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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Culture | Perso | 14.03.2014 - 22 h 26 | 6 COMMENTAIRES
Les Youtubeurs Gais , C’est rare.

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Ils sont rares en France, les youtubeurs qui sont homosexuels ou qui l’avouent, retour sur les raisons possibles de cette absence.

Le monde du podcasts français est un monde que je trouve fascinant, on y trouve du tout et du n’importe quoi. Mais quand je dis « tout », il y a peut-être erreur, car on ne voit pas comme dans le monde anglo-saxon, de youtubeurs ouvertement homosexuels s’adressant à leur communauté pour en rire ou en parler sérieusement, pourquoi donc ?
Moi, qui suit beaucoup de youtubeurs notamment américains, j’ai pris conscience qu’en France nous n’avions pas notre Davey Weavey avec une baguette sous le bras. Il n’y a pas de podcasteurs de ce type qui s’adresse à notre communauté. Il y a bien entendu eut quelques tentatives mais pourquoi personne n’a encore fait le petit mais vrai effort d’écriture et de mise en scène ?
On pourrait prétendre que le public gay français qui regarde des podcasts sur Youtube est restreint. Ce qui est vrai, mais en premier lieu Youtube ne contraint pas ses podcasteurs à être salarié et certains font ça pour le plaisir. Ensuite Internet est justement le lieu pour les publics de niches. DanyCaligula, avec Doxa, par exemple, son émission de vulgarisation de la philosophie, n’espère pas faire venir toute la jeunesse de 10 à 20 ans. Enfin, il existe des méthodes de rémunérations annexes pour ces gens comme Tipeee qui permet de donner un pourboire comme pour un chanteur dans le métro.
On pourrait croire aussi que si on ne voit pas de youtubeurs homos, c’est par peur des critiques et des insultes, les filles podcasteuses sont souvent insultées, alors vous imaginez un gay faisant des vidéos. Mais Durendal, du CinémaDeDurendal (que je trouve mignon :p) est gay et cela ne pose pas beaucoup de problème, même s’il y a des cons partout. Il en parle très peu, mais a manifesté son mécontentement lors des manifestations contre le mariage pour tous par exemple.
Après l’avoir observer lui et d’autres (dont je respecte la vie privée, pas de outing), il apparaît que c’est une raison culturelle qui produit cet effet. Contrairement aux USA où les gens vivent en communauté, en France nous sommes beaucoup plus ouvert sur les autres. Cela a pour effet, le suivant : les gens se replient beaucoup moins sur la communauté gay. C’est aussi le cas pour les youtubeurs, ils ne ciblent pas leurs publics, et parlent de tous les sujets où d’un sujet précis qui les passionnent, que ce soit le cinéma, le jeu vidéo, ou la société.

Quant à Durendal, on peut le féliciter puisqu’il est le seul qui assume son homosexualité dans ses vidéos, ce que les autres ne font que sur leur Tweeter ou leur Facebook. On peut comprendre que la communauté geek soit parfois très sexiste et très homophobe, mais si ces gens peuvent se promener avec un bonnet pikachu sur le crâne toute une journée, ils accepteront bien quelques coming-out.

Actu | Culture | 29.09.2013 - 08 h 21 | 8 COMMENTAIRES
Les Web-séries : Découverte et Point de Vue LGBT

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Il y a quelques semaines, je proposais de découvrir quelques podcasteurs, et dans le lot, j’avais ajouté trois web-séries. Dans la geekosphère francophone, ces trois séries (Noob, Le Visiteur du Futur, et Flander’s Company) sont très connues, pire encore, la plupart des nerds les considèrent comme les meilleurs séries françaises du moment. Alors pourquoi ne pas découvrir des talents français que les grandes chaînes ont sous-estimé ?

Pourquoi les Web-séries ne sont pas diffusées sur des grandes chaînes.

