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Actu | conso | Culture | Jeu vidéo | 22.01.2016 - 16 h 59 | 6 COMMENTAIRES
DmC (Devil May Cry) : Un beau mec et de la critique sociale ?

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Aujourd’hui, on revient sur le reboot de la licence Devil May Cry, avec le célèbre Dante. Un héros ultra-sexy, de la critique sociale, des combats classes, des anges et des démons, DmC, c’est tout ça et pas beaucoup plus.

La licence « Devil May Cry » est une série de « beat them all » débutée en 2001, sur PS2.  La saga raconte donc l’histoire de Dante, fils du démon Sparda, qui doit combattre les différents démons qui menacent le monde, et lui-même. Au fil des jeux (qui ne sont pas dans l’ordre chronologique) on apprends que Dante aurait un frère, Vergil, ou encore un neveu Nero. Ces histoires de famille et les combats contre les démons qui cherchent à envahir la Terre sont au centre de l’histoire de Devil May Cry.

Le Reboot : Le scénario et la critique sociale
En 2013, Ninja Theory, publie donc un reboot de la saga. Plus occidental, ce nouvel opus nommé DMC, se veut aussi plus politique. On modifie légèrement l’histoire de Dante et les personnages secondaires pour voir ressurgir une nouvelle mouture de la saga…
« Dans cette version, Dante est toujours le fils du démon Sparda, mais aussi, cette fois, d’un ange nommée Eva. Dante

cosplay par http://gnefilim.deviantart.com/

un dragueur qui passe son temps entre boîtes de nuit, sexe et alcool. Il combat aussi régulièrement les rares démons que ses pouvoirs attirent. Mais un jour, une jeune femme, Kat, le rencontre et lui demande de rejoindre « l’Ordre », une organisation terroriste et révolutionnaire. Il apprends rapidement que l’Ordre combat en secret Mundus, un démon surpuissant qui passe pour un PDG de banque à l’allure malsaine et qui possède pratiquement le monde entier. »
Premier constat qui fait mal pour le jeu : le scénario n’est pas original. Rien que le nom de l’organisation parait banal : « L’Ordre ». Le personnage de Kat, jeune-fille-en-détresse-mais-pas-trop, apparaît immédiatement comme l’intérêt amoureux du héros qui motivera une partie des actions de celui-ci. Bref, l’originalité n’est déjà pas au rendez-vous. Et les sirènes de l’ennuie scénaristique résonnent rapidement. On s’intéresse finalement plus à la mythologie et au passé qu’à l’histoire et au présent. Sparda, Mundus et Eva sont plus intéressants que Dante, Kat et Vergil.
Et puis, à partir du second niveau, dans l’usine, une forme de critique du monde capitaliste et consumériste commence à apparaître : On découvre, par exemple, que le démon Mundus, est un banquier dont le comportement ressemble fort à celui de la banque Goldman Sachs. On nous dit aussi qu’il exploite les médias pour sa propagande, qu’ils droguent les humains avec un soda, etc,etc… Le problème, c’est qu’entre cette critique et le scénario, il n’y a aucun lien. Elle reste en toile de fond. De plus le développement de cette critique s’arrête à partir du moment où le quartier général de l’Ordre subit une attaque, vers le milieu du jeu. On abandonne, dès lors, toutes les ambitions critiques et les messages subversifs, pour un scénario totalement plat.
Le plus ironique dans ce changement, c’est qu’au final, le joueur n’en n’a rien à faire. C’est un « beat them all »; une forme du jeu vidéo qui s’apparente, dans le cinéma, au film d’action. Par conséquent, le message et l’histoire sont secondaires si les phases de combat sont géniales, fluides et esthétiques. Mais, dans la mesure où Ninja Theory avait visiblement certaines ambitions critiques, leur abandon apparaît au joueur comme un échec.

L’esthétique et le son : Simple mais efficace.
La première chose qu’on peut dire, c’est que Dante est enfin sexy. Le ridicule des années 2000, laisse place à un Dante plus réaliste et plus arrogant. Ce DmC malgré une direction artistique pas vraiment inspirée, trouve quelques bonnes idées, mais malheureusement, elles sont souvent anecdotiques. L’exemple de ces bonnes idées, ceux sont les mots qui s’inscrivent dans le décors quand les démons attaquent. C’est un procédé qui permet aussi de rendre visible la critique sociale que s’autorise le jeu durant les phases de combat. Par exemple, dans l’usine de soda, apparaît plusieurs fois le mot : « CONSOMME ! »
La musique rock ou techno est sympathique mais encore une fois pas recherchée pour le genre du jeu. On ne lui demande cependant pas d’être aussi marquante que pour un RPG. DmC se veut rapide et nerveux, la musique est donc plus un élément d’accompagnement des combats, qu’un élément de mise en scène. Une musique plus douce et plus contemplative apparaît néanmoins dans les deux ou trois phases de plate-formes pures,  qu’on trouve dans le jeu.

Le frère de Dante, Vergil

Le point important : Les mécaniques du jeu
DmC est un « beat them all », par conséquent, le gameplay, est le point capital du jeu. Un « beat them all » avec des mécaniques de jeu médiocres est rarement, voir jamais, un bon jeu. Les mécaniques de ce type de jeu sont semblables aux jeux de combat comme Tekken, Street Fighter ou Soul Calibur. Il s’agit essentiellement de coups, de combos, et de contre-attaque. DmC est plus nerveux et rapide que les précédents opus de la licence. Il faudra donc faire des enchaînements rapides en hésitant pas à changer d’armes entre l’épée, vos pistolets, et quelques bonus qui s’ajouteront durant le jeu.
Ninja Theory fait correspondre le physique du personnage avec sa force, en effet avec le reboot Dante perd en muscle. Désormais, la rapidité et l’élégance des coups sont plus marquées que la force et la puissance, ce qui s’apprécie d’autant plus quand on réussi un enchaînement.
S’ajoute aux combats, des phases de plateformes pas difficiles et assez bien pensée, finalement. Le saut et le double saut de Dante sont, par contre, un enfer, heureusement, ils sont améliorables.
Le jeu possède aussi des défis et des secrets qui donnent une bonne rejouabilité au titre, ce qui, bien qu’anecdotique, reste néanmoins appréciable.

