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Angry-Gaymer
Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Culture | 16.04.2014 - 14 h 47 | 0 COMMENTAIRES
Bientôt sur Youtube : Pouhiou nous parle de sexe

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Le sexe, gay ou pas, s’invite chez les Youtubeurs, après le Joueur Du Grenier et son spécial « Saint-Valentin », ainsi que les deux derniers Doxa (liens disponibles dans l’article), la scène Youtubienne s’enrichit d’un nouveau personnage haut en couleur !

Pouhiou

On ne peut pas dire que la scène de Youtube soit modérée sur le sujet « sexe », mais en matière de bonnes pratiques et de conseils, ils sont plutôt avares, nos chers podcasteurs. Ils parlent surtout de pornos et de masturbations, sauf un petit youtubeur qui résiste encore et toujours à l’envahisseur : DanyCaligula. Prospecteur de vérité et de débat d’idées construites, le jeune homme au pull rouge abordait le sexisme et la sexualité, dans ces deux dernières vidéos. En compagnie de son ami Pouhiou, ils ont comme après chaque épisode de Doxa, échanger avec leur communauté, dans un « live twitch* ». Débat sur l’homosexualité, les déviances, les citations et les phobies qui gangrènent parfois même notre communauté, auquel, votre serviteur a participer avec plaisir.
Nous avons appris que Pouhiou, auteur de roman (disponible ici), pansexuel affirmé, et féministe convaincu, va bientôt ouvrir une chaîne Youtube pour donner des conseils et parler des pratiques sexuelles diverses. Et je puis affirmer sans détour qu’il ne parlera pas que du sexe des anges, pardon, des hétéros.
Moi, qui regretter la présence de diversité sexuelle chez les youtubeurs, je pense que la correction commence avec lui. On espère qu’il organisera lui aussi des lives après chaque émission.

 

Live Twitch : Twitch est une plateforme normalement utilisable par les joueurs de jeu vidéo pour présenter leurs habilitées et discuter avec le public de manière simultanée. Le NesBlog, DanyCaligula, et quelques autres l’utilisent comme plateforme d’échange, sous la forme d’une radio interactive.

Actu | Culture | Jeu vidéo | 28.10.2013 - 23 h 48 | 3 COMMENTAIRES
La culture bourgeoise, le jeu vidéo et internet.

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Il est une dimension de la critique journalistique qu’on oublie souvent, outre la collusion évidente, que ce soit en politique ou en art, c’est que la critique s’adresse du bourgeois vers le prolétaire pour reprendre des termes qui manquent de nos jours, une critique des riches vers les pauvres. Est-ce vraiment un bien ou un mal ?

Cette bourgeoisie qui dicte le beau.

Il est bien évident, pour tous, que la société est orientée vers la culture bourgeoise. L’école enseigne Sartre en philosophie plutôt qu’un Camus proche du peuple, par exemple. C’est une école qui enseigne Germinal à des Terminale S qui ne travailleront jamais dans des usines, et enseigne le catéchisme libéral tout au long des études supérieurs.
Mais quand est-il de ces médias qui s’adressent au peuple ? Ne sont-ils pas eux aussi les vecteurs de cette culture descendante et donc fruit d’inégalité évidente ? Nous pourrions parler de « la vie d’Adèle » qui est devenu sur Yagg, l’horizon indépassable du médiocre et du moyen alors qu’il a reçu une des plus nobles récompenses qui soit.
Est-ce grave ? Bien sûr, car nous refusons d’accorder à la culture populaire ces lettres de noblesse. Et cela peut très vite devenir une violence symbolique pour celui qui reçoit l’information.C’est cette violence que l’on ressent lorsque Le Grand Journal fait passer une personne lambda pour une idiote ou que Pujadas coupe un militant pour lui dire qu’il est irresponsable et idiot alors que l’un gagne environ 1500€ par mois, et l’autre plus du double.
Quand est-il des œuvres populaires et belles ? Et bien V pour Vendetta reçoit sur Allocine la note de seulement 3,1 /5 par la presse. Et si l’on regarde le film est moins bien noter par les médias généralistes que par les spécialistes du cinéma. Mais qui est le lectorat des specialistes ? Certainement pas le citoyen issu de la classe populaire qui préfère lire le JDD par exemple.

Bande-Annonce d’un documentaire sur la collusion entre média, politique, et finance.

