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Actu | BD/Dessins | Culture | Série | 02.02.2017 - 23 h 25 | 0 COMMENTAIRES
« Yuri!!! On Ice » : L’événement Japonais

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Il est rare que les séries animées japonaises mettant en scène un couple d’hommes remporte un succès aussi grand que « Yuri !!! On Ice », surtout auprès du public occidental. Et pourtant, Yuri On Ice est la série japonaise événement de l’Automne 2016. Je vous propose aujourd’hui, de découvrir les raisons du succès de cette série.

Le Synopsis : Influencer & Assumer
Notre histoire commence à la fin du championnat mondial de patinage artistique, où Yuri Katsuki, notre héros, fait une très mauvaise performance après une année déjà médiocre. Il rentre alors chez lui, après cinq ans d’absence, pour reprendre une vie normale, loin des compétitions et des rivalités. Alors qu’il se détend, en reprenant la chorégraphie de Victor Nikiforov, le champion du monde, on fait discrètement une vidéo de sa chorégraphie qui fait rapidement le buzz sur Twitter. Victor qui n’arrive plus à surprendre son public par ses créations, décide, en voyant la vidéo, de prendre Yuri sous son aile, pour le prochain Grand Prix. Mais Victor avait déjà fait une promesse à Yuri Pislesky, le champion junior de Russie, de réaliser pour lui, une chorégraphie.
Le synopsis contient les bases classiques des séries d’animations sportives, et, à de nombreux égards, elle est dans la droite lignée d’Olive & Tom, Eyeshield 21, mais avant tout de Jeanne & Serge. Dans Yuri On Ice, on retrouve, par exemple, les compétitions, les rivalités, et surtout le commentateur présent peu importe la taille de la compétition. Mais le petit plus dans « Yuri On Ice », c’est la relation nouée, entre Victor et Yuri durant les 8 mois qu’ils passeront ensemble. Au fil des épisodes, Yuri passe d’une admiration enfantine pour un Victor glorifié, a un amour sincère pour son entraîneur et ami. Victor, lui, bien plus insouciant, apprendra malgré tout de nombreuses choses sur lui-même auprès du jeune patineur.
Comme nous l’avons dit, l’auteure s’inspire clairement de la tradition du manga sportif mais pas seulement. Le « Yaoi » ou « Shonen-ai » (ou BL) , c’est-à-dire, le manga représentant un couple homosexuel masculin à destination des jeunes filles, est aussi très présent dans la série. Dans Yuri On Ice, les deux genres sont présents de manière assumée et forme une alliance plutôt élégante. Par exemple, aux déclarations niaises très présentes dans le BL, la série préfère que les personnages expriment leur sentiment à travers une performance sportive. Il y a d’ailleurs beaucoup de pudeur dans la monstration de la relation entre Yuri et Victor.  Mais d’après l’équipe de réalisation, c’était avant tout par peur de la censure. En effet les séries animées BL sont généralement diffusées à 2h du matin au Japon. Cette absence de prise de risque à d’ailleurs était qualifiée de « queerbaiting » par de nombreux internautes. Une méthode utilisée pour créer de l’émulation en utilisant l’homo-érotisme, c’était notamment un reproche très présent pour la série « Free! »

Le Graphisme : Investir dans le patinage.
Le graphisme est subtile et sublime, ce qui colle à l’ambiance gracieux et élégant du patinage artistique. De plus, cela permet de mieux mettre en avant l’évolution de Yuri, qui devient de plus en plus beau à chaque épisode. Mais cette subtilité est surtout visible lors des scènes chorégraphiées, car le budget semble y avoir été englouti pour la majorité. Ce qui les rend magnifiques mais n’empêche pas, parfois, un léger manque de fluidité. Heureusement, l’alternance des plans permet d’éviter la lassitude mais qui va rapidement revenir sous une autre forme.
Bien que les chorégraphies soient réellement sublimes, voir les personnages réaliser la même prestation sur les différents concours peut devenir lassant. Sur 12 épisodes, on peut voir quatre fois le même programme de la part de Yuri. On apprécierait de le voir faire d’autres performances, pour se détendre par exemple…
En dehors de ces scènes qui, rappelons-le, sont techniquement abouties, il y a les dialogues qui sont plus rigides et  moins vivants. Des décors fixes ou vides, des corps ou des visages parfois sans mouvement, une habitude dans l’animation japonaise mais qui ne rends pas hommage aux relations entre les personnages que tissent pourtant très bien, la réalisatrice Sayo Yamamoto, tout au long de son histoire.
Considérant que Sayo Yamamoto est une grande dame de l’animation japonaise, on ne doute pas que ces problèmes sont des questions d’ordre budgétaire et non des questions de talent pur. Avec le succès de Yuri On Ice, il ne fait aucun doute que la seconde saison aura un meilleur budget et que Saya Yamamoto démontrera alors son immense talent.