La raison est assez simple, et elle s’appelle « Maman ». Et oui, la ménagère, responsable des achats, préfère regarder « Camping Paradis » plutôt qu’une série sur les jeux vidéos, par exemple. On oublie trop souvent, que, certes, la publicité se dirige vers la ménagère, mais que la programmation des chaînes aussi. Et c’est ainsi que Tf1, France 2 ou M6 nous propose aujourd’hui des programmes identiques préférant le confort à l’innovation.
C’est donc une communauté entière qui quitte ces téléviseurs et se dirige vers le net. Une communauté qui paye pour ce qu’elle veut. Après tout le film Noob à bénéficier d’un financement à +1000% de la part des fans de la série. Grâce au net, on oublie les réseaux qui permettent de faire émerger des programmes, mais on préfère la qualité de ceux-ci, puisque l’on regarde ce que l’on veut et que l’on finance librement certains programmes. Qui plus est, les gens qui produisent ces contenus culturels restent modestes. Là où le présentateur de TF1 regarde l’audimat, le youtubeurs regarde les pousses verts sous sa vidéo, l’avis défavorable est possible sur Internet.

 Les Épisodes sélectionnés sont ceux qui représentent selon moi, le mieux l’esprit de chaque série sans spoiler l’intrigue.

Flander’s Company : « C’est quoi votre super-pouvoir ? »

Synopsis : Pour éviter que les super-héros et les super-vilains ne finissent par tous s’entre-tuer, un homme, Oswald Truman, fonda la Flander’s Company, une S.A.R.L ayant pour but de contractualiser et mettre en scène les batailles entre super-vilains et super-héros. Aujourd’hui, son petit fils dirige l’entreprise, avec son équipe dont un DRH hystéro-sadique, un scientifique drogué à la caféine et incompétent, une stagiaire barbare dont le jouet préféré est une hache et d’autres phénomènes. C’est dans cette ambiance d’asile que le bureau des candidatures spontanées de la Flander’s doit composer avec des postulants désirant devenir super-vilain.

La Critique : La série possède un humour noir terriblement efficace, et si la saison 1 est un peu chipos, les saisons suivantes possèdent un véritable souffle épique et un scénario digne des comics. Au fil des épisodes, on retrouve des super-héros, ou des références à ceux-ci comme Magneto, Les Chevaliers Du Zodiaque, ou Sarkozy (si si, je vous promets) mais aussi des héros exclusifs à l’univers de la série : Sado-man, ou Recycle-man. Quelques invités du monde geek feront d’ailleurs leur apparition comme le réalisateur François Descraques ou encore Marcus de GameOne.
Mais la véritable force de la série tient dans son héros principal, Hyppolite Kurtzmann, le DRH de la société, campé par un jeune prof du nom de Frédéric Hosteing, dont les talents d’acteur sont indéniables. A la réalisation, on retrouve Ruddy Pomarede qui joue aussi Caleb dans la série. Si les premiers épisodes ne sont pas exempts de défaut (image peu travaillée, angle de caméra douteux), la série gagne en qualité à chaque épisode.

Le Point LGBT : La Flander’s Company compte dans ses rangs d’ennemis/alliés, un certain Kevin, dont l’homosexualité est clairement suggérée. Proprement insupportable, surtout pour le DRH, qui n’hésite pas à le frapper dès qu’il en a l’occasion, on pourrait croire que la série est de mauvais goût ou simplement homophobe.
En réalité, ceux sont les goûts musicaux du personnage qui sont insupportables au DRH, et si quelques blagues graveleuses sont souvent faites sur Kevin, il n’en reste pas moins un combattant utile dans la saison 4 où son double se révèle un assistant parfaitement rangé. La série démontre alors qu’elle peut faire de l’humour gras et noir sans pour autant être idiote, démontrant qu’un cliché n’est marrant que lorsqu’il est excessivement débile.

Le Visiteur Du Futur : « Voilà ce qui va se passer ! »

Synopsis : Raph est un jeune homme sans histoire, jusqu’à un où, alors qu’il flâne avec ses deux amis Tim et Leo, un étrange personnage  apparaît comme par magie devant lui. Prétendant venir du futur, celui-ci le met en garde à de multiples reprises sur les conséquences désastreuses que peuvent avoir ses gestes, surtout les plus anodins, dans un futur lointain. Après un certain nombre d’interventions du mystérieux voyageur dont les apparitions tendent au harcèlement, la police du temps commence elle aussi à se mêler de la vie de Raph, intriguée par la raison pour laquelle le voyageur semble s’intéresser à lui en particulier.