Le Tombeau Du Jeu Vidéo

Passons au média jeu vidéo, média populaire par excellence, il faut donc le détruire. Et Natacha Polony (je lui tape souvent dessus mais en fait je l’aime bien.) qui s’emploie à décrire la violence de ces jeux… Mais cette charmante madame, fut-elle aussi sympathique qu’intelligente ne fait que reproduire un système de classe qu’elle dénonce. Elle à intériorisée en elle la notion de beau selon le bourgeois, du produit culturel que la bourgeoisie apprécie. Et cela exclu le jeu vidéo, ce média violent, ce média de masse.
Mais j’aimerais maintenant qu’elle m’écoute, car enfin, ce blog est ma tribune, et la vôtre puisque je publie toutes vos réponses…

Invitation au Voyage par Baudelaire…illustration par Journey

Elle s’offusquait sur internet des réactions violentes après ces propos. Mais cette violence n’était-elle pas légitime ? N’était-elle pas violente elle, quand elle disait des jeunes qu’ils étaient stupides et idiots et que ces jeux n’avaient aucun sens, qu’ils rendaient violent et amorphes ? N’était-elle pas idiote de dire cela sans avoir aucune preuve à l’appuie ?

Il y a des jeux géniaux et intelligent  :Metal Gear Solid est un manifeste anti-guerre et Mass Effect aussi. Minecraft offre la possibilité à tous d’exprimer ses ambitions architecturales. Paper, Please offre une réflexion sur le totalitarisme et la résistance. La série Legacy Of Kain questionne la notion divine et de libre arbitre…

Pourquoi la presse se meurt.

Le média le plus critique envers les bourgeois : Internet. Et tout le monde, aujourd’hui ce tourne vers cet Internet, normal, c’est un média horizontal : tout le monde est sur un pied d’égalité et peut faire entendre sa voix. Les bourgeois n’ont en rien le monopole de ce lieu. Ainsi la vox populi ce fait entendre en ce lieu virtuel. Le bourgeois ne dit plus ce qui est beau, il ne méprise plus son auditoire, car il n’en n’a plus. Aujourd’hui les jeunes n’ont presque plus de télévision, ils écoutent d’autres médias comme les podcasteurs (comme Doxa qui vulgarise la philosophie).
Alors est-ce le règne de la culture populaire uniquement ? Les podcasteurs sont-ils des gens qui sont contre tout ce que la bourgeoisie à créer ? Non, bien sur que non, il exerce un droit d’inventaire : ils gardent le meilleur et néglige l’inutile. On met en lien théorie et pratique, on fait de l’éducation populaire.
Pourquoi Atalli et Aphatie ont-ils peur d’Internet ? Parce qu’ils sont les gardiens de la télévision, sans un auditoire, ces experts dont les erreurs factuelles sont confondantes en matière d’économie, finiront par s’éteindre.

Voici un exemple de mélange de culture populaire et de culture bourgeoise :

Actu | Culture | Jeu vidéo | 05.09.2013 - 14 h 56 | 4 COMMENTAIRES
Donjon & Radon : Le jeu vidéo du ministère de l’éducation.

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La rentrée, cette journée angoissante pour tellement de monde : les enfants, les parents, les professeurs, et les gens, qui, comme moi, découvre que leur cursus ont de grosses lacunes philosophiques à combler. Mais puisqu’il est de bon ton de faire un sujet qui parle de cours, d’école et de professeurs, j’ai décidé de vous faire découvrir le projet Donjon et Radon, un jeu vidéo actuellement en développement et qui est à l’initiative du ministère. « Bientôt dans vos écoles »

Les origines du projet.

Le jeu vidéo « Donjon et Radon » est à l’initiative de plusieurs groupes et entreprises*, dont la PME  AD-Invaders. L’idée est simple : il s’agit d’une plate-forme typée jeux de rôle multijoueur (MMORPG) qui aura pour but d’enseigner les sciences aux collégiens, en utilisant non pas l’histoire du jeu, mais le gameplay. Une initiative novatrice, et qui à ma connaissance est unique en son genre. Il semble que ce soit le désintérêt pour les filières scientifiques dans les études supérieures en France qui soit à l’origine de cette idée. Pour remédier à ce problème le ministère a lancé un appel à projet, et c’est l’idée de ce jeu vidéo qui à été retenu.

Professeurs, Élèves et Dragons.

C’est le nom du moteur qui à l’ambition de devenir un moteur de jeu vidéo générique.

En tant que Serious Game, Donjon et Radon devra avoir une jouabilité abordable et être facile d’accès. Pour mettre en relation le jeu vidéo et le cours, le professeur aura à disposition un éditeur de donjon permettant de créer des ennemis particuliers qui se rapporteront aux cours. La question : « Comment dissoudre du cuivre ? » deviendra alors « Comment dissoudre un dragon de cuivre ? ». Mais la vraie question est de savoir si ce projet est réellement viable. Car cette idée semble être basée sur la statistique suivante : « Un jeune d’aujourd’hui joue entre une demi-heure et une heure par jour en moyenne ». Hors ces statistiques sont peut-être justes mais elles sont une illusion par rapport à la réalité.

