douteuse, qui considère les citoyens comme une bande d’abrutis congénitaux, alors même que la ministre qui propose la loi ignorée combien de fois un CDD était renouvelable.

Dans une mini-conférence, Usul, l’un des initiateurs du mouvement #Onvautmieuxqueca, disaient : « On ne gouverne pas de la même manière des citoyens, et des experts-citoyens. » Une phrase qui doit être expliquée. Aujourd’hui avec Internet, tout le monde peut lire et comprendre cette loi. Les citoyens peuvent avoir accès à tous les renseignements qu’ils souhaitent et même voir quelles figures publiques soutiennent une mesure ou une autre. Le discours de Myriam El Khomri, et le même que pour le référendum de 2005 : « Les citoyens ne comprennent pas. » Il est vrai qu’avec 30 000 lobbyistes à Bruxelles, la démocratie européenne vit de beaux jours.

Manifestement, le système de fonctionnement de notre « démocratie » ou « semi-démocratie » n’est plus assez démocratique pour nous. Les élus nous considèrent comme des idiots alors que nous sommes théoriquement leurs maîtres, ils tirent leurs légitimité de nos votes. Par conséquent, ils doivent nous rendre des comptes. Par exemple, savez-vous que la réserve parlementaire qui est attribuée aux députés n’est l’émanation d’aucun texte de loi ? Nos élus touchent aujourd’hui de l’argent de manière alégale et ils ne se justifient jamais.
Les projets de transformation du système démocratique français doivent être étudié avec sérieux. Le tirage au sort, le référendum révocatoire, le référendum d’initiative populaire, ou les systèmes plus complets comme la démocratie liquide doivent faire l’objet d’analyses sérieuses pour réformer un système qui n’est plus démocratique. Il en va de même pour les réformes du monde du travail comme par exemple la question du revenu du base ou du salaire à vie. Si nous devenons des experts citoyens, autant mettre notre expérience et nos savoirs au service des nôtres.

Lobbying et Copinage : Pourquoi les politiques n’arrêteront pas ?
Si vous croyez que stopper cette loi sera suffisant, je suis désolé, mais c’est une erreur. Si nous ne disons pas « stop ! » et que nous ne nous mettons pas en marche, ils continueront. Il y a quelques années nous avions réussi à anéantir le projet de loi ACTA, aujourd’hui, des parties de l’accord TAFTA, bientôt signé en reprends des articles. Rappelons-nous du referendum de 2005, où nous disions « Non ». Deux ans après, l’UMP et le PS votaient ensembles pour le traité de Lisbonne, une copie carbone du projet de 2005 à trois virgules près. Nous pouvons les faire reculer sur la loi El Khomri, j’en suis certain, mais ils reviendront à la charge, encore et encore, jusqu’à ce que nous nous mettions véritablement en colère.
Il est facile de comprendre une telle logique chez nos dirigeants. Ils viennent tous du même milieu, des mêmes écoles. Certains comme Marc-Antoine Jamet (PS) sont mêmes employés comme cadres dirigeants ou consultant dans de grandes entreprises comme LVMH. Je me demande combien coût un vote sur une loi comme celle dont nous parlons ? Les parlementaires ne sont pas représentatifs idéologiquement car le scrutin n’est plus proportionnel, et ils ne sont pas représentatifs sociologiquement non plus.
S’ajoute à tout cela, les affaires financières ou juridiques jugées ou en attente de Balkany, Cahuzac, Sarkozy, Guéant, Le Pen, Dati, Lagarde, Tapie, Juppé, Thévenoud, etc… En dehors de cela nous avons bien entendu les très discrets lobbyistes avec qui nos politiques mangent sans problèmes comme le démontre régulièrement l’émission « Cash Investigation » d’Élise Lucet. Et puis, si jamais tout cela ne suffit pas, nous avons les fameux « Diners du Siècle » où journalistes, industriels, financiers et politiques se rencontrent dans une ambiance chamarrée et conviviale (mais étrangement les caméras sont interdites…)
Tous ensemble, ils sont convaincus d’avoir raison, mais c’est factuellement faux. Le seule moment, ces 20 dernières années, où nous avons eut une baisse significative du chômage, c’était lors de la création des 35 heures, et ils veulent supprimer la mesure en question. La politique autoritaire et restrictive que nous avons en place depuis 2008 suite à la mutation de la crise des subprimes en crise de la dette publique à fait exploser le nombres de suicide en Grèce. Les contaminations par le VIH ont augmenté de 57% dans ce pays. Qu’arrivera t-il quand ce sera notre tour ? (En fait, c’est déjà le cas, cette année le taux de mortalité en France est en hausse, chose très rare.)
Nous prétendons vivre en « démocratie ». Dans ce cas, en dernier lieu, c’est toujours nous qui avons le dernier mot, pas les politiciens. Il faut reprendre le pouvoir et dire que non, ils ne sont pas compétents. Non, ils ne sont pas représentatifs. Non, il ne sont pas respectueux de la démocratie. On parle toujours de responsabiliser les individus, et bien qu’on me responsabilise. Je suis citoyen en « démocratie », je veux que les décisions qui sont prises par les citoyens soient appliquées et si c’est un erreur tant pis, je serais co-responsable avec tous les autres. Mais je veux pouvoir choisir. Je vaux mieux que ça, on vaut mieux que ça.