DmC : Un bon jeu ?
Finalement, DmC est-il un bon jeu ? Il possède de nombreux défauts qui nuisent au titre. Pourtant le cœur du jeu, les combats sont très bons mais cela suffit-il ?
Pour les testeurs de jeuxvidéo.com, il manque un « je ne sais quoi ». Ce sentiment qu’ils éprouvent, c’est l’effet d’un message critique que le jeu avorte lui-même, d’une mécanique de plateforme qui n’est pas optimisée, et d’un scénario qui ne fait pas de vague. C’est le sentiment que laisse finalement DmC, un sentiment de tentative intéressante mais inachevée.

Mais comme le héros est super canon…

Kat, une sorcière.

Conclusion : L’archaïsme du « Beat Them All »

J’aimerais ici revenir sur la critique du capitalisme dans ce jeu et la performativité de ce message. Si David Cage et son « Heavy Rain » oublie souvent le côté ludique des mots « jeux vidéo », le genre « Beat Them All » s’y attache peut-être trop. Si on remonte aux ancêtres du « Beat Them All » , on tombera sur « shoot them up », puis rapidement sur des jeux comme « Space Invaders » de purs shooters et jeux, sans scénario, et sans ambition autres que le jeu. D’ailleurs « Street Of Rage », emblématique du genre BtA, possède un scénario anecdotique et pas de message. Or, le jeu d’arcade, le jeu purement ludique, ne permet pas de transmettre une grandes diversités et profondeurs de sentiment. Par conséquent, la critique sociale de DmC, jeu qui utilise des mécanique de l’arcade, n’est pas performative et n’atteint pas le joueur.

L’exemple des RPG est intéressant de ce point de vue, et en particulier, Mass Effect 3. Dans Mass Effect 3, vous êtes en guerre déclarée et ouverte contre les moissonneurs. Pour faire passer son message pacifiste : « La guerre, c’est d’abord des morts. » Mass Effect n’utilise pas de cinématique montrant des cadavres de soldats, ou des messages en toile de fond comme DmC. Il utilise la mécanique de dialogue et la mécanique de longueur temporelle propres aux RPG. Vous discutez régulièrement avec un personnage écrit pour être intéressant, et au bout d’un long moment, quand le joueur a un lien affectif avec, il meurt. C’est la même mécanique que dans Final Fantasy VII, mais ici au service d’un message politique. Si Mass Effect 3 se reposait uniquement sur ces mécaniques d’action alors les morts des personnages n’auraient aucun impact sur le joueur, car ces phases d’actions ont aussi à voir avec des mécaniques d’arcades, mais ici via les « rail shooter ».

Devil May Cry est un beat them all dans la plus pure tradition de ce genre. Par conséquent, la critique sociale n’aura jamais d’impacte sur le joueur. Elle ne sera jamais qu’une toile de fond. Si Ninja Theory veut mettre en avant une critique sociale à travers le jeu, ils doivent nuancé le gameplay, mais alors ce ne serait plus un vrai Devil May Cry…

Juste pour le plaisir, la scène d’intro :p

Actu | Culture | Jeu vidéo | Politique | 14.01.2016 - 12 h 25 | 2 COMMENTAIRES
Deus Ex (HR) : Le futur selon Google et Macron.

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Rarement, un jeu vidéo m’aura fait l’effet de “Deus Ex : Human Revolution”. Fusion terrifiante entre la vision du monde ultralibérale de Macron ou NKM et la technologie que développe actuellement Google, c’est l’une des anticipations les plus inquiétantes et réalistes que j’ai vu depuis des années. Aujourd’hui, je vous propose une étude sur ce futur possible…

David Sarif, patron d’Adam.

Deus Ex : L’ultralibéralisme comme dystopie.
La série Deus Ex raconte un futur très réaliste. Comme si toutes les données actuelles, sur tous les sujets, avaient été réuni pour créer un monde futuriste mais ultra-cohérent. La privatisation et la libéralisation du marché, ainsi que la chute des services sociaux continuent, donc, de plus belle, dans ce futur. Même la police de certains Etats est privée. La pollution continue d’envahir les villes et les océans et les états, endettés, sont incapables d’y faire face. Les multinationales sont désormais des empires de chiffres et d’argent qui régulent le monde pour le profit et pour la gloire, le politique n’est plus qu’un pantin qui s’agite…
Depuis quelques années sous l’impulsion d’un milliardaire, Hugh Darrow, se développe la biotechnologie pour tous. Les “augmentations”, des membres bioniques, sont devenus sous l’effet de la publicité et du confort que cela apporte, une véritable mode. Le seul problème, ceux sont les rejets. Le corps humain n’accepte généralement pas ces organes factices, et il faut prendre un médicament en dose régulière, la « neuropozine », pour éviter le rejet, médicament dont le coût est, bien entendu, exorbitant.
“Vous incarnez Adam Jensen, ancien policier de Détroit, et directeur de la sécurité au siège social de Sarif Industries, une entreprise d’augmentation. Alors qu’une équipe de chercheurs doit partir à Washington pour présenter des recherches sur un processus évitant le rejet des augmentations, le batiment est attaqué, et les chercheurs sont tués dans l’attaque. Dans le combat contre un des attaquants, votre corps subit des dégats qui, quelques années auparavant auraient été irréparables. Pour vous garder en vie, votre patron finance la totalité de vos soins et à votre réveil, vous disposez d’augmentations bioniques de premières qualités qui vous aideront à mettre la main sur vos assaillants.”
Au fil du jeu, le joueur découvrira ce monde. Entre le rappel d’événements réels et tangibles, comme la crise économique de 2008, et des événements anticipés par le jeu, comme un nouveau choc pétrolier, on navigue dans un futur toujours plus proche de nous. Les enjeux sont également beaucoup plus ambitieux que dans la plupart des jeux actuels. Deus Ex abordent de nombreux sujets comme les questions de lobbying et de l’électoralisme des politiciens. C’est donc un jeu aux fortes ambitions mais le reste du jeu est-il à la hauteur du monde qu’il propose ?

