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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Culture | Série | 15.01.2017 - 13 h 43 | 1 COMMENTAIRES
Pourquoi je n’aime pas « Looking » ?

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Ce week-end, j’ai regardé SKAM, la série norvégienne, dont la troisième saison est centrée sur une relation homosexuelle. J’ai beaucoup aimé, et par conséquent, je me suis demandé pourquoi je n’avais pas aimé Looking qui tournait également autour des relations homosexuelles. Je vous propose donc aujourd’hui d’aborder la série et ses erreurs.

Le Scénario : Simple, Trop Simple.
Looking raconte l’histoire d’un groupe d’amis homosexuels qui passent le cap des trente-cinq ans (plus ou moins). On suit ainsi la vie des différents protagonistes à travers leurs amitiés et leurs relations tumultueuses. On pourrait considérer que c’est un remake plus réaliste et plus moderne de Queer As Folk, mais le point d’intrigue est très différent.
Dans Queer As Folk, deux éléments viennent perturbés la vie des héros dès le premier épisode : la rencontre de Brian et Justin, et la naissance de Gus, le fils de Brian. Dans Looking, on identifie assez mal, l’élément perturbateur, et par conséquent, on suit juste des personnages qui font leur vie. J’ai cru un moment que l’élément perturbateur était l’âge du personnage principal, Patrick, mais la série ne semble pas être d’accord, vu le comportement de celui-ci. En fait, il n’y a pas vraiment d’intrigue, et pour cela, il suffit d’analyser la fin de la série, c’est-à-dire, le film. Looking, le film, ne nécessite presque pas d’avoir regarder la série avant, alors qu’il en est la conclusion. C’est étrange car j’imagine mal quelqu’un comprendre quelque chose à « Day of The Doctor » sans avoir jamais vu Doctor Who, par exemple.

Les personnages : Des personnages réalistes, enfin presque…
C’est le point fort de la série, car si l’intrigue est réduite au strict minimum, ce n’est pas le cas pour les personnages qui sont développés de manière assez intéressante. C’est là que l’absence d’intrigue revient, mais comme une qualité. Un défaut de Queer As Folk était le comportement de dédoublement de personnalité de Justin qui est colérique (Saison 2) puis gagne en maturité (Saison 3), puis régresse (Saison 4) avant de redevenir calme (Saison 5). En fait, le personne servait l’intrigue plutôt que l’inverse. Dans Looking, comme l’intrigue est vide, les personnages ne souffrent pas de ce défaut. C’est d’ailleurs une qualité remarquée, vu le nombre de prix que la série a reçu pour le jeu des acteurs.
En revanche, la série n’ayant que ses personnages, une saison suffisait largement. Dans Lost, les personnages étaient la principale proposition aussi, mais leur nombre très important, ainsi qu’une intrigue en fond, faisait tenir le spectateur beaucoup plus longtemps. De même, The Wire était une série très centrée sur ses personnages mais elle avait pour but l’étude sociologique, ce qui n’est clairement pas le cas dans Looking.

La Réalisation : True Detective à San Francisco.
Jusqu’ici, je considérais que c’était des choix de réalisation de l’équipe : réduire l’intrigue pour avoir plus de réalisme dans les personnages et pouvoir en faire une vraie analyse. Mais l’énorme défaut de la série, c’est la réalisation, absolument abominable de A à Z. Le seul bon point de la réalisation sont les angles de caméra, qui sont classiques mais les excès de style dans ce genre de série rendent souvent le tout, ridicule. Pour le reste, vous pouvez tout jeter.
La série est filmée avec le même filtre grisâtre et triste que True Détective, sauf qu’une série aborde des relations amoureuses et l’autre une série de meurtre. Du coup, les moments romantiques, on l’air d’être une souffrance. San Francisco semble avoir perdu sa vitalité, et tout le monde semble en dépression chronique. Au final, Looking, c’est le contraire de Sense8, les deux séries abordent une galerie de personnages, mais là où Sense8 respire la vie, Looking ressemble à une série mort-vivante.