Quelques liens :

Pour témoigner de votre souffrance au travail, c’est sur Twitter avec le hashtag #onvautmieuxqueca.
Pour connaître les horaires et organisations des manifestations du 9 Mars, c’est ici.
Pour signer la pétition contre la loi travail, c’est là.

Actu | Culture | Politique | 25.02.2016 - 16 h 26 | 1 COMMENTAIRES
« Merci Patron ! », Le film qui ridiculise Bernard Arnault.

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Alors que la loi « El Khomri » fait débat dans les différents mouvements politiques, un film tombe à point nommé. « Merci Patron ! » revient sur une histoire que beaucoup ont, aujourd’hui, oublié. Comment LVMH, et son PDG, Bernard Arnault ont détruit des milliers d’emplois dans le nord de la France. Retour sur un film événement, à la production difficile.

François Ruffin Vs. Bernard Arnault : La passion récréative
La production d’un film, et surtout son financement, sont des choses que l’on aborde rarement sauf quand le dit financement est exceptionnel. Pour « Merci Patron ! », c’est la question du non-financement qui mérite d’être médiatisée. Le CNC, le Centre National du Cinéma, est en France, un organisme qui finance la plupart des films dont des navets transphobes comme « Les nouvelles Aventures d’Aladin ». Mais pour « Merci Patron ! », vous ne verrez pas le fameux logo du CNC, car le centre n’a pas financé d’un seul denier la production du documentaire.
Le motif officiel est un « manque de qualité cinématographique ». Le problème de cette critique est que, à posteriori, elle semble injustifiée. En effet, en dehors du CNC, personne ne semble voir un manque de « qualité cinématographique » dans le film. Ce n’est en tout cas pas les critiques qui ressortent du visionnage par Frédéric Lordon (économiste), Serges Halimi (Rédacteur en chef du Monde Diplomatique) ou des nombreux échos des différentes avant-premières, notamment sur SensCritique.com, où les critiques sont d’ordinaires réputées acerbes.
D’après François Ruffin, le réalisateur, des journalistes auraient également fait de l’auto-censure autour du film. Il déclare dans une interview à Metronews, que des critiques des journaux « Le Parisien » et « Les Échos » refusaient de parler de son film pour ne pas prendre de risque. En effet, les deux titres sont la propriété de LVMH, une belle preuve de pluralisme.
Dernier fait en date, la radio « Europe 1 » du groupe Lagardère, censure directement ses propres émissions. François Ruffin devait être l’invité de Frédéric Taddeï, mais la direction de la chaîne est intervenue pour obtenir l’annulation de l’interview. Félicitons tout de même l’équipe de « Europe 1 Social Club » et en particulier, Sandrine Taddeï, qui avait pris l’initiative d’inviter le réalisateur. Heureusement, grâce aux réseaux sociaux (#censuremercipatron sur Twitter). Sous la puissance du fameux effet Streisand, Europe 1 est revenue sur cette censure et François Ruffin était donc l’invité de Jean-Michel Apathie, le mercredi 24 février, date de sortie du film, comme contradicteur plus que comme intervieweur. Ruffin a d’ailleurs profité de l’occasion pour rappeler que Arnault Lagardère, propriétaire d’Europe 1 n’était pas présent au conseil général d’EADS en 2012, et a offert un os pour chien à Jean-Michel Apathie qui avait interrogé, sur RTL, et avec une docilité fétide, le patron de LVMH.
Ce n’est pas la première fois que la censure est présente. En 2012, le film « Les Nouveaux Chiens de Garde » avait été copieusement ignoré par les journaux et la télévision. Seul Frédéric Taddeï, avait reçu le réalisateur dans un interview en tête à tête de quinze minutes. De même, comme le montre le documentaire « Les ânes ont soif» de Pierre Carles, le journal « Le Monde Diplomatique » est le journal français le plus lu dans le monde, pourtant les journalistes ne sont jamais invités sur les plateaux de télévision et les articles ne sont jamais cités.