Un exemple de scène qu’on rencontre : “Vous avez accès à une maison close durant votre passage sur l’île de Panshaia. Une mission vous propose de sauver une prostituée des mains de son proxénète. En effet, l’homme fait poser des augmentations cybernétiques de force sur les prostitués car elles augmentent le plaisir du client.”

Les Personnages : Réalisme ou Incohérence ?
Il est rare d’avoir des méchants crédibles dans les fictions. Au cinéma, par exemple, Dark Vador est classe, mais en terme de personnage, il est écrit avec les pieds. Les ennemis du héros dans les jeux vidéos sont comme lui, souvent des vilains de comics, mauvais pour être mauvais, sans autres objectifs. C’est une des éloges qu’on peut faire à Assassin’s Creed, où les templiers, les ennemis, sont mauvais de manière subjective, et non objective, pour les héros.

Elisa, journaliste sur PicusTV

Dans Deus Ex, les ennemis qu’on rencontre ne sont pas des « vilains-méchants ». Leurs raisons et leurs objectifs sont souvent légitimes, mais c’est leurs méthodes qui sont discutables. Cela permet de rendre les personnages plus complexes et surtout d’éviter la dichotomie bien/mal, trop souvent présente dans le jeu vidéo. Dans Deus Ex, tout le monde fait des erreurs, tout le monde a des secrets, tout le monde recherche le bien d’autrui, et son bien personnel au passage.
Finalement, il n’y a qu’un ennemi, le dernier, qui est caricatural dans son comportement. Avide de pouvoir et de puissance, l’ennemi est prêt à tout pour le pouvoir et la domination. C’est d’ailleurs le gros problème du jeu, le boss final, est une caricature.
Un autre défaut visible du jeu : les dialogues. En VO comme en VF, certains dialogues ne sont pas réalistes et finissent parfois par être complètement incohérent. C’est rare, mais à ce moment, on sort directement du jeu, pourtant très immersif le reste du temps.
Le héros est aussi un personnage réaliste, c’est un “looser”. On découvre au fil du jeu que Adam Jensen était fiancé à une chercheuse, qu’il fut “renvoyé” de la police, et qu’il souffre de plusieurs problèmes psychologiques dont une légère paranoïa. Adam est quelqu’un de simple qui aspire à une vie tranquille et un métier où il applique la justice simplement et de manière consciencieuse. Mais il est victime d’un monde trop rapide, trop agressif, et trop injuste.
Au final, dans Deus Ex, il n’y a pas de mal ou de bien, il y a des objectifs et des méthodes pour les atteindre. Le héros lui-même possède cette nuance, car le jeu permet des approches meurtrières ou pacifistes pour chaque niveau. Deus Ex est critique d’un système plus que des individus qui en sont les acteurs. Les individus peuvent être bons, et sincères, si le système est mauvais, ils seront broyés par lui, ou convertis, tout simplement…

Gamedesign : Une véritable direction artistique !

Jaune ! Jaune ! Jaune !

La première chose qu’on peut faire à propos de Deus Ex : Human Revolution, au niveau esthétique, c’est un commentaire sur la couleur : “C’est jaune !” Les menus sont jaunes, l’inventaire est jaune, l’interface est jaune, même la lumière est jaune. Le choix de cette couleur est habile. Le jaune donne une impression de maladie, de malaise ambiant et d’oppression. S’ajoute à cela un design qui évoque souvent « Blade Runner » et d’autres films de science-fiction dont “Bienvenue à Gattaca” et vous avez un monde sinistre à souhait.
Mais la référence principale du jeu, c’est bien entendu “Robocop” de Paul Verhoeven. En dehors du début du scénario, qui est une copie carbone, du début l’histoire de Robocop, même les personnages dans les rues font références au film. Et la promotion du jeu fait référence au film à travers de fausses publicités.
Mais la force des Deus Ex, ceux sont les différentes approches possibles pour un niveau. Il existe toujours environ 2 à 5 chemins différents pour atteindre un endroit précis. Par conséquent en fonction des dons que vous avez développés et de votre approche préférée “létale ou incapacitante”, vous devrez prendre la meilleur route. La seule condition réelle est la discrétion, c’est un jeu d’infiltration après tout.