Conclusion : Quand je regarde une série, généralement, c’est pour me sentir bien. C’est pour cela que je préfère « Du Coté de Chez Fran » à « Une nounou d’Enfer », ou que je ne regarderais jamais House of Cards. J’ai même failli stopper Game Of Thrones après l’épisode des Noces Pourpres. Looking aurait pu être une série « feel good » comme Sense8, The Real O’Neals ou la saison 3 de Skam. Sauf que sa réalisation sans couleur, terne, et un scénario très lent et vide, me donne l’impression de regarder des dépressifs qui s’aiment. C’est mignon, c’est gentil, mais ça donne franchement pas la pêche.

Pour aller plus loin : Sur le réalisme dans les séries

Actu | Culture | Politique | Série | 08.04.2016 - 02 h 26 | 0 COMMENTAIRES
« Sam » : Comment TF1 transforme une anarchiste en Joséphine (Ange Gardien) ?

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La nouvelle série de TF1, est une adaptation d’une série télévisée danoise : « Rita ». Mais le passage d’un pays à l’autre n’est pas sans conséquence. La série subversive et attrayante est, en chemin, devenue puérile, ennuyeuse et infantile. Il convient de revenir sur cet échec cuisant de la part de la première chaîne nationale française.

Rita (2012) VS Sam (2016) : Comment faire une série de droite ?
Si vous avez Netflix, peut-être connaissez-vous la série «  Rita « , l’histoire d’une professeur de danois, véritablement anarchiste qui jongle entre l’administration, ses élèves et ses principes au long de trois très bonnes saisons ? Interprétée par Carsten Bjørnlund, le personnage de Rita est dans cette série, l’incarnation même de l’anarchiste, dans sa vie de tous les jours (Je le sais, je le suis). Résolument anti-système, Rita manipule ou combat souvent sa hiérarchie bureaucratique. Mais cela, ne fait pas du personnage, un monument de subversion, tout juste une rebelle. La vraie force de Rita, c’est que, à l’instar des personnages comme Veronica Mars, Daria, ou Rush dans « True Detective » (Saison 1), elle possède des principes rigides dont elle est incapable de ce défaire, même pour son propre bien. Comme ces trois personnages, elle est sèche, directe voir blessante, mais particulièrement honnête et d’une dangereuse lucidité sur le monde.
En France, la série fut adaptée sous le titre de « Sam » pour la chaîne TF1, en 2016, avec en rôle titre, Mathilde Seigner. Après la diffusion des deux premiers épisodes, on peut dire que la série a grandement perdu en subversion entre la Danemark et la France.

Rita et l’équipe éducative du collège.

« Sam » nous présente les mêmes scènes de transgressions que « Rita » mais le personnage est devenu sirupeux, classique, ennuyeux. Elle fume à l’école, elle couche avec son supérieur , elle boit, comme dans la série d’origine, elle est libre. Mais durant deux épisodes de 42 minutes, il n’est jamais dit que c’est une anarchiste ou quels sont ses principes, car en réalité, dans cette version elle n’en n’a pas vraiment. En fait, les personnes en charge de l’adaptation de « Rita » n’ont pas compris la série qu’ils adaptaient. Car l’honnêteté et la lucidité violente de « Rita » était le principal moteur de la première série. Or, dans la version française, « Sam » n’a pas de principe. Elle est, par exemple, très directe avec ses enfants mais pas avec ses élèves, elle devrait l’être avec les deux comme dans la version d’origine.
Un autre exemple frappant est la comparaison entre les deux premiers épisodes : L’épisode 1 de « Rita » traite d’une élève qu’elle trouve « chiante » car trop scolaire et sans imagination ainsi que la mère de celle-ci, une névrosée qui harcèle les professeurs. Dans la version française, le problème des parents d’élèves n’est pas traiter. On traite d’une élève amoureuse de son professeur et de parents d’élèves homophobes. Que le problème existe, c’est un fait, mais il pouvait être traité avec le fils cadet de Sam, lui-même homosexuel, pourquoi faire disparaître la question de la présence parfois envahissante des parents dans l’éducation scolaire des enfants ?
Dans « Rita », comme dans « Sam » les parents passent pour des idiots ou des ordures. Mais dans le premier cas, c’est pour un comportement ordinaire chez les parents d’élèves, alors que dans le second cas, c’est un comportement beaucoup plus rare. Et si vous en doutez, posez la question aux enseignants…
Alors que « Rita » ressemble à la version pour adulte de Daria ou Veronica Mars, « Sam » ressemble d’avantage à la série française l’Instit ou à Joséphine, Ange Gardien. Les personnages ne sont ici, que des avatars du bon et du bien totalement désincarnés contre « les grands méchants pas si méchants » d’en face. Ils n’ont pas d’idéaux politiques ou philosophiques, pas d’objectifs, pas de caractères, ils sont juste gentils. Sam ce n’est rien de plus que ça, les clopes en plus.