Bernard Arnault, première fortune française.

La genèse du projet : « I <3 Bernard »

François Ruffin, le réalisateur ne sort pas de nulle part. Il est journaliste et également rédacteur en chef de la revue « Fakir ». C’est également un ancien chroniqueur de « Là-bas, si j’y suis » sur France Inter. Mais surtout, François Ruffin vient de Picardie. J’ai vécu, moi-même, 3 ans dans cette région, dans l’Aisne, pour mes études, et cette région porte de lourdes blessures. En arrivant dans la région picarde, j’ai vu la différence avec la Lorraine. Je ne dis pas que les délocalisations ont épargnées ma région d’origine, mais la Picardie est dans un état de décomposition avancée. Le taux de chômage (catégorie A) est à 11,7% début 2015, soit 2% de plus que la moyenne nationale. L’Aisne et la Somme sont deux départements où le taux de pauvreté atteint des taux inquiétants respectivement 14,7% et 13,9% alors que la moyenne est de 11,7% en France. (L’Oise à 9,9%, s’en sort mieux grâce à sa proximité avec Paris.) (Chiffres de l’INSEE)
La vérité cachée derrière ces chiffres est finalement assez sombre, et souvent oubliée. L’industrie textile était autrefois puissante dans la région. Les vêtements de marque Kenzo étaient d’ailleurs fabriqués là-bas. Mais le géant LVMH, avec à sa tête, le fameux Bernard Arnault décida d’acheter la quasi-totalité des textiles français, notamment avec le rachat de la société Boussac St-Frères, et ceci avec l’aide du gouvernement Fabius de l’époque. La condition de rachat était « la conservation des biens et du personnels de l’entreprise ». Aujourd’hui, des années plus tard, les usines Boussac sont en ruines et les ouvriers sont au RSA.
François Ruffin connaît bien cette histoire, il avait d’ailleurs déjà réalisé un mini-documentaire sur Bernard Arnault et les origines de sa fortune, avant ce long métrage. Il se considère, aujourd’hui, comme l’un des meilleurs spécialiste de LVMH et en particulier, de Bernard Arnault. Il affiche comme un trophée, un peu moqueur, le fait qu’il est un lecteur de « La passion créatrice », l’ouvrage du milliardaire.
Pour les néophytes, Ruffin peut apparaître comme un ersatz d’Élise Lucet, car il utilise les mêmes moyens et méthodes que celles qu’utilisent les équipes de l’émission « Cash Investigation ». Or, c’est le contraire, François Ruffin fut l’un de premiers journalistes français à intervenir dans une assemblée générale d’entreprise, en 2007, encore une fois, chez LVMH. Rien d’étonnant pour cet inconditionnel de Michael Moore.
Il était logique que, à l’heure de l’image triomphante, l’histoire se termine avec un documentaire. « Merci Patron ! » est un témoignage d’une époque post-années 80, qui fait le lien entre les faibles et les puissants, le passé et le présent, le journaliste et son devoir. Logique aussi, de voir François Ruffin devant, et derrière la caméra. Qui mieux qu’un spécialiste du PDG de LVMH, un journaliste héritier de la gauche critique, et le rédacteur en chef de Fakir pour un tel projet ?