mode d’emploi…

Deus Ex & La Politique : Macron, Wauquiez, Valls, NKM & Google…
Pourquoi je présente ce futur comme celui de Wauquiez et NKM, où même de Valls et Macron ? Tout simplement car c’est le règne du capitalisme et du libéralisme absolu. Les individus, dans Deus Ex, sont tellement contraints dans leur chair et dans leur corps au marché du travail que certains subissent des opérations chirurgicales pour avoir un emploi. Les travailleurs ne sont plus des esclaves de la machine, ils sont la machine. Les régulations sautent comme des bouchons de champagnes sur le terrain des augmentations bioniques, grâce au lobbying des grandes entreprises et à la corruption.
Et le droit à l’emploi ? La précarité devrait permettre la flexibilité… Dans la réalité, cette doctrine est démontée par toutes les études sérieuses sur le sujet. Mais dans Deus Ex, le chômage explose partout, à cause de la surpopulation, et le droit au salaire et à l’emploi devient un lointain fantasme, surtout que les usines sont quasi-automatisées comme le montre le second niveau du jeu (12 ouvriers pour une usine).
Le jeu nous montre une situation semblable à celle du libéralisme triomphant des années 1900 mais modernisée par l’informatique et la machine. Zola décrivait la misère des mineurs, Deus Ex décrit la misère des parias, de ces gens que le capitalisme considérera comme inutile dans peu de temps. Les ouvriers qu’on remplacera par des machines, et les centaines d’employés qu’on remplacera par des logiciels. Parce que vous savez…le coût du travail…
Concernant la technologie développée dans le jeu, elle est tout à fait réaliste. Les membres bioniques existent déjà bien qu’ils soient très coûteux et pas beaucoup plus utiles pour le moment qu’un membre de chair et d’os. Google est d’ailleurs un spécialiste du sujet, car la marque possède la majorité des laboratoires de recherche en robotique. Egalement présent dans le jeu, mais moins visible, l’intelligence artificielle. Et bien entendu, Google est encore une fois un pionnier dans la recherche sur les I.A. Rappelons que le projet de Google est de permettre le téléchargement d’une conscience dans une machine.
Autre technologie sur-développée dans le jeu : la surveillance. Tous les réseaux sont surveillés, c’est d’ailleurs une mécanique de gameplay. Des caméras de surveillance de la marque BigBro’ sont présentes partout, vous devrez d’ailleurs les éviter. Désormais les CRS reçoivent l’aide de robots immenses et les usines sont surveillées par des petits robots de sécurité. On vous observe partout…

En Conclusion, Deus Ex : Human Révolution est un jeu qu’il faut faire, le gameplay et le gamedesign sont très bons, et l’univers décrit est une inquiétante version de notre monde, un peu trop proche, à mon gout, de ce que certains aspirent à construire. Deus Ex, c’est une plongée dans un univers qui est plus proche de la science que de la fiction, et c’est assez rare pour le dire et assez bon pour le vivre.

Actu | BD/Dessins | Culture | Série | 05.01.2016 - 06 h 06 | 0 COMMENTAIRES
Code Geass : « Comment Faire de Demain, un Monde Meilleur ? »

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Il y a beaucoup de séries animées japonaises que j’aime sincèrement : Death note, Nana, Yu-gi-oh, Sakura Card Captor, Psycho-Pass, etc… Mais de ces œuvres nippones, ma préférée reste sans aucun doute, le manga phare de Gorō Taniguchi et Ichirō Ōkouchi . Aujourd’hui, je vous propose de découvre une série profonde et intelligente, aujourd’hui, on parle de « Code Geass ».

Code Geass est une série animée de 50 épisodes, répartis sur 2 saisons, et diffusés depuis 2006, créé par les studios Sunrise, en association avec le studio Clamp (créateur de Sakura Card Captor) pour le design des personnages. La série, ce qui est rare, n’est pas le fruit d’un manga papier et fut directement produit pour la télévision nippone.

Lelouch Vi Britannia, le héros ou antihéros…

Scénario : Uchronie & Science-Fiction
Le scénario de Code Geass est uchronique. Des événements de l’Histoire sont transformés ou modifiés, ce qui donne, à l’arrivée, un monde moderne légèrement différent du notre. Par exemple, Napoléon réussi à vaincre les anglais à Waterloo et la couronne britannique s’exila dans ces anciennes colonies qui devinrent avec le temps la premier force mondiale sous le nom du « Saint-Empire de Britannia ». La France fut légèrement modifiée également et elle est aujourd’hui sous l’égide de la fédération de l’Euro-Universe, une sorte d’Union Européenne alternative.
L’histoire commence quelques années après la colonisation du Japon par Britannia. Cette guerre n’avait qu’un seul but, Britannia souhaitait obtenir les ressources du Japon et en particulier les réserves de sakuradite, un minerai qui entre dans la composition des nouvelles technologies de guerre de Britannia.
« Nous découvrons la vie de Lelouch Lamperouge, un jeune homme mystérieux qui déteste profondément Britannia. En effet, le Japon est désormais couper entre les riches britanniens et les japonais, des citoyens de seconde zone. De plus, Lelouch ressent une haine profonde pour l’empereur. Et pour cause, Lelouch Lamperouge alias Lelouch Vi Britannia est un prince déchu, orphelin de mère, en exil, qui ne se reconnaît pas dans les valeurs de l’Empire. A la suite d’une rencontre avec la mystérieuse C.C (prononcé C-two), il reçoit le Geass, le mystérieux « pouvoir des rois ». Ce pouvoir acquis, Lelouch décide de combattre l’empire par tous les moyens possibles. Il sera désormais le visage de la rébellion des japonais, et le cauchemar de Britannia. »

C.C qui confiera le Geass à Lelouch

Britannia, Euro-Universe, ces noms sont des fictions qui cachent des pays de notre monde actuel. Le scénario et les considérations géopolitiques qu’offre Code Geass sont toujours d’actualité et ils l’étaient surtout pleinement en 2006. Britannia n’est rien d’autre que les Etat-Unis de Buch. Si dans le manga Britannia attaque le Japon pour un minerai, les Etat-Unis attaquèrent l’Irak en 2002, pour les ressources en hydrocarbures. De plus une référence aux guerres du Moyen-Orient est faite, car on apprends rapidement que Britannia mène également une guerre là-bas. La série animée, écrite en 2006, rappelle également les exactions commises par les soldats américains durant cette guerre, ainsi que l’utilisation de la bombe nucléaire sur le Japon, dans la saison 2.
Mais l’Europe doit aussi prendre sa part de cette critique. Si l’Union Européenne de Code Geass est plus égalitaire que leurs Etat-Unis, ce groupe de pays reste plus faible économiquement. Mais la principale fragilité de l’UE, ou EU dans le manga, est l’absence de solidarité entre les pays. Lors de l’attaque de Britannia sur la France, les autres pays se replieront sur eux-mêmes. Code Geass est donc un précurseur, quand on voit le traitement de l’Europe envers la Grèce, l’Espagne ou le Portugal et le manque de solidarité entre les nations…
Si l’arrière plan politique de Code Geass est capital dans sa critique de notre monde, la série aborde également des thématiques plus personnelles et individualistes. Plusieurs épisodes se consacrent au deuil et à la mort, d’autres abordent la problématique de la dépendance aux drogues. Mais le sujet principal tourne autour des deux personnages principaux, Lelouch Lamperouge et son meilleur ami Suzaku Kururugi, ce sujet c’est la question suivante : «Que faire pour changer notre monde et le rendre meilleur ? »

Suzaku, rival et ami de Lelouch.