La Critique : Contrairement à la Flander’s Company, Le Visiteur du Futur est plus tragique, les personnages sont plus approfondis, et le scénario donne à voir un futur dystopique un peu plus original que dans les autres séries de science-fiction. De nombreux running-gag originaux, et une réalisation qui dès la saison 2 devient très classieuse donne à cette série un cachet particulier.
A la réalisation, on retrouve François Descraques, icône de la geekopshère francophone et dans les rôles principales de Raph, Raphael Descraques (le petit frère) et du Visiteur, Florian Dorin, qui joue à la perfection un personnage dément qui use et abuse de beaucoup de choses.

Le Point LGBT : Dans la saison 2, on apprend que les origines du voyage dans le temps sont issue d’une histoire d’amour entre un serveur et son patron. L’histoire est triste mais n’en reste pas moins un joli twist, qui s’insère parfaitement dans l’intrigue. On apprend à cette occasion que dans le futur (entre maintenant et l’Apocalypse) tout le monde est bisexuel.

Noob : « Tu veux bien rentrer dans ma guilde ? »

Synopsis : Gabrielle est une jeune étudiante qui adore les MMORPG, en voyant la pub pour Horizon 1.0, elle fait l’acquisition du jeu. Mais celui-ci existe depuis longtemps, et les règles y sont particulières. Il n’y a plus qu’une guilde qui accepte les débutants et Gabrielle dit Gaea l’invocatrice, est contrainte de rejoindre la guilde Noob pour pouvoir progresser. Elle doit donc s’associer à un soigneur complètement neuneu, un assassin misogyne, et un guerrier dépressif, pour parvenir au niveau 100.

La Critique : La web-série la plus connue et la plus visible depuis près de quatre années, en France. Proposant des BD et des romans annexes, la série est conçue comme cross-média. Son réalisateur, Fabien Fournier est le seul à vivre de la série, les acteurs ne touchant que des bonus sur certaines ventes. La série ne montre pas les joueurs, mais les personnages : « On ne suit pas l’histoire de Gabrielle, mais l’histoire de Gaea l’invocatrice. » Les jeux en ligne ayant des mises à jour et les joueurs évoluant, la série justifie ses changements d’esthétiques par ces mises à jour.
Deux nombreux invités ont fait leur apparition comme l’ex-chroniqueur et Youtubeurs Bob Lennon ou encore le Joueur Du Grenier, voir même Eric Legrand, doubleur de Seiya dans les chevaliers du Zodiaque.
La série avec les personnages actuelles s’achèvera avec une trilogie de trois films. En attendant l’autre web-série des studio Olydri, Warpzone Project, commence à prendre de l’envergure.

Le Point LGBT : Les principales scènes gays sont imaginées par Gaea comme un manga homosexuel (Yaoi) entre deux protagonistes de la série. L’accent est plus mis sur la niaiserie et l’imaginaire phallique de ces mangas (pourtant j’adore ça…) que sur l’homosexualité. La transsexualité est esquissée aussi dans le fait que certains joueurs hommes utilisent des avatars de femmes et inversement, ce qui est un gag appréciable que de vrais joueurs de MMO ont pu connaître (moi inclus).

Rien de 9 : Côté Web-Série Very Friendly

Synopsis : L’histoire est celle de plusieurs amis à Strasbourg, leurs aventures professionnelles et amoureuses. En couples ou célibataires, pas une seule journée ne leur laissera le temps de dire qu’il n’y a Rien de 9.

La Critique* : La réalisation souffre clairement d’un manque de moyen contrairement aux trois autres, mais on retrouve l’authenticité d’une réalisation amateur. Si la série a eu un grand succès critique, il ne fait aucun doute que c’est pour l’image sympathique qu’elle donne de l’homosexualité. Malheureusement la série souffre de ce désir, en voulant être militante et sans clichés, elle créait des personnages réalistes mais qui perdent en saveur. Ce voulant une série « hors milieu », on perd du coup ce qui fait le sel humoristique du « in-milieu »: ces clichés, ces codes, son esthétique.

