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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
A Geek In The World (Découverte de Talent sur le Web) | Actu | Culture | 05.07.2015 - 14 h 37 | 0 COMMENTAIRES
La Nuit Originale : Féminisme et Humour, pendant 12H !

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Un nouveau format vient d’apparaître, durant les derniers mois, sur le net. Dans les locaux de mademoiZelle.com, Thomas Hercouët, joue le chef d’orchestre devant une armée d’acteurs majeurs des internets.

Le Format de 12 Heures : Magik Internet !
La première Nuit Originale fut organisée le 24 Janvier 2015, dans les locaux de mademoiZelle.com. Thomas Hercouët était alors déjà présent sur internet depuis un petit moment, et sa chaîne, « L’Originale » également. On y trouvait des interviews de célébrités des Internets comme Navo, le cocréateur de la série « Bref. », ou encore François Theurel, qui tient la chronique cinéma du « Fossoyeur de Films ». Homme de radio, Thomas connaissait les limites des formats de la radio et de la télévision. En conséquence, il profite au maximum des capacités du net, en faisant des interviews longs et complets, une chose difficile à faire aujourd’hui dans des médias traditionnels.
L’explosion des formats trouve son paroxysme dans le concept de la Nuit Originale. Une émission de 12 heures, pendant une nuit entière, voilà l’idée de Thomas. La transformation des normes possède néanmoins ses limites, et ceci dans la programmation de cette nuit. En effet, la nuit Originale possède une grille programmatique proche de la télévision, heure par heure, semblable à la télévision ou à la radio. Cela empêche la lassitude, mais cela empêche aussi, parfois, d’approfondir certains sujets, certaines histoires, certaines anecdotes…

Une Démarche Originale ?

Monsieur Hercouët !

Néanmoins, malgré cette critique, la démarche est intéressante. Elle permet de réunir des gens qui ne sont réunis que lors des conventions de cultures populaires. Les réunions des stars de la télévision sont souvent des réunions insipides comme les stupides « Enfants de la télé » ou « On n’est pas couché », des émissions de promotion, voir de masturbation. La Nuit Originale évite cela. Le but d’après, Thomas Hercouët lui-même, c’est de mettre en avant des récits et de belles histoires et pas forcément des personnes.

  • La première chose qui permet d’éviter le côté « promotion de personnalité », c’est la présence de réalisateurs de contenu culturel. Par exemple, Bruce de la chaîne de science E-penser ou Charlie de la chaîne Les Revues du Monde. Spécialistes dans les domaines du cinéma, de la science, des histoires improbables ou des civilisations oubliées, ils font découvrir aux auditeurs ce qu’ils savent.
  • La seconde chose, c’est le direct. L’animateur a réussi à mettre en place un système qui permet aux auditeurs de raconter leurs histoires, et d’échanger avec les invités. A la proximité, s’ajoute la promiscuité, les revenues sur internets sont beaucoup plus faibles que ceux de la télévision. La conséquence, c’est que les talents d’internets restent proches socialement et donc restent plus modestes, et sont donc rarement à l’aise avec l’auto-promotion.

La Nuit Originale est-elle vraiment féministe ?

La Nuit Originale, n’apparaît pas forcément comme féministe par nature. Après tout, le chef d’orchestre reste un homme. Et dans une certaine mesure, il n’y a pas de raison particulière pour qu’un concept comme celui-ci soit féministe. En fait, c’est la présence du site Mademoizelle.com qui héberge La Nuit dans ses locaux qui permet cela. L’équipe du site, toujours présente à l’appel, et qui reste très proches de la communauté « geek », s’approprie plusieurs heures de La Nuit. On y parle de sexe, avec SML et Navie, ou encore, durant la dernière Nuit, pendant « l’heure mademoiZelle », de la première fois que les jeunes demoiselles ont ressenti qu’elles étaient traitées selon leur genre.
Les témoignages, les récits et les explications permettent de tranquillement mettre en avant, ce qu’est le féminisme, et de justifier auprès de certains adeptes des internets, les revendications égalitaires des femmes. Cela permet aussi de mettre à terre ce stéréotype de la féministe hystérique que certains podcasteurs comme « Minute Papillon » font circulé sous les trais de l’humour.

L’Originale permet donc de mettre en avant de belles histoires. Monsieur Hercouët à réussi à mettre sur pied un concept qui n’est, dieu merci, pas de la promotion, mais un échange intelligent qui produit de la culture. Mais surtout une initiative qui est par sa nature, obligatoirement présent sur le net et pas ailleurs.