Les Musiques : Répétition & Qualité
Graphisme beau mais parfois lent et répétitif, les musiques accompagnent les chorégraphies et les critiques de celles-ci. A l’instar des séquences de patinage, elles sont sublimes, parfois lentes, et souvent répétitives. Heureusement pour la série, ce défaut est rattrapé par la diversité des mélodies : Flamenco, Pop-Rock, Classique et Opéra sont au rendez-vous. Mais la musique qui restera en tête de tous les spectateurs, c’est « History Maker », le générique de la série. Un générique plutôt lent, pour un anime japonais mais qui annonce dès les premières minutes que nous sortons des œuvres ordinaires.
Et le thème principale de la série, celui qui donne son titre à la série, « Yuri On Ice » ? Cette mélopée décrivant, note après note, l’amour de Yuri pour son entraîneur, ses proches et sa famille, (mais surtout son entraîneur) évoque t-il vraiment l’amour ? Je ne suis pas assez mélomane pour le dire, en revanche il m’évoque beaucoup plus un rêve bleu qu’une certaine chanson d’Aladdin. Et l’évocation, c’est tout ce que je demande à la musique…

Une Histoire d’Amour ou Une Histoire de Commerce ?
Sur de nombreux blogs, des personnes s’interrogent sur la représentation que la série donne des relations homosexuelles. Est-ce réaliste ? Est-ce un fantasme pour jeunes filles ? J’imagine que la réponse est entre les deux. La relation entre Yuri et Victor est beaucoup plus respectueuse, sincère et belle que dans de nombreuses autres œuvres du genre, c’est un fait. Mais pour un occidental comme moi, le fait de ne pas mettre en avant, les baisers et les signes d’affection est un peu dérangeant.
Mais il y a une chose qu’on analyse trop peu souvent : les relations entre les membres d’une communauté sportive. Pour avoir fait de nombreuses compétitions de natation, rares sont les séries d’animation japonaises qui décrivent aussi bien la communauté sportive. Dans la vie réelle, il y a rarement des histoires de réelles rivalités entre les différents sportifs, et bien plus souvent des amitiés sincères. Les entraîneurs ne sont pas des « bons copains », comme dans Free ! ou des « tyrans » comme dans Jeanne et Serge, mais bien plus souvent des personnes prodiguant des conseils et des critiques de manière neutre comme le personnage de Yakov, par exemple.

Alors non, Yuri on Ice n’est pas parfait, et souffre de quelques lacunes. Mais, malgré tout, le résultat est très bon, et on sent une ambition qui fait plaisir à voir, de la part de la réalisatrice. Les musiques sont belles, l’animation aussi. On rit, on pleure, et on s’émerveille des performances de Yuri et des étrangetés de Victor. C’était la série événement de l’Automne 2016, et avec sept nominations aux Anime Awards 2016, c’est un véritable succès. Donc foncez !

A Geek In The World (Découverte de Talent sur le Web) | Actu | Culture | 20.02.2015 - 20 h 05 | 0 COMMENTAIRES
Top 10 Des Vidéastes à découvrir en 2015

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Sexe, Biologie, Arts, Physique, Politique … les podcasteurs culturels sont de plus en plus nombreux sur les plate-formes en ligne. Des émissions sur tous les sujets conseillent et expliquent aux jeunes et aux moins jeunes des produits culturels, des pratiques sexuelles ou encore des pratiques de consommation. Je vous propose aujourd’hui un top 10 des émissions qu’il faut absolument suivre en 2015 !