Les Personnages : Rester Humain ou Devenir un monstre ?

« Comment changer le monde ? » La série présente différentes opinions sur le sujet qui sont représentées essentiellement par Lelouch Vi Britannia et Suzaku Kururugi.

♠ – Pour Suzaku, la fin ne justifie pas les moyens. Conscient qu’une révolte japonaise ferait de nombreuses victimes, il refuse d’envisager cette option. Il est l’incarnation du réformateur et du pacifiste. En France, son comportement peut faire écho aux pacifistes collaborant avec Hitler pour éviter une autre guerre durant la Seconde Guerre Mondiale. La série montre que les idéaux de droiture de Suzaku sont en vérité plus l’effet d’une culpabilité et d’une peur que de véritables principes moraux.

♠ – Lelouch est différent de son rival et ami Suzaku. La haine de Britannia qu’éprouve Lelouch est une question de principe. Il hait les forts qui oppriment les faibles plus que tout. Contrairement à Suzaku, c’est la raison qui guide les émotions de ce personnage. Par conséquent, il est plus enclin aux sacrifices de vies humaines. Lelouch n’est pas dans un recherche de changement mais de destruction puis de renaissance du monde. Pour ce héros, devenir un monstre et trahir ses proches n’est pas un problème si le but est louable. Il est semblable à V de V pour Vendetta. C’est clairement, son idéal révolutionnaire que soutient la série même si elle apporte des nuances considérables dans la saison 2. 

Deux nombreux personnages féminins forts sont présents comme la princesse et combattante Cornelia Li Britannia. Mais trois personnages sont plus importants que les autre, pour moi. Elles représentent moins des romances pour Lelouch, que des voies philosophiques qu’il pourrait suivre.

Kallen Kozuki, bras droit de Lelouch.

♠ – La première de ces femmes est Shirley, une lycéenne normale, c’est la voie de l’abandon des idéaux et de la tranquillité retrouvée. Naïve, féminine et classique, Shirley est la femme dont Lelouch devrait être amoureux s’il était un élève du lycée comme les autres. Elle est celle qui lui apportera des questionnements sur ces méthodes, mais surtout sur la valeur réelle de ces objectifs et sur leurs coûts en vies humaines.

♠ -Kallen, est la voie de l’émotion et des sentiments. Elle est la meilleur pilote chez les rebelles japonais. C’est une forte tête, intelligente mais colérique. Bras droit de Lelouch depuis le début de la révolte, elle est une conseillère maligne. Là où Shirley considère les actes de Lelouch comme monstrueux Kallen considère qu’ils peuvent être justifiés. Elle ne supporte pas chez le héros le côté froid, calculateur et parfois secret.

♠ – La dernière voie, incarnée par la mystérieuse C.C, est la voie de la raison pure, dénuée d’émotion. Dénuée de souvenirs, elle est donc détachée de toutes émotions. Froide et calme, elle n’hésite pas à tuer pour ses propres intêrets. Sans remords et sans convictions, elle aide Lelouch par intérêt personnel. Ce n’est que bien plus tard, au contact des amis de Lelouch, qu’elle rejoindra vraiment sa cause. Elle n’oubliera pourtant pas ses propres objectifs.

Milly, l’amie bisexuelle de Suzaku et Lelouch.

Les Personnages LGBT :

Plusieurs personnages sont bisexuels dans la série. La présidente des élèves du lycée de Lelouch, Milly Ashcroft éprouve une attirance sexuelle pour Shirley, une autre élève. La jeune Milly est extravertie et d’extraction noble, c’est une amie proche de Lelouch car elle est l’une des seuls à connaître son véritable titre d’héritier de la couronne de Britannia. De plus, certains lycéens chercheront à obtenir un rendez-vous avec Lelouch dans un épisode.
Enfin, la bromance entre Suzaku Kururugi et Lelouch Vi Britannia culmine dans les derniers épisodes de la saison 2. Cette histoire d’amitié crypto-gay donne lieux sur internet à de nombreux fan-art et autres fan-fictions.

Mise en Scène : Une série élégante
La série est globalement assez subtile malgré un design étrangement enfantin. On est heureusement, loin des personnages au design immonde de One piece ou Dragon Ball. Pourtant la forme très fine des personnages peu parfois être perturbant pour ceux qui découvrent le studio Clamp. (J’ai quand même réussi à fantasmer sur Suzaku…)
Le rythme est parfois lent dans la première saison, surtout dans les scènes ou Lelouch n’est pas à la tête de son organisation révolutionnaire. Les scènes de guerre, remplacées par des combats de robot, comme dans Evangelion, sont dynamiques, et la mise en scène permet d’avoir à la fois le point de vue des stratèges, et des soldats, de manière clair et fluide.
Les scènes d’utilisation du fameux Geass, « le pouvoir des rois », sont souvent des scènes purement épiques. Il en va de même pour les discours de Lelouch devant les médias, qui sont des discours de propagande auxquelles la série, elle-même semble adhérer. La plus belle scène, étant finalement la dernière de la saison 2, concluant de manière magistrale la série.
En matière de bande sonore, je ne suis pas un fan absolue du générique de début et de fin. Ils sont parfois même un peu hors sujet. Heureusement, dans la série, les musiques sont absolument sublimes. C’est peut-être l’une des meilleurs bande son de série japonaise avec celle de Full Métal Alchemist. Les mélodies sont souvent plus poétiques et contemplatives qu’elles ne tirent vers le patos. Mais surtout la musique « Continued Story » est tellement belle…

Lord Jérémiah, un personnage sous-exploité.