Mathilde Seigner incarne un rôle qui n’en n’est pas un malgré ses efforts.

TF1 : La ménagère parfaite est une idiote ?
Pourquoi la série « Sam » est-elle devenue cette pâle copie de l’originale au lieu de s’adapter simplement au contexte français de l’école ? La question mérite d’être posée, d’autant que les personnes qui ne possèdent pas Netflix ne découvriront sûrement jamais la version originale.
La première raison est citée plus haut dans l’article, les personnes qui ont réalisé la transition entre « Rita » et « Sam » n’ont pas compris la série d’origine. Une chose assez gravissime si l’on considère que c’est leur métier. Il y a deux possibilités concernant ce ratage : c’est une erreur ou un manque de culture. Dans le premier cas, la série pourra être sauver dans les prochaines saisons, dans le second cas, il est inutile de diffuser un épisode de plus.
La deuxième raison est évidente pour les annonceurs comme pour les sérivores, c’est la ménagère, si cher à TF1. La ménagère est la « Famme » avec un grand F, selon les publicitaires, avec tous les clichés stupides que cela véhicule. Ce qui dérange le plus la chaîne d’ailleurs, ce n’est pas que Sam fume, mais son idéologie, car les scènes de clope en intérieur sont restées, pas les scènes explicatives ou démonstratives de son système de pensée. Il est, visiblement, hors de question de montrer une autre manière de voir le monde chez TF1. Cela pourrait déranger la ménagère, et donc les annonceurs. Surtout que dans la version originale « Rita » est très critique avec l’ensemble des institutions de manière plus ou moins visible, hors TF1, est une institution. C’est d’ailleurs pour cela que certains dialogues de Doctor House en version française sont modifiés. (Exemple : Drugs devient « drogue » et non « médicament », alors qu’on apprends en classe de quatrième que c’est un « faux-ami »)
Un dernier point d’échec est le jeu des adolescents « made in » télévision française. De la lamentable série SODA aux adolescents stupides de « Plus Belle La Vie » ou « Clem », on dirait uniquement des gamins capricieux, idiots, et stupides. Une vision bien loin des études sociologiques réalisées ces dernières années, et des mouvements de jeunes qui s’agitent à l’heure où j’écris ces lignes. Les enfants de  Sam, notamment, sont joués d’une manière médiocre et peu naturel. Heureusement que Mathilde Seigner et quelques autres, relèvent le niveau avec les rôles d’adultes.