Pour Découvrir Les Nuits Originales

Pour le forum de l’Originale

A l’initiative du forum de l’Originale, il existe aussi, le snooptictionnaire. Le but est de faire un dictionnaire des noms propres et communs relatifs à la geekosphère. L’idée vient de la géniale Aude G-G, néophyte de cette culture populaire qui ne comprenait rien aux discussions sur « Pokémon ».

Photo de Chloé Vollmer-Lo et MademoiZelle.com
Actu | Culture | Jeu vidéo | 26.12.2013 - 19 h 18 | 4 COMMENTAIRES
Les Jeux Vidéos Ont-ils un Genre ? (Et un petit bonus)

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Une année forte en rebondissement côté jeu vidéo s’achève enfin. Une année noire et de crise où nous avons appris que les membres du groupe professionnel de jeu vidéo sur Facebook étaient pour la plupart des ordures sexistes, idiots et envieux grâce à Mar_Lard et Usul, on a aussi grâce à l’affaire du Dorito’s Gate, appris que la presse jeu vidéo était presque entièrement vendue aux éditeurs, et que les mêmes éditeurs se prenaient pour des mafieux.

Voici donc un petit cadeau pour les féministes de tout poil, voir même celles et ceux qui s’épilent :

Et comme je suis de bonne humeur, je vais aussi mettre un petit bonus sur le film Dead or Alive (paradoxal ? – Peut-être) :

ICI

Et moi je vous souhaite de joyeuses fêtes, et j’espère que les articles de ce blog vous plairont toujours autant l’année prochaine. 

 

Joyeux Nowel !

Actu | Culture | Jeu vidéo | 04.12.2013 - 17 h 57 | 6 COMMENTAIRES
Tomb Raider: Lara, Une Fashion Victime ?

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Il ne s’agit pas ici de vouloir dévoyer Lara Croft, une femme digitalisée, forte et indépendante à l’allure aussi sexy que sauvage mais bien de vous parlez de la licence dont elle est l’argument de vente. Car enfin Tomb Raider est l’archétype de la licence qui fleur bon le marketing et les courants de mode dans le jeu vidéo, et j’aimerais vous offrir mon analyse de ce monstre des années 2000 que fut Tomb Raider et qui est revenu sur la scène il y a quelques mois.

Lara Croft : Entre fantasme et féminisme

Lara Croft a été conçu comme un objet de fantasme depuis ces débuts, sa poitrine triangulaire a fait fantasmer de nombreux joueurs ados ou adultes mais néanmoins, relativisons. Outre le pur objet marketing, Lara Croft est une femme au caractère fort et indépendant. Elle est une femme d’affaire et d’action, solitaire et autonome.

L’évolution de Lara.

Quel meilleur modèle pour la gente féminine ? Et modèle à la fois noble de l’idée que le jeu vidéo ce faisait d’une femme parfaite, avant que la publicité, les joueurs, et la presse jeu vidéo n’en fasse une sorte de femme à abattre puis à violer rappelant au mieux les périodes guerrières ou après une bataille, on violait joyeusement femme et enfant. On pourrait me dire « oui, mais de tout façon, Lara est ultra-sexuée donc ça devait forcement arrivé ». Et bien oui, certainement, mais les actrices de cinéma subissent le même traitement, et nous n’attaquons pas les réalisateurs pour autant. Pour une fois, je ne pense pas que c’est l’éditeur ou le développeur qu’il faille mettre en cause mais bien le comportement des joueurs.
Néanmoins j’aimerais dire que Lara Croft était l’avant-garde noble du jeu vidéo lors du premier opus de Tomb Raider. Elle avait des valeurs nobles, elle était féministe, et surtout beaucoup de fille ont découvert le jeu vidéo par elle, bien avant que The Sims, ne leur rappelle leur place dans une société patriarcale…

Tomb Raider : De la plate-forme à l’Open-World

Ceux qui connaissent le jeu vidéo le savent mais les autres l’ignore peut-être, comme il y à un formatage des blockbusters hollywoodiens, il y a un formatage en matière de jeu vidéo. La licence Tomb Raider a, durant ces longues années d’existences fait preuve d’un conformisme en matière de game-design qui confine à la performance