Quelques Critiques : Personnages imparfaits & Erreur stratégique
Le premier gros défaut de la série, c’est la sous exploitation de certains personnages secondaires. Notamment Milly dont on suit la vie personnelle mais celle-ci n’est que survolée et sans véritable rapport avec l’intrigue. Heureusement, ce personnage est très secondaire. Le problème est plus important avec Lord Jeremiah, par exemple. Leader d’une faction extrémiste de Britannia, dont on n’apporte que quelques éléments sur ces motivations véritables.
Le deuxième gros défaut, et là, c’est un véritable problème pour une série qui se donne pour sujet le changement de paradigme sociale. C’est la question des médias. La télévision est présente mais sa critique est sous exploitée. La série nous parle de la manipulation des masses par la manipulation des images mais sans plus. C’est présent sans être central. Internet est pour ainsi dire totalement absent de la série. Le média existe dans la série pourtant, mais il semble secondaire voir complètement inutile. Paradoxale, quand on sait que la plupart des médias alternatifs sont aujourd’hui sur le net.

Conclusion : The Best One
La question entre réforme et révolution, entre sentiment et raison pure, sont des thématiques très actuelles pour une gauche française complètement perdue. C’est peut-être pour cela que j’aime autant cette série. Très critique envers les années Buch, mais aussi envers la colonisation, et l’humanisme facile, Code Geass questionne notre rapport à un monde qu’on voudrait différent ou meilleur. Code Geass, c’est d’abord l’histoire d’une tentative de révolution, et ça, c’est sans doute le point le plus important. Mise en scène classique mais élégante, bande son magistrale et personnages subtiles et sans sexisme, cette série est clairement un manga qu’il faut voir.

(La série est disponible sur le net, de manière plus ou moins légale, en VO et en VF. Attention les épisodes avec la mention « R2 » sont ceux de la seconde saison.)

 

 

Petit fan-art sexy pour les fans de yaoi…

BD/Dessins | Culture | Perso | Série | 27.12.2015 - 04 h 43 | 0 COMMENTAIRES
Spécial Noël : « Yu-Gi-Oh ! » Est-ce que c’est bien ?

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Ceux qui avaient dix ans, il y a dix ans, se souviennent, sans doute, de cet anime qui fut diffusé sur M6 et Canal J : « Yu-Gi-Oh ! ». Aujourd’hui, entre Noël et la nouvelle année, je vous propose de revenir sur cet œuvre phare des années 2000 qui raconte l’histoire…d’un jeu de cartes !

L’Histoire et les Thématiques : Un Shonen* Classique
(un shonen est un manga dont la cible marketing est un jeune homme adolescent ou pré-adolescent comme Naruto ou Dragon Ball Z)

Un monstre lors de son invocation.

L’anime, long de 224 épisodes, raconte la jeunesse de Yugi Muto, possesseur d’un artefact mystique, le Puzzle du Millénium. Cet objet magique est en effet au centre de plusieurs prophéties mais contient surtout en son sein, l’âme perdue d’un mystérieux individu, Yami. Durant les 7 saisons de l’anime, Yugi et Yami vont apprendre à se connaître et s’unir contre les forces du mal qui menace le monde.
Le synopsis apparaît comme relativement classique pour un shonen et le déroulement de l’histoire également. Si au début du scénario, les ennemis sont faibles, ils vont devenir de plus en plus puissants et dangereux au fur et à mesure des saisons. Ainsi, si Maximilien Pégasus, l’ennemi de la première saison ne menace que quelques personnes, ce n’est pas le cas de Dartz, l’adversaire de la cinquième saison qui lui menacera la planète entière.

le Puzzle du Millénium de Yugi

L’originalité de cette série animée, c’est la façon dont les combats se déroulent. Ce n’est pas sous forme de véritable combat, comme dans Bleach, Dragon Ball Z, ou Naruto, mais c’est sous la forme d’un jeu de cartes, que les deux adversaires livreront batailles. Le jeu s’apelle « Magic and Wizard » ou « Duel de Monstres » en VF. Les règles se rapprochent d’une certaine manière de Magic, The Gathering. Durant la première saison, les règles basiques sont définies comme par exemple, la gestion des différents types de cartes. Les autres règles restent très changeantes et mal-définies. Il faut attendre la saison 2, pour que toutes les règles soient définitives et équilibrées. La raison de ce changement vient aussi d’une décision marketing, des cartes réelles du jeu commençaient à être publiées au Japon.
On retrouve donc en dehors des cartes, une montée en puissance du héros et de ses alliés comme c’est le cas d’ordinaire dans les mangas pour jeunes hommes. Contrairement à Dragon Ball Z, Bleach ou autres, pourtant, dont les héros ont des buts clairs au bout d’une cinquantaine d’épisodes, Yugi mène l’enquête plus qu’il ne s’entraîne. Son but est d’apprendre tout sur le passé des objets du Millénium et les anciens esprits liés aux objets. La conséquence de ce mystère donne lieux à quelques longueurs scénaristiques, la faute à une trame étirée sur 224 épisodes.
Malgré, donc, un genre très codifié, Yu-Gi-Oh possède quelques avantages qui en font une série qui se regarde, tant qu’on intègre les règles du jeu de cartes au bout du troisième épisode de la deuxième saison.

Mise en Scène et Réalisation : C’est Moche Mais…

Et le champion de la coupe manga des années 80 est…

Alors oui, Yu-Gi-Oh !, c’est pas très joli… Pour ainsi dire, c’est carrément moche. Les trais sont plus épais que de l’eye-liner par moment, et certains gros plans sont présents uniquement pour faire des économies. Les décors sont souvent très pauvres et assez peu originaux.