En conclusion : « Sam », c’est un monument de médiocrité.
Je ne doute pas que Mathilde Seigner que j’aime plutôt bien, voulait un rôle classe et vraiment profond dans cette série, d’ailleurs son jeu d’acteur fait écho à la série d’origine. Malheureusement pour elle, la production a visiblement décidé de faire de la série un copicat de « Joséphine, Ange Gardien » avec des clopes et de la bière. Sam est une série médiocre de bout en bout car elle ne comprends pas son personnage principal et qui ne mérite même pas un coup d’œil. Foncez plutôt sur Netflix, voir la version originale qu’est « Rita », elle est également disponible en VF.
Décidément TF1, la fameuse première chaîne nationale française ne sera sûrement jamais capable de faire une série de qualité. A rechercher le consensus, la chaîne ne diffuse plus, actuellement que des séries comme Grey’s Anatomy ou Les Experts. On est bien loin des vrais succès qui sont souvent les mêmes que pour les critiques de séries : True Detective, Game Of Thrones, Sense8, Black Mirror. Mais peut-être le modèle de la chaîne de télévision est-il contraint au consensus pour ne pas mourir devant la fluidité et l’accessibilité des séries sur le net ? Ou peut-être les chaînes françaises sont-elles incapables de faire preuve d’imagination et d’audace ? Les questions sont ouvertes.

Actu | conso | Culture | Jeu vidéo | 22.01.2016 - 16 h 59 | 6 COMMENTAIRES
DmC (Devil May Cry) : Un beau mec et de la critique sociale ?

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Aujourd’hui, on revient sur le reboot de la licence Devil May Cry, avec le célèbre Dante. Un héros ultra-sexy, de la critique sociale, des combats classes, des anges et des démons, DmC, c’est tout ça et pas beaucoup plus.

La licence « Devil May Cry » est une série de « beat them all » débutée en 2001, sur PS2.  La saga raconte donc l’histoire de Dante, fils du démon Sparda, qui doit combattre les différents démons qui menacent le monde, et lui-même. Au fil des jeux (qui ne sont pas dans l’ordre chronologique) on apprends que Dante aurait un frère, Vergil, ou encore un neveu Nero. Ces histoires de famille et les combats contre les démons qui cherchent à envahir la Terre sont au centre de l’histoire de Devil May Cry.

Le Reboot : Le scénario et la critique sociale
En 2013, Ninja Theory, publie donc un reboot de la saga. Plus occidental, ce nouvel opus nommé DMC, se veut aussi plus politique. On modifie légèrement l’histoire de Dante et les personnages secondaires pour voir ressurgir une nouvelle mouture de la saga…
« Dans cette version, Dante est toujours le fils du démon Sparda, mais aussi, cette fois, d’un ange nommée Eva. Dante

cosplay par http://gnefilim.deviantart.com/

un dragueur qui passe son temps entre boîtes de nuit, sexe et alcool. Il combat aussi régulièrement les rares démons que ses pouvoirs attirent. Mais un jour, une jeune femme, Kat, le rencontre et lui demande de rejoindre « l’Ordre », une organisation terroriste et révolutionnaire. Il apprends rapidement que l’Ordre combat en secret Mundus, un démon surpuissant qui passe pour un PDG de banque à l’allure malsaine et qui possède pratiquement le monde entier. »
Premier constat qui fait mal pour le jeu : le scénario n’est pas original. Rien que le nom de l’organisation parait banal : « L’Ordre ». Le personnage de Kat, jeune-fille-en-détresse-mais-pas-trop, apparaît immédiatement comme l’intérêt amoureux du héros qui motivera une partie des actions de celui-ci. Bref, l’originalité n’est déjà pas au rendez-vous. Et les sirènes de l’ennuie scénaristique résonnent rapidement. On s’intéresse finalement plus à la mythologie et au passé qu’à l’histoire et au présent. Sparda, Mundus et Eva sont plus intéressants que Dante, Kat et Vergil.
Et puis, à partir du second niveau, dans l’usine, une forme de critique du monde capitaliste et consumériste commence à apparaître : On découvre, par exemple, que le démon Mundus, est un banquier dont le comportement ressemble fort à celui de la banque Goldman Sachs. On nous dit aussi qu’il exploite les médias pour sa propagande, qu’ils droguent les humains avec un soda, etc,etc… Le problème, c’est qu’entre cette critique et le scénario, il n’y a aucun lien. Elle reste en toile de fond. De plus le développement de cette critique s’arrête à partir du moment où le quartier général de l’Ordre subit une attaque, vers le milieu du jeu. On abandonne, dès lors, toutes les ambitions critiques et les messages subversifs, pour un scénario totalement plat.
Le plus ironique dans ce changement, c’est qu’au final, le joueur n’en n’a rien à faire. C’est un « beat them all »; une forme du jeu vidéo qui s’apparente, dans le cinéma, au film d’action. Par conséquent, le message et l’histoire sont secondaires si les phases de combat sont géniales, fluides et esthétiques. Mais, dans la mesure où Ninja Theory avait visiblement certaines ambitions critiques, leur abandon apparaît au joueur comme un échec.