*En écrivant la critique je me rends compte d’une chose supplémentaire, c’est que pour qu’une web-série fonctionne, il faut que le concept de base soit novateur. Hors ce n’est ici pas le cas du tout et c’est peut-être pour ça que je n’aime pas trop cette série.

Le Point LGBT : Cela me rappelle un épisode de Queer as Folk avec une série « Gay et Fier » (Episode 3, Saison 2 : un Couple Modèle)

Les Souverains : C’est du sérieux

Synopsis : Coincé dans le corps d’un jeune humain depuis plus de soixante ans, Gaël, une entité extraterrestre, protège le contenu d’une mystérieuse sacoche. Sur Terre, il est poursuivi par des Styrs, un peuple issu de la même espèce, apparaissant sous forme de fumée noire et pouvant se dématérialiser pour se téléporter. N’ayant d’autres solutions que de se cacher, il erre en marge de la société. Un soir, alors qu’il est sur le point de se faire capturer par un ancien flic, Ethan à sa poursuite depuis la mort suspecte de son père, Gaël se fait aider par un groupe de jeunes : Ophélie, Zoé, Jeremy et Lucas. Cette rencontre bouleversera leur quotidien, les entrainant vers un affront des Styrs et d’une mystérieuse organisation d’hommes en noir… En aucun cas la sacoche ne doit être ouverte…

La Critique : La réalisation est dès le début de qualité, les angles de caméra sont recherchés, l’image est clairement travaillée, et si cela rends le tout factice par moment, on ne peut qu’apprécier l’effort fourni.
Contrairement aux autres web-séries, celle-ci est dite sérieuse, donc avec beaucoup moins d’ humour. Le problème c’est que lorsqu’on veut être sérieux, il faut que l’écriture soit excessivement bonne, et c’est malheureusement un défaut qui pourrait vous empêcher d’entrer dans la série. Mais ce sera sûrement le seul, et celui-ci s’estompera rapidement.

Le Point LGBT : Nothing for now !

Actu | Culture | Jeu vidéo | 25.06.2013 - 17 h 52 | 0 COMMENTAIRES
Quand Nos Impôts financent des Jeux Vidéos…

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Si dans les milieux médiatiques et intellectuels, il est de bon ton de cracher allègrement sur le médium vidéo-ludique, dans l’intimité d’un ministère, il n’en va pas toujours de même. Pourquoi l’État finance certains studios et certains jeux plutôt que d’autres ? Sur quels principes et quelles motivations s’appuie l’État pour financer ce secteur ?

Le Financement des jeux vidéos en général.

Il y a aujourd’hui beaucoup de types de financements différents pour la création d’un produit culturel.Les jeux indépendants font par exemple appel aux dons, ou au financement participatif (Ex: My Major Compagny), mais la plupart du temps, les blockbusters restent dans les mains des actionnaires de ces grosses entreprises que sont les studios de développement. Il est intéressant de voir que les valeurs du capitalisme sont surexposées dans les jeux faits par ces sociétés cotées en bourse alors qu’elles sont minimes dans les jeux indépendants, comme si chacun cherchait à transmettre les valeurs qui ont permis la réussite de son propre projet.
A cet égard, The Sims (Maxis, 1999), est sans doute la meilleur représentation, bien que les créateurs s’en défendent, le jeu reste bien une incitation à la consommation, plus vos personnages ont des objets coûteux, plus ils sont heureux. Dans ce genre de production, on ressent le désir d’optimisation, à l’exemple des graphismes toujours plus réalistes. Les jeux indépendants eux, ne cherchent pas toujours cette optimisation, à l’instar de Minecraft (Mojang, 2009). Dans ce genre de jeu l‘objectif d’amélioration du personnage ce fait même parfois oublier. C’est le cas de Journey (ThatGameCompagny, 2012)un jeu qui n’a pas d’objectif précis en dehors de sa poésie et de la contemplation qu’il propose.