Mais le plus étonnant, ceux sont les personnages. Dans un cas, ils ont un design improbable, et des manteaux qui défient la gravité comme Yugi Muto ou Seto Kaiba, ou alors ceux sont des personnages secondaires, et alors ils sont d’une pauvreté qui fait peine à voir. S’ajoute à cela un design capillaire qui nous fait revenir aux jeunes années de Dragon Ball par moment, et vous obtenez des abominations ambulantes. A cause de ces défauts et ces inélégances, on en arrive à une aberration, le personnage le plus beau est un méchant, Dartz, l’antagoniste de la saison 5, dont les scènes et le dessin font de lui un méchant à la fois épique et diabolique avec une apparence peu crédible mais avec des trais fins qui lui donne une vraie élégance (contrairement à Pegasus, dans la saison 1).
En terme de mise en scène, en revanche, on a le droit à quelques bons moments durant les duels. Les invocations des cartes les plus puissantes sont souvent un moment de magie pure. Heureusement car la réalisation échoue totalement à mettre de l’enjeu dans les phases hors duel.

Exemple : Dans la première saison Seto et Yugi s’affrontent, Seto menace de se suicider en se jetant d’une falaise, si Yugi ne le laisse pas gagner le duel. La mise en scène retranscrit très mal (en VO, comme en VF) ce moment de tension. Par conséquent, on en à rien à faire, nous, que Seto saute dans le vide.

Ironiquement l’unique saison hors-série(ou filler), la saison 5, est la seule, où la mise en scène est efficace. L’enjeu est alors rendu crédible et pour la première fois, on craint vraiment pour les héros. La dernière scène du manga est aussi très bien réalisée, et heureusement, après 224 épisodes !

Dartz, protagoniste de la saison 5.

 

Des Personnages Ambiguës : Yugi, un héros ?
Si la trame principale est plus profonde que pour la plupart des shonens, les personnages eux sont le fruit d’une inégalité de traitement parfois complètement arbitraire voir sexiste. Voici quelques exemples de personnages intéressants. 

  • Yugi Muto : Le héros ne serait qu’un idiot naïf sans l’âme contenue dans son Puzzle. Son double, surnommé Yami Yugi, est beaucoup plus fort et dangereux. Si l’anime selon 4Kids nous montre un héros fort et courageux, la version originale montre une entité plus sombre. Yami Yugi n’est pas que courageux, il est aussi cruel et possède une obsession malsaine pour la victoire qui lui coûtera parfois très très cher. Ce n’est pas un héros de lumière et de bonté. Yugi comme ses ennemis utilisent la magie noire du Millénium et par conséquent même-lui ne peut prétendre avoir une âme pure.

 

  • Seto Kaiba : Rival de Yugi, champion du monde, Seto Kaiba est un homme d’affaire froid qui n’a confiance que dans ses investissements et dans son frère. Bien que lui et Yugi s’associent souvent, ils ne sont pas amis. Seto Kaiba ne croit pas à la magie, bien qu’il possède visiblement des connaissances sur le sujet qui lui viennent d’un passé oublié. Kaiba doit sa force de caractère à son enfance en orphelinat et à son horrible père adoptif dont-il confisqua la société d’armement pour en faire une société de jeu.

 

  • Tea ou Anzu : Tea est le personnage le plus sexiste du monde. Elle est victime de quasiment toutes les possessions magiques, c’est systématiquement la jeune fille en détresse, et elle ne parle que d’amitié, de mode et de danse. Elle est toujours présente dans le décor, et même après 221 épisode, elle ne comprends toujours pas les règles du jeu. Ce personnage est le point faible de la série.

 

  • Mai Valentine : Elle est la fille forte de la série, soi-disant. En réalité, elle est juste douée en duel, le traitement en dehors de ça, et le même que pour Tea. Elle finit prisonnière ou victime d’une secte, quelle consécration ! Narcissique et moqueuse, elle est néanmoins très douée pour les duels. Malheureusement, la saison 1 et 2 présente la demoiselle comme très vénale.

 

  • Shizu Ishtar : Voilà un personnage féminin fort et classe ! Shizu est la sœur de l’antagoniste de la deuxième saison. A la fois protectrice, douée en duel, et particulièrement ingénieuse, Shizu reste un personnage mystérieux durant tout l’anime. Elle n’est jamais victime, elle n’est jamais faible même lors de sa défaite à la fin de la saison 2. De plus, elle est probablement avec Shadi, celle qui maîtrise le mieux son objet du Millénium.

 

  • Pégasus Crowford : L’ennemi de la premier saison est intéressant pour plusieurs raisons. Le premier est qu’il est le créateur du jeu de cartes sur lequel s’appuie la série. Cette qualité lui donne la casquette de l’artiste et de l’homme d’affaire. Ainsi, on alterne entre un magna des affaires, virtuose de la finance, et un enfant qui adore les dessins animés. Les deux facettes du personnage se complètent d’ailleurs très bien. Mais les véritables motivations de Pégasus sont sans doute le mystère le plus intéressant de cette première saison. Il possède l’Oeil Du Millénium, le second objet magique que l’on rencontre dans la série.

 

  • Raphael : Raphael est un rival de Yugi dans la saison 5. Il est sans doute un duelliste plus talentueux que Seto Kaiba. Raphael est un miroir pour Yugi et Yami Yugi, l’âme qui l’accompagne. Autrefois faible, Raphael s’est retrouvé seul et abandonné de tous. Aujourd’hui, il est convaincu que l’humanité est mauvaise. Ce chemin de pensée, Yugi aurait pu le suivre s’il n’avait pas découvert le fameux Puzzle du Millénium et fait la rencontrer de ses amis. Raphael possède un lien puissant avec l’âme des monstres de son jeu, ce qui fait de lui l’un des adversaires les plus dangereux mais aussi une personne que Yugi respecte beaucoup.