L’esthétique et le son : Simple mais efficace.
La première chose qu’on peut dire, c’est que Dante est enfin sexy. Le ridicule des années 2000, laisse place à un Dante plus réaliste et plus arrogant. Ce DmC malgré une direction artistique pas vraiment inspirée, trouve quelques bonnes idées, mais malheureusement, elles sont souvent anecdotiques. L’exemple de ces bonnes idées, ceux sont les mots qui s’inscrivent dans le décors quand les démons attaquent. C’est un procédé qui permet aussi de rendre visible la critique sociale que s’autorise le jeu durant les phases de combat. Par exemple, dans l’usine de soda, apparaît plusieurs fois le mot : « CONSOMME ! »
La musique rock ou techno est sympathique mais encore une fois pas recherchée pour le genre du jeu. On ne lui demande cependant pas d’être aussi marquante que pour un RPG. DmC se veut rapide et nerveux, la musique est donc plus un élément d’accompagnement des combats, qu’un élément de mise en scène. Une musique plus douce et plus contemplative apparaît néanmoins dans les deux ou trois phases de plate-formes pures,  qu’on trouve dans le jeu.

Le frère de Dante, Vergil

Le point important : Les mécaniques du jeu
DmC est un « beat them all », par conséquent, le gameplay, est le point capital du jeu. Un « beat them all » avec des mécaniques de jeu médiocres est rarement, voir jamais, un bon jeu. Les mécaniques de ce type de jeu sont semblables aux jeux de combat comme Tekken, Street Fighter ou Soul Calibur. Il s’agit essentiellement de coups, de combos, et de contre-attaque. DmC est plus nerveux et rapide que les précédents opus de la licence. Il faudra donc faire des enchaînements rapides en hésitant pas à changer d’armes entre l’épée, vos pistolets, et quelques bonus qui s’ajouteront durant le jeu.
Ninja Theory fait correspondre le physique du personnage avec sa force, en effet avec le reboot Dante perd en muscle. Désormais, la rapidité et l’élégance des coups sont plus marquées que la force et la puissance, ce qui s’apprécie d’autant plus quand on réussi un enchaînement.
S’ajoute aux combats, des phases de plateformes pas difficiles et assez bien pensée, finalement. Le saut et le double saut de Dante sont, par contre, un enfer, heureusement, ils sont améliorables.
Le jeu possède aussi des défis et des secrets qui donnent une bonne rejouabilité au titre, ce qui, bien qu’anecdotique, reste néanmoins appréciable.

DmC : Un bon jeu ?
Finalement, DmC est-il un bon jeu ? Il possède de nombreux défauts qui nuisent au titre. Pourtant le cœur du jeu, les combats sont très bons mais cela suffit-il ?
Pour les testeurs de jeuxvidéo.com, il manque un « je ne sais quoi ». Ce sentiment qu’ils éprouvent, c’est l’effet d’un message critique que le jeu avorte lui-même, d’une mécanique de plateforme qui n’est pas optimisée, et d’un scénario qui ne fait pas de vague. C’est le sentiment que laisse finalement DmC, un sentiment de tentative intéressante mais inachevée.

Mais comme le héros est super canon…

Kat, une sorcière.