Lara comptait dans Tomb Raider II plus de polygone que tout le reste du jeu.

sportive. En 1996, lorsque sort le premier épisode, la mode est au jeu de plate-forme. Un an avant était sorti, pour exemple, le premier Rayman (en 2D) et la même année sortira Super Mario 64. Si Rayman et Mario resteront des jeux de plate-forme, leur conception restera très linéaire et classique. Tomb Raider suivra leur exemple jusqu’à l’accident. L’opus « L’ange des ténèbres » déplaira : nombreux bugs, moteur graphique à la ramasse, scénario intéressant, maniabilité déplorable, l’épisode coule la série pour quelques années.
Le retour de lady Croft devait être marquant, pour l’occasion les nouveaux studios de développement demandaient aux fans ce qu’ils voulaient. Bien entendu, les joueurs ne sont pas idiots, ils savaient ce qu’ils aimaient dans les premiers : la maniabilité extrême dans le premier opus, les décors gargantuesques de « Tomb Raider : la Révélation Finale ». Mais ce fan service on peut le comprendre pour un blockbuster, certes il se justifie beaucoup moins d’un point de vue artistique, mais la licence était en instance de survie. Des choses ont en revanche été ajouter sans raison. Notamment les QTE, qui sont des cinématiques interactives et punitives, le motif ? C’était à la mode à l’époque de la sortie du jeu. On perdait un peu du côté plate-forme, pour une mécanique aussi ennuyeuse qu’inutile.
Cette année, le dernier opus de la saga Tomb Raider est sorti, un reboot de l’univers évoquant la première aventure de Lara et, bien entendu, les sirènes du conformisme ont encore sonné. Car Lara se retrouve dans un monde semi-ouvert, ce qui est justement l’objectif de toutes les licences de jeu qui comme Tomb Raider, voguent dans les eaux ennuyeuses d’un manque d’originalité profond, et d’un manque de renouvellement en terme de gameplay.

En Conclusion, oui j’adore Lara Croft, mais la licence Tomb Raider n’a aujourd’hui plus rien d’innovant. La féminité et le côté sexy sont les arguments de Bayonetta et d’autres jeux, et les femmes fortes comme Jade de Beyond Good and Evil sont devenues plus attrayantes car évoluant dans des univers plus poétiques ou plus politiques. Et si la licence veut faire du fan service, pourquoi ne pas faire un épisode où la demoiselle partirait à la recherche de relique vidéo-ludique telle la pioche en diamant de Minecraft, l’épée Soul Reaver de Legacy Of Kain ou encore l’urne ou ce trouve les cendres du bon goût d’Activision-Blizzard ?

Actu | Culture | Jeu vidéo | 22.09.2013 - 22 h 07 | 6 COMMENTAIRES
La « Presse Jeux Vidéo » : Retour sur une année noire

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Vous l’ignorez peut-être mais il n’y a pas que Têtu qui est subi des baisses d’effectifs ces temps derniers. La presse JV spécialisée a subi de plein fouet une année 2012-2013 morose, outre la crise, de nombreux scandales ont éclaboussé une presse qui jusque là semblait sans histoire. Retour, donc, sur l’année de la maturité pour une presse que jusqu’ici, on considérait comme adolescente.

Le Doritos Gate

L’histoire commence avec le jeu « Halo 4 » et un paquet de Doritos. Entre les deux, un journaliste de la presse vidéo-ludique prend la pose. Un site d’information britannique s’empare de cette image, et l’utilise comme le fer de lance d’une bataille contre la corruption, dénonçant les goodies offerts par les éditeurs aux journalistes, ainsi que les « games médias awards » ou les éditeurs élisent les meilleurs journalistes, et nombre d’autres événements promotionnels auxquels participent les journalistes.
Cette affaire lance le désormais connu « Doritos Gate » et depuis une méfiance entre les journalistes et les joueurs semble s’être installer. En France, le problème à été pointer du doigt par le célèbre site Arrêt Sur Image, le chroniqueur Usul de jeuxvidéo.com et quelques autres.
Cela a permis de faire émerger une véritable problématique de cette presse spécialisée : le business plan dépend des pubs des éditeurs. Par conséquent ceux sont les produits que les journalistes doivent jugé qui payent leurs salaires. Une situation intenable que certains considèrent comme inadaptée et surtout qui fait de l’ombre à un média que la presse généraliste déconsidère déjà en temps normal.
Le seul journal ou site à ne pas avoir subit l’affront de cette affaire est Canard-PC qui à ainsi pu mettre en avant sa liberté de ton, puisque leur financement est à 80% issue du lectorat et non du marketing. A l’inverse certains journalistes ont subit de plein fouet ce scandale, comme Julien Chièze, dont la crédibilité en tant que journaliste est désormais grandement remise en cause.