VO/VF : Le Massacre de 4Kids
4Kids est spécialiste pour détruire une série venant du Japon avec un bon coup de censure comme le club Dorothée le faisait à l’époque de Ken Le Survivant. Yu-Gi-Oh n’y coupe pas et ainsi, la série est victime d’un gros changement scénaristique dans la version américaine et française.
En effet, dans certains duels, la vie des protagonistes est mise en jeu. C’est souvent le cas dans la deuxième saison, par exemple. Pour ne pas parler de mort aux enfants, les censeurs ont inventé « Le Royaume Des Ombres », où les âmes des perdants sont envoyés dans ces fameux duels. Le rapport entre l’âme et le duel existe bien dans le manga et l’anime d’origine car l’Oeil du Millénium, permet d’extraire une âme et de l’enfermer dans une carte, mais c’est le pouvoir exclusif des objets du Millénium, et surtout le Royaume des Ombres n’existe pas du tout. A l’issu d’un duel entre détenteur d’un objet du Millénium, l’âme du perdant est détruite, tout simplement. 4Kids trouve sa chance dans le fait que rien dans les images des différentes saisons ne contredisent leur version. Cette censure idiote donne néanmoins l’illusion que Yu-Gi-Oh est un manga tendre.
La saison 5 peut néanmoins être considérée comme une exception car ce n’est pas les objets du millénium qui sont au centre de l’intrigue.
De même, la bande son n’est pas la même dans les deux versions. Et si le générique est mauvaise dans toutes les versions, la bande originale de 4Kids donne parfois un souffle épique qui n’est pas déplaisant, et qui donne plus d’intérêt à certaines scènes ce qui n’était pas le cas dans la version originale. (Exemple : Dartz Theme – Version japonaise / Version 4Kids)

Plus qu’une série sur un jeu de cartes ou sur un héros qui se dépasse, Yu-Gi-Oh est une série animée sur le déterminisme et le destin. Sous le voile sirupeux des discours sur l’amitié et des ficelles grossières du shonen, on trouve une série intéressante avec une intrigue bien écrite dont le dénouement est réellement bon. Et c’est peut-être, la principale qualité de Yu-Gi-Oh, il fait le travail jusqu’au bout, là ou Naruto ou même Death Note s’arrêtait toujours trop tard. Alors oui, Yu-Gi-Oh, c’est parfois grossier, c’est souvent sexiste,mais c’est probablement pas la bouse infâme dont tout le monde parle en reprenant la vidéo du Joueur Du Grenier.

N.B : Il est inutile de regarder le film « Yu-gi-Oh : La Pyramide De Lumière » si vous n’avez pas au moins regarder les deux premières saisons.

A Geek In The World (Découverte de Talent sur le Web) | Actu | Culture | 07.04.2014 - 18 h 09 | 1 COMMENTAIRES
G & T : La Web-série Gay (A Geek In The World)

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Cette série ne vous dit peut-être rien et pourtant, elle est sans doute la plus plaisante des découvertes pour les internautes avides de talents amateurs et de romance torturée.

Aujourd’hui, donc, focus sur G&T, la web-série italienne du moment, une série gay jusqu’au bout des cuticules. Avec ses acteurs mignons, son humour léger, ses personnages hauts en couleurs, un sommaire plutôt alléchant, non ?

L’Histoire : Adolescence Retrouvée 

Guils et Tommy étaient meilleurs amis, mais une nuit en boîte a tout changer. Guils devait faire son coming out, ce soir-là, à Tommy, qui était sous l’emprise d’un spiritueux. L’alcool aidant, ils ont fini dans les toilettes en train de s’embrasser et lorsque Tommy à pris conscience de ce qu’il faisait, il est parti et les deux meilleurs amis ne ce sont plus jamais parler.

Les années sont passées, Guils est devenu décorateur d’intérieur et file le parfait amour. Tommy lui, fait face à un frère envahissant et une futur mariée qu’il aime mais dont il supporte difficilement les remontrances. A l’ocassion de l’ouverture du bar de Gianluca, un ami commun, Guils et Tommy doivent se rendre au même endroit pour la première fois depuis des années…

Comparaison avec « Looking »

Actuellement la série gay en vogue, est « Looking » qui suit l’histoire banale de gais qui sont tout à fait normaux. Looking parle d’engagement et de choses qui concernent

ça sent la prise de tête…

vraiment les trentenaires, mais les plus jeunes comme moi, s’intéressent peu à tout ça. Pour les plus jeunes alors, G&T laisse rêveur, des garçons mignons à la pelle et le charme italien qui opère avec succès, dans une histoire d’amour classique mais qui marche toujours. Certes ce n’est pas aussi sérieux et cynique que Queer As Folk mais on apprécie cette série pour ce qu’elle est, un moment romantique dans un océan de gravité et de méfiance.

Les principales qualités

La principale qualité est sans doute l’utilisation de la caméra et des jeux de lumière pour une fois, dans une web-série, la maîtrise est totale et l’image est claire. Le jeu des acteurs, s’il est parfois un peu forcé, reste tout de même bien meilleur que celui des autres web-série. En France, le niveau doit être équivalent à celui du Visiteur du Futur (diffusée sur France 4). L’humour est très présent, et quelques perles sont au programme notamment la meilleur amie de Guils qui est une véritable tornade et Guils lui-même, toujours là pour se moquer d’elle.

Le tableau n’est pas parfait

Les flash-back sont trop nombreux et c’est dommage, s’ils sont nécessaires, ils sont trop longs et ternissent parfois le présent qui paraît très mou. Heureusement c’est une web-série donc si c’est trop long, on peut toujours sauter la scène. L’autre défaut est le manque d’originalité de l’histoire qui semble évident, malgré quelques rebondissements et aussi quelques facilités.

Une chose est sûr, il s’agit actuellement de la meilleur série gay du web.

Et comme on est gentil, on vous offre l’épisode un…

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