*Ce top est entièrement subjectif*

10. Mes Chers Contemporains – Usul2000
L’ancien chroniqueur de jeuxvidéo.com est de retour pour cette nouvelle année. Des vidéos de vingts minutes qui présentent des intellectuels, ou des politiques qu’Usul aime plus ou moins. Bernard Henry-Lévy, Etienne Chouard ou l’économiste Frédéric Lordon sont autant de personnages que le jeune homme analyse et exploite afin d’offrir à son public une lecture plus fine et plus complète du monde qui l’entoure. Malheureusement, si on appréciera l’esthétique et l’aboutissement de cette émission, l’irrégularité d’Usul fait qu’on ignore toujours quand une nouvelle vidéo sera disponible ou non, le podcasteur communiquant lui-même très peu sur le sujet.

9. DBY – Dirty Biology
On entre à présent dans la section scientifique. Dirty Biology offre une approche à la fois drôle et surprenante sur la plus philosophique des matières scientifiques : la biologie. Les titres évocateurs des épisodes tels que : « Les fruits : des ovaires dégueulasses » ou encore « Games Of Thrones VS Science » mélange à la fois humour, culture populaire et vraies recherches scientifiques. Si l’écriture n’est pas toujours fluide et que l’image n’est pas toujours nette, l’approche, elle, ne peut être que saluée.

8. Pair-à-Pair – DanyCaligula
Le droit, cette matière chiante comme la mort, et pourtant d’une impérieuse nécessité ! Voilà la thématique première de cette émission qui fut créée par l’initiateur de Doxa. Le but est d’instruire les « viewers » sur le droit d’auteur en particulier. Vocabulaire, concepts, lois, exceptions et exceptions aux exceptions, l’analyse n’est pas celle d’un juriste (qui est toujours incompréhensible et chiante, je parle par expérience) mais celle d’une personne instruite à une personne moins instruite. Une émission nécessaire et utile même si le ton parfois professoral bloquera certains et certaines d’entre vous.

7. Et Mon Cul, C’est Du Pouhiou – Pouhiou
Quelques mois après mon coup de gueule contre l’absence de diversité sexuelle et de sujets sur le sexe dans les podcasts français l’équivalent français de Laci Green (une podcasteuse spécialiste du sexe) est un pansexuel toulousain qui, depuis son lit, témoigne et informe sur les expériences sexuelles qu’on peut avoir, qu’on devrait avoir. Le ton parfois bisounours de certaines vidéos peut parfois m’exaspérer, il contrebalance, néanmoins, les cours d’éducation sexuelle à l’école où on vous répète que « le sexe, c’est mal ! » et que « vous allez mourir du sida ! »

6. Un pavé dans la mare & Adaptation – GingerForce
Une émission féministe et une émission sur les adaptations d’œuvres littéraires en films réunies sur la même chaîne, que demande le peuple ? Ginger une rousse revendiquée et une femme émancipée profite de son compte Youtube pour faire partager son combat féministe et sa passion pour les livres. Si l’image et le son ne sont pas toujours parfaits, l’humour est toujours là. Et si ce n’est pas l’humour, ce sera au moins l’émotion. Ginger, c’est juste la podcasteuse idéale !

5. RDM – Les Revues Du Monde
Les lieux de mystères sont le fruit de nombreuses spéculations et nourrissent les légendes. Qu’ils soient interdits, oubliés, disparus, ou légendaires. Les Revues Du Monde visite pour vous les lieux du monde qui méritent le coup d’œil. De la légende des cités d’or aux archives secrètes du Vatican, Les Revues Du Monde et sa charmante présentatrice sont très prometteurs et doivent être encouragés.*

4. Esthét’Geek – Samai Cédlart
Troisième podcasteuse du classement, voici notre artiste dans l’âme ! Samai dans son émission, fait un parallèle entre les jeux vidéos et les arts plastiques comme la peinture, par exemple. Elle permet ainsi d’expliquer certaines œuvres souvent incomprises. Elle permet aussi de comprendre les différents mouvements artistiques de l’histoire ainsi que leur influence moderne. Comme Usul, malheureusement, les publications sont assez rares.

3.Sources D’Etonnement – Axolot
Le monde est étrange et les gens sont bizarres. C’est ce constat que le présentateur d’Axolot nous invite à faire. Les îles les plus belles et les plus étranges, les formations souterraines les plus incroyables sont dans cette émission. Les légendes du cinéma et les cabinets de l’étrange sont autant de choses fascinantes et de détails de l’histoire du monde que la Grande Histoire oublie trop souvent. Axolot c’est de l’étrange, dans le lieu le plus étrange : Internet.