Le sexisme chez les geeks

Mar_Lard en interview

Mar_Lard est une féministe convaincue qui à travers un dossier brillant (et très long) à mise en cause la geekosphère dans son attitude sexiste. Elle à bien entendu parlé des joueurs mais c’est ici la presse qui nous intéresse. Car notre amie fut à l’initiative d’une vaste réflexion sur la place des femmes dans la communauté, avec des réactions parfois épidermique devant ces propos et les preuves appuyant ceux-ci. Mais en premier lieu ce que Mar_Lard avait critiqué, c’était un journaliste qui déversait une prose lubrique en décrivant ces fantasmes de viol sur Lara Croft.
C’était la première fois que le pseudo de Mar_Lard faisait son apparition devant tous, et ce ne fut pas la dernière. La demoiselle à ouvertement critiquer le journaliste ce qui lui à valu de nombreuses inimitiés, elle à ensuite sortie le dossier sur le sexisme chez les geeks.
L’attaque contre la presse a fait prendre conscience à de nombreux joueurs de la stupidité du dit journaliste, mais cela à aussi, en parti, remise en cause l’argument d’autorité de la presse vidéo-ludique. Cela est dû en parti, à la réponse de certains journalistes devant les faits.

La Chute de M.E.R.7

Ce nom ne vous dire rien ? C’était pourtant l’un des plus gros groupe de presse dans le milieu du jeu vidéo. Ils étaient à l’initiative de Joystick et de Joypad par

Trois journaux de M.E.R.7

exemple. Désormais éteint, le groupe a emporté avec lui de nombreux magazines. Le problème c’est que le quasi-monopole du groupe a failli faire s’écrouler toute la presse jeux vidéo, car comme le déclare Pipomantis, journaliste à Canard-PC : « S’il y a plus de presse jeu vidéo, il y a plus de rayon jeu vidéo ».

Il faut savoir que M.E.R.7 n’était pas un modèle de qualité en matière journalistique. Les piges étaient courantes, mais surtout c’est un journaliste de Joystick que Mar_Lard avait dénoncé. Ainsi si l’on peut critiquer l’approche parfois sexiste de Canard-PC, dont le directeur à en parti admis l’erreur, on peut admettre que l’honnêteté et la qualité assure la pérennité de cette presse encore jeune. Une belle leçon de vie…

Actu | Culture | Jeu vidéo | 24.06.2013 - 15 h 28 | 10 COMMENTAIRES
Joueurs, Féministes et MMO !

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Produit culturel déconsidéré par beaucoup de journalistes et d’intellectuels qui n’ont jamais toucher à une manette de leur vie, le jeu vidéo commence à prendre une place importante dans l’espace culturel français. Des universitaires commencent même à vouloir étudier les pratiques vidéo-ludiques et leur fonctionnement. Aujourd’hui beaucoup d’entre-nous ont déjà essayé un jeu vidéo, comme on lit son premier livre ou on regarde son premier film. Mais quand est-il des revendications des minorités sexuelles dans ce milieu ? Femmes et gays sont-ils toujours exclus ?


Du côté des joueurs…

La première femme héroïne de jeu vidéo.