L’Histoire : David contre Goliath
C’est une vieille histoire que celle du faible qui veut combattre le fort. Dans le rôle de David, une famille picarde aux très faibles revenus, honnête et sincère. Dans le rôle de Goliath, la multinationale LVMH et ses juristes, ses experts, ses médias, ses actionnaires, ses dirigeants, ses lobbyistes, etc. Au milieu, François Ruffin, « l’admirateur » de Bernard Arnault, qui croit à la bonne foi de tout le monde comme un Candide des temps modernes.
Documentaire ? Farce ? Le documentaire joue sur les deux tableaux. François Ruffin joue le trublion devant la caméra et montre la pourriture de la maison LVMH. Un élu du PS travaille pour l’entreprise et joue le médiateur, et un ancien directeur de la DGSE fait la sécurité, c’est ça aussi le système Bernard Arnault. Il montre « la face cachée du rêve », comment la première fortune de France fut formée : licenciements, promesses non-tenues, délocalisations.

On remercie les petits cinémas comme le Caméo de Nancy de diffuser des films comme « Merci Patron ! »

La critique : « Si c’était dans une fiction, on y croirait pas ! »
C’est la phrase qu’un ami déclarait à la sortie du cinéma Caméo de Nancy. Car le documentaire est vraiment incroyable par moment. Il s’ouvre sur François Ruffin dans sa salle de bain. Ils nous montrent ensuite les villages et villes de Picardie, ces villes de pierres rouges ravagées par le chômage. On passe devant une vieille usine à l’abandon : « Boussac St-Frères », il nous raconte l’histoire de la région et de LVMH et on commence à comprendre…
Le découpage en 5 actes distincts permet d’éviter des transitions artificielles et pas utiles. De plus cela permet de suivre le déroulement de l’histoire de manière clairement établie. C’est important, surtout que la première partie du documentaire peut paraître décousue : on va dans une usine picarde, puis dans un magasin parisien, puis on retourne en Picardie.
La forme du documentaire à aussi ses défauts bien entendu. Comme François Ruffin filme directement le réel, il y a parfois des longueurs et des silences. Pourtant cela ne gène pas vraiment, cela confirme juste que ce n’est pas un sketch, que c’est la vraie vie. Le reste du film rattrape largement tout ça. La palette d’émotion que propose le film à ses spectateurs et d’ailleurs très large : on passe de l’indignation au rire, de la surprise à la colère. On rit surtout beaucoup. On rit avec la famille Klur, on rit de Bernard Arnault.
Je n’aime pas le film « Les Tuches » qui m’apparaît comme extrêmement méprisant envers les plus pauvres. Ils montrent que les gens pauvres sont « sincères mais idiots », le documentaire de Ruffin montre lui, leur réalité, et leur courage.La famille Klur, c’est juste des gens sympas qui en savent moins que moi sur l’économie, mais plus que moi sur comment faire pousser un potager. Ils ne sont pas plus idiots que Bernard Arnault, la preuve, c’est ce film, ce documentaire. Et c’est cet esprit « anti-Canal + » que j’aime dans ce film, qui ne méprise pas les gens à coup de violence symbolique mais les aident et les soutient sincèrement.
Allez voir « Merci Patron ! » c’est voir un film qu fait du bien autant qu’il nous indigne.

Épilogue : Quelques actions et des idées !
J’achève cet article en parlant de la fameuse loi sur le travail que propose le gouvernement socialiste de François Hollande, en ce moment. J’ai questionné ma mère sur la loi en question, elle dirige une petite PME. La priorité pour elle, est que les problèmes de mauvaises gestions du RSI s’arrêtent, pas que ses employés travaillent plus.
En vérité, cette action est identique au fameux « cadeau aux patrons » de François Hollande, cette loi ne profitera qu’aux entreprises du CAC 40. Les mêmes entreprises qui vous volent de l’argent par l’évasion fiscale et qui contraignent les petites entreprises à être surchargées de taxe car les plus grosses, ne payent plus rien.
Pour combattre cette loi, des vidéastes ont créer le mouvement : #Onvautmieuxqueca pour raconter sur twitter vos mauvaises expériences au travail.
La pétition contre la loi est également disponible ici.
Et pour une analyse détaillée de la loi, je vous dirige vers ce site là. (Gerard Filoche est un élu PS, mais aussi un ancien inspecteur du travail.)

En attendant le gouvernement ne trouve pas mieux que de créer un compte Twitter @loitravail… Ma réponse : #lamentable

Associatif | Culture | Politique | 08.04.2015 - 19 h 47 | 12 COMMENTAIRES
H.S : Un voyage dans la Grèce de Syriza et de l’Euro-dictature.