2. Un Peu D’Histoire – Nota Bene
Un prof d’histoire avec une barbe aussi longue que celle d’un islamiste, vous l’imaginiez ? Internet l’a fait. Découvrir l’Histoire par des anecdotes et des récits aussi incroyables que vrais, aussi ridicules que réalistes, c’est la mission de cette chaîne. Les passions particulières des rois, les débuts du journalisme ou les rituels funéraires sont de nombreux thèmes qu’on aborde avec plus ou moins d’humour mais toujours avec le plus important, le savoir. NB : c’est juste très bien.

1. Un Peu De Science – E-Penser
Si Dirty Biology se concentre sur les abominations vivantes que la nature propose chaque jour, Bruce, l’animateur de la chaîne d’e-penser, touche un peu à toutes les sciences. Avec un humour léger, et frais, loin des lourdeurs de certains, il décrit, explique et passionne. Il transmet son émerveillement pour l’univers et pour les scientifiques, et ça fait du bien de voir quelqu’un qui se passionne pour sa matière. Aujourd’hui, il est le numéro un des podcasteurs culturels en France, et on comprend pourquoi.

La page Facebok « La vidéotèque d’Alexandrie » permet de suivre l’actualité culturelle des vidéos sur les internets. Cette liste n’est pas exhaustive.

Actu | conso | Culture | 29.11.2013 - 16 h 35 | 9 COMMENTAIRES
Streaming : Une justice qui lutte contre le peuple.

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Voilà bien ce que je m’attendais à voir avant longtemps. Le libre accès aux films et séries est une nouvelle fois attaquée. Pour moi comme pour d’autres, ce ne sera pas un problème, mais la décision, elle… La justice ne fait qu’appliquer des règles de droit, c’est un fait, mais après la menace ACTA, l’insupportable Hadopi, le législateur (entendez par là, les députés corrompus par le lobbying médiatique et culturel) devrait peut-être réapprendre à ce soucier de ce cadavre démocratique qu’on appelait avant Malraux, le Peuple.

 

Bien que je ne crois pas à l’égalité des chances à l’école, j’ai toujours compris que les gens de droite, dans leur système de pensée soit pour. En effet, chacun est autonome et peu, s’il en à la volonté, réussir. Néanmoins… Bourdieu, l’égalité des chances fonctionnerait si les élèves étaient égaux à la base, ce qui n’est bien entendu pas le cas. L’école n’est pas plus égalitaire à son époque qu’à la notre, les chiffres le montre. De plus la culture bourgeoise est aujourd’hui encore érigée en pinacle du bon goût alors que des gens comme Cèline en font par exemple partie, ce qui n’a rien d’enviable. Les gens issues de milieu populaire n’ont donc pas un niveau culturel égal aux riches. Alors ?

Alors Internet arrive, et pour moi, comme beaucoup d’autres, il fut salutaire. Sans détruire l’inégalité culturelle entre le riche et le jeune homme issue de classe populaire que j’étais, celle-ci est considérablement réduite. Pourquoi ? Parce que j’ai pu voir Dune de David Lynch, j’ai pu découvrir toute la filmographie de Pasolini et de Visconti, des choses qu’on ne voit jamais sur les chaînes généralistes. Internet c’est aussi un lieu de détail, on construit sa culture en allant chercher des trucs que personnes dans son entourage ne connaît. Vous saviez par exemple qu’il y avait un nanard qui s’appellait « Sand Shark » moi oui, et je l’ai vu en plus…

On me répondra le droit d’auteur mais la question ne se pose pas vraiment, les artistes gagnent moins, mais gagnent toujours de quoi vivre, et ceux sont les grosses productions qui s’enrichissaient trop qui aujourd’hui gagnent beaucoup moins. Rappelons que le cinéma des années 70 était un cinéma avec des budgets moyens et c’est pourtant de là que viennent les plus grands chefs d’œuvres. Alors est-il normal qu’un artiste gagne plus qu’un ouvrier ? Je répondrais que non, et qu’un artiste soit connu mais pas riche pour autant est un bien-fait cela aura au moins l’avantage de recréer de l’empathie envers une classe populaire oubliée et insultée dans les journaux de Pujadas.

 

(Il s’agit pour le moment d’une suppression du référencement et non d’une fermeture définitive des sites.)

 

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