Premièrement l’étude ne prend pas en compte le fait que les MMORPG sont les jeux les plus chronophages qui soient. Le « farming » (gain de point par la destruction d’ennemis) est une chose qui demande beaucoup de temps et d’investissement, la demi-heure n’est donc qu’une broutille.
Le deuxième point et que le type de jeu choisi à savoir, le RPG, est en réalité un type de jeu qui n’est pas accessible pour tous. L’interface est souvent bien plus complexe que dans les jeux, et parfois, cela peut le rendre austère. La statistique de base prend en revanche en compte les joueurs de Candy Crush ou Angry-Birds, qui ne trouveront peut-être pas d’intérêt à s’essayer à un RPG.
Enfin, cette idée de  » joueur moyen » est particulièrement douteuse, il y a des gens qui ne jouent jamais aux jeux vidéos, d’autres qui passent leur journée dessus. Mais il y a au final certainement très peu de gens qui se connectent à leur compte World Of Warcraft pour seulement une demi-heure.
Rarement un jeu vidéo éducatif a été aussi bien pensé, mais malheureusement, il semble que les statistiques est fait illusion chez les initiateurs du projet. Il ne faut pas croire que l’entièreté de la jeunesse tâte de la manette.

Les Profs dans tout ça ?

Les premières images du jeu.

Nul doute que les professeurs trentenaires apprécieront plus facilement que les seniors, cette initiative. Des professeurs qui ont déjà des problèmes à entrer les notes dans les logiciels prévus seront-ils capables de gérer un serveur et ses contraintes ? La question se pose. Bien entendu, aujourd’hui la création de carte et de donjon est simple d’utilisation et assez intuitive pourvu qu’on est les notions de base, mais il ne fait aucun doute qu’une formation sera nécessaire.
Avec la rapidité de développement des nouvelles technologies, comme la réalité augmentée, nous finirons par creuser un fossé avec les anciennes générations. Et si le web permet d’avoir le savoir théorique sur tout, le savoir pratique, lui meurt avec les générations qui l’ont vu naître. Il ne faudrait pas qu’au nom de la modernité, on oublie la mine de savoir que sont nos personnes âgées. Mettre au banc de la société, une catégorie de plus, ne me semble pas vraiment utile, et avec ce jeu vidéo, ce sera sans doute le cas, des professeurs les plus âgés.

Les créateurs du jeu précise cependant que celui-ci ne sera qu’un appuie au cours et qu’il ne parasitera pas celui-ci. Il pourra servir d’exemple et de test de connaissance, mais rien de plus. Cependant les joueurs ont appris à ce méfier des promesses des éditeurs, et les citoyens des promesses de leur dirigeants.

 

 

* AD-Invaders, LIP6, le Groupe Compas de l’ENS, Le rectorat de Créteil, Microsoft.

(Je remercie la PME AD-Invaders d’avoir contacter Yagg pour me permettre de fournir un contenu de meilleur qualité. http://www.ad-invaders.com/)

Actu | Culture | Jeu vidéo | 25.06.2013 - 17 h 52 | 0 COMMENTAIRES
Quand Nos Impôts financent des Jeux Vidéos…

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Si dans les milieux médiatiques et intellectuels, il est de bon ton de cracher allègrement sur le médium vidéo-ludique, dans l’intimité d’un ministère, il n’en va pas toujours de même. Pourquoi l’État finance certains studios et certains jeux plutôt que d’autres ? Sur quels principes et quelles motivations s’appuie l’État pour financer ce secteur ?

Le Financement des jeux vidéos en général.

Il y a aujourd’hui beaucoup de types de financements différents pour la création d’un produit culturel.Les jeux indépendants font par exemple appel aux dons, ou au financement participatif (Ex: My Major Compagny), mais la plupart du temps, les blockbusters restent dans les mains des actionnaires de ces grosses entreprises que sont les studios de développement. Il est intéressant de voir que les valeurs du capitalisme sont surexposées dans les jeux faits par ces sociétés cotées en bourse alors qu’elles sont minimes dans les jeux indépendants, comme si chacun cherchait à transmettre les valeurs qui ont permis la réussite de son propre projet.
A cet égard, The Sims (Maxis, 1999), est sans doute la meilleur représentation, bien que les créateurs s’en défendent, le jeu reste bien une incitation à la consommation, plus vos personnages ont des objets coûteux, plus ils sont heureux. Dans ce genre de production, on ressent le désir d’optimisation, à l’exemple des graphismes toujours plus réalistes. Les jeux indépendants eux, ne cherchent pas toujours cette optimisation, à l’instar de Minecraft (Mojang, 2009). Dans ce genre de jeu l‘objectif d’amélioration du personnage ce fait même parfois oublier. C’est le cas de Journey (ThatGameCompagny, 2012)un jeu qui n’a pas d’objectif précis en dehors de sa poésie et de la contemplation qu’il propose.