Le jeu vidéo est à la base un produit qui pourrait être considéré comme mixte, puisque le premier jeu vidéo (Tennis for two, 1958) était un jeu de sport, tout ce qu’il y a de plus simple. C’est avec le développement de l’arcade que le jeu vidéo devient un loisir « genré ». Les jeux présentés sont des jeux de courses, de tirs, de combats, essentiellement des loisirs masculins donc. Ainsi les femmes sont restées longtemps minoritaires dans une communauté elle-même réduite. Les consoles ne changeront pas grand chose à ce phénomène puisque leur but était initialement de pouvoir jouer aux jeux d’arcades chez soi.
Il faudra attendre jusqu’à la sortie de la génération N64/Saturn/Playstation (Cinquième génération) pour que le nombre de joueuses augmente. La raison : le support CD de la Playstation et la puissance de la N64 permettent la mise en avant de scénarios plus complexes, et plus seulement de trame simpliste ou de captation d’arcade sur console. A la même époque on voit apparaître Tomb Raider : Lara Croft (Core Design, 1996), la première véritable héroïne de jeu vidéo, et Les Sims (Maxis, 2000), le premier jeu genré à avoir un véritable succès. Les femmes commencent donc à s’approprier les consoles et les PC, même si la communauté reste largement masculine.
Avec l’arrivée des MMO, des communautés se forment sur deux types de jeu en particulier : Les FPS (First Personal Shooter) et les RPG(Rôle Playing Game), les femmes sont alors confrontées au machisme ambiant qui règne dans ces communautés.
Il y a environ deux mois Mar_Lard, une twitteuse assidue, joueuse et travaillant dans le milieu du jeu vidéo, a publié un dossier d’environ 100 pages, dévoilant la violence subit par les femmes dans les jeux vidéos : Insultes, Harcèlement, Avances Sexuelles, Etc… « Les femmes ne doivent pas se revendiquer femme sous peine de subir ces brimades et ces agressions. » commente Mar_Lard, mais comment faire quand la plupart des jeux en ligne demande l’utilisation d’un micro ? Mais surtout pourquoi légitimer ces comportements et demander à la victime de faire des efforts ?
Le dossier a fait grand bruit dans la communauté, et beaucoup ont réagi sur le sujet de façon plus ou moins intelligente. Le fait est que ce « coup de pied dans la fourmilière » à eut un effet, celui de faire prendre conscience du problème.
Ce que n’a en revanche pas fait Mar_Lard, sauf lors d’une interview auprès du chroniqueur Usul de Jeuxvidéo.com, c’est défendre aussi les joueurs gays, ou « gaymers ». Minoritaires eux aussi, ils subissent aussi de nombreuses attaques. Une des insultes favorites des joueurs étant justement « gay ». Sans pour autant dire qu’ils le sont, les gaymers peuvent dont se sentir blessés par le comportement de leur homologues hétéros. Quelques voix s’élèvent contre ces injustices mais le problème persiste. En effet la conception même d’un héros potentiellement gay à suffit à faire scandale et la violence de certains propos sont simplement scandaleux : « Je ne joue pas avec un PD », « Vous êtes tous des tantouzes », « Bande de gays ».

Dans The Sims 3 vous avez le choix entre un bear ou un minet 🙂

 

Du Côté Des Développeurs…

Les jeux vidéos représentent leur époque, par exemple, en ce moment, dans les jeux de guerre publiés par les développeurs américains, on doit combattre des extrémistes musulmans. Pour ce qui est de la vision des femmes et des gays, il en va de même. Si dans les années 80-90 la mode était aux femmes amoureuses et en détresse et aux gays cuir-moustache, les années 90 sont une période charnière. La femme devient plus indépendantes et les homos deviennent une minorité invisible. Si la femme devient de plus en plus forte et plus fière jusqu’au jeu Bayonetta (Platinium Game, 2009) présentant une femme hyper-sexuée et ultra-féministe dans le premier rôle, les gays restent minoritaires jusqu’à l’événement créer par Bioware avec Mass Effect 3 (Bioware, 2012) proposant au personnage principal d’être gay, hétéro, ou lesbienne. Coup marketing ou pas, le jeu inclut un héros potentiellement homo sans être une caricature. Il semble que Bioware n’ait cependant pas compris les revendications des gaymers puisque le jeu Star Wars : The Old Republic (Bioware, 2011), propose une planète gay, sorte de ghetto galactique que les joueurs homos comme hétéros trouvent de mauvais goût.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un développeur fait un faux pas, les guildes et clans gays furent interdit sur World Of Warcraft (Blizzard, 2004) et les mots « gays, homosexuels, etc… » bannis du forum pour éviter les insultes mais cela empêchait aussi de parler du problème.

 

Conclusion…

Si Bioware et d’autres commencent à proposer des RPG et des options de plus ou moins bon goût, permettant une véritable immersion des gaymers, la communauté des joueurs n’est pas prête à faire de même. Les joueurs doivent apprendre à accepter les femmes et les gays afin que chacun profite au maximum de l’expérience vidéo-ludique. De plus, l’intolérance des joueurs fait défaut à la défense qu’ils font vis-à-vis des médias dominants qui incriminent de façon constante la pratique du jeu vidéo.

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