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Les médias français traditionnels parlent toujours de la Grèce, mais jamais des grecs. Rares sont les reportages qui montrent l’horreur et l’humiliation d’un peuple.  Aujourd’hui, une citoyenne française comme vous et moi, nous raconte son voyage dans la mère des démocraties.

Quelques jours d’une citoyenne française qui témoigne de la vie difficile des Grecs, voilà ce que je vous propose. Sarah Kilani évoque ses impressions, ses sensations de française de la classe moyenne. Le voyage avait un but précis :  sans ONG, possiblement corrompue, la jeune femme voulait apporter des médicaments aux Grecs les plus atteints par la crise.  Elle l’a fait. Durant son séjour, elle a découvert des féministes, des anarchistes-antifas, mais surtout de la pauvreté. C’est une Grèce en crise profonde, humiliée par l’Allemagne et l’Europe que l’on découvre à notre tour. On voit dans ce témoignage la chair et le sang de la Grèce blessée.
Aux calculs froids des économistes et aux postures quasi-racistes des dirigeants de l’Europe, ce témoignage réponds avec le cœur. Il ne parle pas d’économie ou d’argent, mais de vies humaines sacrifiées, de femmes enceintes non-suivies par des médecins, et de la peur d’une violence à venir…

Découvrez la Grèce, dans son humanité, dans sa chair et son sang !

Convoi pour la Grèce : Prologue
Convoi pour la Grèce: Pharmakeio
Convoi pour la Grèce: Exarchia version 1: Anarchisme
Convoi pour la Grèce: Exarchia version 2: une soirée inoubliable
Convoi pour la Grèce: Exarchia version 3: Calliope, Yangos et Cornelia
Convoi pour la Grèce: épilogue.

Vive les Grecs et Vive La Grèce, des français soutiennent votre pays !

Actu | Associatif | Culture | Perso | 06.12.2013 - 13 h 20 | 13 COMMENTAIRES
H.S : Lettre ouverte à Philippe Ariño

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 [En lien avec l’article de Yagg : http://yagg.com/2013/12/05/philippe-arino-en-visite-dans-les-lycees/ ]

 

Ah ! mon cher Philippe,

il y a quelques mois encore, je ne te connaissais pas, jusqu’à ce que Matthieu Sommet, de l’émission « Salut Les Geeks » me présente ton lamentable clip. Je ne ferais aucun commentaire dessus, si ce n’est que l’exploitation de personnes âgées dans un clip prônant la chrétienté, c’est aussi facile que de mettre Miss Alsace dans un concours de Flammekueche. Mais enfin passons.
Je me suis rendu sur ton blog : « L’araignée du désert » dont le logo ressemble plus à un salon de coiffure pour mutant qu’à un encouragement à la foi, mais j’attaque rarement les gens sur le physique, je ne commenterais donc rien de plus.
Néanmoins il me semble important pour l’essayiste que tu es de t’apprendre quelques petites choses, notamment, sur la gauche. Car la phrase : « Politiquement, mon coeur penche à gauche. Vers une gauche catholique, centrée sur Jésus et sur les pauvres, et qui ne méprise pas la droite » me semble d’une  » folle » stupidité. Mon ami, je vais te faire un petit cours d’Histoire de gauche. Pourquoi il n’y a pas de grand mouvement religieux de gauche ? C’est parce que Marx qui est le père de la gauche moderne (c’est-à-dire le Front de Gauche, le NPA, le PC…) et ses quelques descendants idéologiques considéraient que la religion enseignait, au peuple opprimé, la resignation, ce dont, vis-à-vis des homosexuels, tu es l’exemple poignant. Et non, bien entendu, le PS n’est plus de gauche depuis 1983, et ces mesures libérales en sont la preuve. Mais je t’épargne les cours d’économie de Terminale, Wikipédia est ton ami.
Quand est-il de ta foi ? Eh bien, mon opinion, pour peu que tu en veuilles, est la suivante. Pour moi, peu importe la religion, j’autorise les gens à croire en ce qu’ils veulent, néanmoins les gens qui ont foi en une force supérieur ou en un au-delà quelconque sont pour moi, faibles ou narcissiques, faible d’avoir peur de nourrir les vers et les insectes, lorsque leurs cadavres pourriront sous terre, narcissique de croire que quelques forces supérieurs les écoutent. Mais enfin tout le monde à des défauts, et je ne suis pas parfait, mais je reste tolérant.
Continuant l’exploration de la cohérente pensée qui est la tienne, très cher… Ah ! Tu crois que le nazisme et l’homosexualité sont liés ? Je pense que je vais commencer à me mettre en colère. As-tu vu les photos des prisonniers homosexuels de ces camps ? As-tu vu, monstre que tu es, les abominations subies ? Il y a un camp qui s’appelle le Struthof en France, je te conseille de t’y rendre, avant d’insulter la mémoire de milliers de personnes. Tu me répondrais S.A ? Je te répondrais La nuit des longs couteaux. Tu me parleras de Röhm, je te répondrais Daniel Cordier. Là est la connaissance, avant d’insulter des gens qui sont morts, on s’informe sur l’ensemble.
Aujourd’hui tu reviens sur le devant de la scène pour parler de l’homosexualité ? Je me marre. Parler de sexualité, ne suppose t-il pas d’en avoir une ? Tu sais, mon cher et tendre (c’est une formule), on n’apprend pas comment faire une pipe dans les livres, pas plus qu’on apprend comment mettre un préservatif, et encore moins comment aimer son prochain…