Un jeu qui rappelle « Invitation Au Voyage » de Baudelaire

La subvention de l’État français…

Le jeu vidéo intéresse les investisseurs, et l’un d’entre-eux, l’un des plus puissants, c’est bien sûr l’État. Il a, en effet, financé une entreprise bien connue des joueurs, un certain éditeur du nom d’Ubisoft. Il a aussi mise en place des crédits d’impôt (réduction), pour les créateurs de contenu vidéo-ludique. C’est à travers le CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée), que cela fut fait, qui dépend du ministère de la culture. (Et oui lentement les subventions quittent la télévision…)
Ne soyons pas dupe, la promotion de l’exception culturelle française à travers les jeux vidéos n’est qu’un prétexte, l’État veut juste recréer de la croissance. D’ailleurs, je doute que qui que ce soit au ministère de la culture ait essayé le premier niveau de Rayman (Ubisoft, 1995)avant de prendre une décision envers la firme. Cependant, on peut constater dans les jeux vidéos produits par celle-ci et qui sont développés en France, quelques détails qui rappellent notre pays. Par exemple, Beyond Good And Evil (Ubisoft, 2003) privilégie la poésie et la délicatesse, voire même la mélancolie, contre le côté souvent guerrier des jeux américains. Et le plus intéressant, c’est que ce parti prit se ressent aussi dans la jouabilité, puisque il y a de nombreuses phases d’infiltrations.
Les subventions pour cette industrie commencent néanmoins à être pointées du doigt. Si la France fait figure d’exception en matière de culture, comme aiment à le dire nos intellectuels , les financements et autres crédits d’impôt feront bientôt l’objet d’une enquête d’une commission européenne et ceux autant pour la France que pour le Royaume-Uni.
Donjon et Radon, Et Éducation…

Autre ministère, autre mœurs, et surtout autres investissements. Donjon et Radon est un jeu développé par le ministère de l’éducation dans le but d’apprendre la chimie à nos chers enfants. Microsoft et le rectorat de Créteil (association jusqu’alors improbable)sont actuellement en train de créer un nouvel objet vidéo-ludique sous la forme du RPG : Donjon et Radon. Les professeurs pourront même éditer des donjons afin de faire correspondre savoir et victoire. L’idée est louable, et l’idée d’un RPG est assez bonne, espérons néanmoins que ce jeu ne soit pas aussi ennuyeux que les jeux culturels qui pullulaient autour de l’année 1995 comme Louvre : l’Ultime Malédiction (Index +, 2000) ou Versailles (Cryo, 1996). Pour ceux qui l’ignore, les connaissances dans ces jeux n’étaient qu’annexes et ne permettaient en rien de résoudre l’intrigue, ce qui pour un jeu se voulant éducatif est avouons-le, un gros soucis.

Enfin un jeu éducatif et efficace ?

Les autres états et le jeu vidéo.

L’état français est-il en pointe sur le sujet ? Et bien non. Les américains subventionnent le développement de jeu vidéos depuis des années déjà, les années 90 pour être exact. Mais d’une façon bien moins glorieuse…L’éducation n’est pas vraiment le soucis premier des USA, ce n’est un secret pour personne. Leur soucis premier, depuis le 11 Septembre 2001, était la guerre. Étrangement deux ans après ces attentats sortait America’s Army (US Army, 2003), subventionné donc à hauteur de 7 000 000 dollars par les USA. Un FPS qui faisait clairement de la propagande pour recruter des jeunes. Moins glorieux encore, America’s Army était accessible gratuitement, et la gratuité intéresse plus souvent les pauvres. La propagande était donc clairement dirigée vers la population pauvre du pays, ce que l’on peut penser plus que discutable…
Le Royaume-Uni commence lui aussi à financer les jeux, c’est d’ailleurs la cause de l’enquête que la commission européenne vient d’engager sur les subventions dans le secteur vidéo-ludique.

Conclusion…

En France, l’idée de la culture a toujours été assez haute, voir le ministère en charge de cela, faire un pas vers le jeux vidéos, est un début pour la reconnaissance de celui-ci comme objet culturel. Néanmoins, ne laissons pas l’État faire du jeu vidéo, un outil de manipulation des masses comme aux USA. Et surtout, évitons que le jeu indépendant soit offert à l’État, cet espace de liberté ne doit pas se laisser piéger par l’appât du gain.

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