Conclusion : L’archaïsme du « Beat Them All »

J’aimerais ici revenir sur la critique du capitalisme dans ce jeu et la performativité de ce message. Si David Cage et son « Heavy Rain » oublie souvent le côté ludique des mots « jeux vidéo », le genre « Beat Them All » s’y attache peut-être trop. Si on remonte aux ancêtres du « Beat Them All » , on tombera sur « shoot them up », puis rapidement sur des jeux comme « Space Invaders » de purs shooters et jeux, sans scénario, et sans ambition autres que le jeu. D’ailleurs « Street Of Rage », emblématique du genre BtA, possède un scénario anecdotique et pas de message. Or, le jeu d’arcade, le jeu purement ludique, ne permet pas de transmettre une grandes diversités et profondeurs de sentiment. Par conséquent, la critique sociale de DmC, jeu qui utilise des mécanique de l’arcade, n’est pas performative et n’atteint pas le joueur.

L’exemple des RPG est intéressant de ce point de vue, et en particulier, Mass Effect 3. Dans Mass Effect 3, vous êtes en guerre déclarée et ouverte contre les moissonneurs. Pour faire passer son message pacifiste : « La guerre, c’est d’abord des morts. » Mass Effect n’utilise pas de cinématique montrant des cadavres de soldats, ou des messages en toile de fond comme DmC. Il utilise la mécanique de dialogue et la mécanique de longueur temporelle propres aux RPG. Vous discutez régulièrement avec un personnage écrit pour être intéressant, et au bout d’un long moment, quand le joueur a un lien affectif avec, il meurt. C’est la même mécanique que dans Final Fantasy VII, mais ici au service d’un message politique. Si Mass Effect 3 se reposait uniquement sur ces mécaniques d’action alors les morts des personnages n’auraient aucun impact sur le joueur, car ces phases d’actions ont aussi à voir avec des mécaniques d’arcades, mais ici via les « rail shooter ».

Devil May Cry est un beat them all dans la plus pure tradition de ce genre. Par conséquent, la critique sociale n’aura jamais d’impacte sur le joueur. Elle ne sera jamais qu’une toile de fond. Si Ninja Theory veut mettre en avant une critique sociale à travers le jeu, ils doivent nuancé le gameplay, mais alors ce ne serait plus un vrai Devil May Cry…

Juste pour le plaisir, la scène d’intro :p

Actu | BD/Dessins | Culture | Série | 05.01.2016 - 06 h 06 | 0 COMMENTAIRES
Code Geass : « Comment Faire de Demain, un Monde Meilleur ? »

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Il y a beaucoup de séries animées japonaises que j’aime sincèrement : Death note, Nana, Yu-gi-oh, Sakura Card Captor, Psycho-Pass, etc… Mais de ces œuvres nippones, ma préférée reste sans aucun doute, le manga phare de Gorō Taniguchi et Ichirō Ōkouchi . Aujourd’hui, je vous propose de découvre une série profonde et intelligente, aujourd’hui, on parle de « Code Geass ».

Code Geass est une série animée de 50 épisodes, répartis sur 2 saisons, et diffusés depuis 2006, créé par les studios Sunrise, en association avec le studio Clamp (créateur de Sakura Card Captor) pour le design des personnages. La série, ce qui est rare, n’est pas le fruit d’un manga papier et fut directement produit pour la télévision nippone.