Un jeu qui rappelle « Invitation Au Voyage » de Baudelaire

La subvention de l’État français…

Le jeu vidéo intéresse les investisseurs, et l’un d’entre-eux, l’un des plus puissants, c’est bien sûr l’État. Il a, en effet, financé une entreprise bien connue des joueurs, un certain éditeur du nom d’Ubisoft. Il a aussi mise en place des crédits d’impôt (réduction), pour les créateurs de contenu vidéo-ludique. C’est à travers le CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée), que cela fut fait, qui dépend du ministère de la culture. (Et oui lentement les subventions quittent la télévision…)
Ne soyons pas dupe, la promotion de l’exception culturelle française à travers les jeux vidéos n’est qu’un prétexte, l’État veut juste recréer de la croissance. D’ailleurs, je doute que qui que ce soit au ministère de la culture ait essayé le premier niveau de Rayman (Ubisoft, 1995)avant de prendre une décision envers la firme. Cependant, on peut constater dans les jeux vidéos produits par celle-ci et qui sont développés en France, quelques détails qui rappellent notre pays. Par exemple, Beyond Good And Evil (Ubisoft, 2003) privilégie la poésie et la délicatesse, voire même la mélancolie, contre le côté souvent guerrier des jeux américains. Et le plus intéressant, c’est que ce parti prit se ressent aussi dans la jouabilité, puisque il y a de nombreuses phases d’infiltrations.
Les subventions pour cette industrie commencent néanmoins à être pointées du doigt. Si la France fait figure d’exception en matière de culture, comme aiment à le dire nos intellectuels , les financements et autres crédits d’impôt feront bientôt l’objet d’une enquête d’une commission européenne et ceux autant pour la France que pour le Royaume-Uni.
Donjon et Radon, Et Éducation…

Autre ministère, autre mœurs, et surtout autres investissements. Donjon et Radon est un jeu développé par le ministère de l’éducation dans le but d’apprendre la chimie à nos chers enfants. Microsoft et le rectorat de Créteil (association jusqu’alors improbable)sont actuellement en train de créer un nouvel objet vidéo-ludique sous la forme du RPG : Donjon et Radon. Les professeurs pourront même éditer des donjons afin de faire correspondre savoir et victoire. L’idée est louable, et l’idée d’un RPG est assez bonne, espérons néanmoins que ce jeu ne soit pas aussi ennuyeux que les jeux culturels qui pullulaient autour de l’année 1995 comme Louvre : l’Ultime Malédiction (Index +, 2000) ou Versailles (Cryo, 1996). Pour ceux qui l’ignore, les connaissances dans ces jeux n’étaient qu’annexes et ne permettaient en rien de résoudre l’intrigue, ce qui pour un jeu se voulant éducatif est avouons-le, un gros soucis.

Enfin un jeu éducatif et efficace ?

Les autres états et le jeu vidéo.

L’état français est-il en pointe sur le sujet ? Et bien non. Les américains subventionnent le développement de jeu vidéos depuis des années déjà, les années 90 pour être exact. Mais d’une façon bien moins glorieuse…L’éducation n’est pas vraiment le soucis premier des USA, ce n’est un secret pour personne. Leur soucis premier, depuis le 11 Septembre 2001, était la guerre. Étrangement deux ans après ces attentats sortait America’s Army (US Army, 2003), subventionné donc à hauteur de 7 000 000 dollars par les USA. Un FPS qui faisait clairement de la propagande pour recruter des jeunes. Moins glorieux encore, America’s Army était accessible gratuitement, et la gratuité intéresse plus souvent les pauvres. La propagande était donc clairement dirigée vers la population pauvre du pays, ce que l’on peut penser plus que discutable…
Le Royaume-Uni commence lui aussi à financer les jeux, c’est d’ailleurs la cause de l’enquête que la commission européenne vient d’engager sur les subventions dans le secteur vidéo-ludique.

Conclusion…

En France, l’idée de la culture a toujours été assez haute, voir le ministère en charge de cela, faire un pas vers le jeux vidéos, est un début pour la reconnaissance de celui-ci comme objet culturel. Néanmoins, ne laissons pas l’État faire du jeu vidéo, un outil de manipulation des masses comme aux USA. Et surtout, évitons que le jeu indépendant soit offert à l’État, cet espace de liberté ne doit pas se laisser piéger par l’appât du gain.

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