« L’enfer est pavé de bonnes intentions, et le paradis de désillusions… »

L’as De Pique.

Actu | conso | Culture | 29.11.2013 - 16 h 35 | 9 COMMENTAIRES
Streaming : Une justice qui lutte contre le peuple.

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Voilà bien ce que je m’attendais à voir avant longtemps. Le libre accès aux films et séries est une nouvelle fois attaquée. Pour moi comme pour d’autres, ce ne sera pas un problème, mais la décision, elle… La justice ne fait qu’appliquer des règles de droit, c’est un fait, mais après la menace ACTA, l’insupportable Hadopi, le législateur (entendez par là, les députés corrompus par le lobbying médiatique et culturel) devrait peut-être réapprendre à ce soucier de ce cadavre démocratique qu’on appelait avant Malraux, le Peuple.

 

Bien que je ne crois pas à l’égalité des chances à l’école, j’ai toujours compris que les gens de droite, dans leur système de pensée soit pour. En effet, chacun est autonome et peu, s’il en à la volonté, réussir. Néanmoins… Bourdieu, l’égalité des chances fonctionnerait si les élèves étaient égaux à la base, ce qui n’est bien entendu pas le cas. L’école n’est pas plus égalitaire à son époque qu’à la notre, les chiffres le montre. De plus la culture bourgeoise est aujourd’hui encore érigée en pinacle du bon goût alors que des gens comme Cèline en font par exemple partie, ce qui n’a rien d’enviable. Les gens issues de milieu populaire n’ont donc pas un niveau culturel égal aux riches. Alors ?

Alors Internet arrive, et pour moi, comme beaucoup d’autres, il fut salutaire. Sans détruire l’inégalité culturelle entre le riche et le jeune homme issue de classe populaire que j’étais, celle-ci est considérablement réduite. Pourquoi ? Parce que j’ai pu voir Dune de David Lynch, j’ai pu découvrir toute la filmographie de Pasolini et de Visconti, des choses qu’on ne voit jamais sur les chaînes généralistes. Internet c’est aussi un lieu de détail, on construit sa culture en allant chercher des trucs que personnes dans son entourage ne connaît. Vous saviez par exemple qu’il y avait un nanard qui s’appellait « Sand Shark » moi oui, et je l’ai vu en plus…

On me répondra le droit d’auteur mais la question ne se pose pas vraiment, les artistes gagnent moins, mais gagnent toujours de quoi vivre, et ceux sont les grosses productions qui s’enrichissaient trop qui aujourd’hui gagnent beaucoup moins. Rappelons que le cinéma des années 70 était un cinéma avec des budgets moyens et c’est pourtant de là que viennent les plus grands chefs d’œuvres. Alors est-il normal qu’un artiste gagne plus qu’un ouvrier ? Je répondrais que non, et qu’un artiste soit connu mais pas riche pour autant est un bien-fait cela aura au moins l’avantage de recréer de l’empathie envers une classe populaire oubliée et insultée dans les journaux de Pujadas.

 

(Il s’agit pour le moment d’une suppression du référencement et non d’une fermeture définitive des sites.)

 

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