Lelouch Vi Britannia, le héros ou antihéros…

Scénario : Uchronie & Science-Fiction
Le scénario de Code Geass est uchronique. Des événements de l’Histoire sont transformés ou modifiés, ce qui donne, à l’arrivée, un monde moderne légèrement différent du notre. Par exemple, Napoléon réussi à vaincre les anglais à Waterloo et la couronne britannique s’exila dans ces anciennes colonies qui devinrent avec le temps la premier force mondiale sous le nom du « Saint-Empire de Britannia ». La France fut légèrement modifiée également et elle est aujourd’hui sous l’égide de la fédération de l’Euro-Universe, une sorte d’Union Européenne alternative.
L’histoire commence quelques années après la colonisation du Japon par Britannia. Cette guerre n’avait qu’un seul but, Britannia souhaitait obtenir les ressources du Japon et en particulier les réserves de sakuradite, un minerai qui entre dans la composition des nouvelles technologies de guerre de Britannia.
« Nous découvrons la vie de Lelouch Lamperouge, un jeune homme mystérieux qui déteste profondément Britannia. En effet, le Japon est désormais couper entre les riches britanniens et les japonais, des citoyens de seconde zone. De plus, Lelouch ressent une haine profonde pour l’empereur. Et pour cause, Lelouch Lamperouge alias Lelouch Vi Britannia est un prince déchu, orphelin de mère, en exil, qui ne se reconnaît pas dans les valeurs de l’Empire. A la suite d’une rencontre avec la mystérieuse C.C (prononcé C-two), il reçoit le Geass, le mystérieux « pouvoir des rois ». Ce pouvoir acquis, Lelouch décide de combattre l’empire par tous les moyens possibles. Il sera désormais le visage de la rébellion des japonais, et le cauchemar de Britannia. »

C.C qui confiera le Geass à Lelouch

Britannia, Euro-Universe, ces noms sont des fictions qui cachent des pays de notre monde actuel. Le scénario et les considérations géopolitiques qu’offre Code Geass sont toujours d’actualité et ils l’étaient surtout pleinement en 2006. Britannia n’est rien d’autre que les Etat-Unis de Buch. Si dans le manga Britannia attaque le Japon pour un minerai, les Etat-Unis attaquèrent l’Irak en 2002, pour les ressources en hydrocarbures. De plus une référence aux guerres du Moyen-Orient est faite, car on apprends rapidement que Britannia mène également une guerre là-bas. La série animée, écrite en 2006, rappelle également les exactions commises par les soldats américains durant cette guerre, ainsi que l’utilisation de la bombe nucléaire sur le Japon, dans la saison 2.
Mais l’Europe doit aussi prendre sa part de cette critique. Si l’Union Européenne de Code Geass est plus égalitaire que leurs Etat-Unis, ce groupe de pays reste plus faible économiquement. Mais la principale fragilité de l’UE, ou EU dans le manga, est l’absence de solidarité entre les pays. Lors de l’attaque de Britannia sur la France, les autres pays se replieront sur eux-mêmes. Code Geass est donc un précurseur, quand on voit le traitement de l’Europe envers la Grèce, l’Espagne ou le Portugal et le manque de solidarité entre les nations…
Si l’arrière plan politique de Code Geass est capital dans sa critique de notre monde, la série aborde également des thématiques plus personnelles et individualistes. Plusieurs épisodes se consacrent au deuil et à la mort, d’autres abordent la problématique de la dépendance aux drogues. Mais le sujet principal tourne autour des deux personnages principaux, Lelouch Lamperouge et son meilleur ami Suzaku Kururugi, ce sujet c’est la question suivante : «Que faire pour changer notre monde et le rendre meilleur ? »

Suzaku, rival et ami de Lelouch.

Les Personnages : Rester Humain ou Devenir un monstre ?

« Comment changer le monde ? » La série présente différentes opinions sur le sujet qui sont représentées essentiellement par Lelouch Vi Britannia et Suzaku Kururugi.

♠ – Pour Suzaku, la fin ne justifie pas les moyens. Conscient qu’une révolte japonaise ferait de nombreuses victimes, il refuse d’envisager cette option. Il est l’incarnation du réformateur et du pacifiste. En France, son comportement peut faire écho aux pacifistes collaborant avec Hitler pour éviter une autre guerre durant la Seconde Guerre Mondiale. La série montre que les idéaux de droiture de Suzaku sont en vérité plus l’effet d’une culpabilité et d’une peur que de véritables principes moraux.

♠ – Lelouch est différent de son rival et ami Suzaku. La haine de Britannia qu’éprouve Lelouch est une question de principe. Il hait les forts qui oppriment les faibles plus que tout. Contrairement à Suzaku, c’est la raison qui guide les émotions de ce personnage. Par conséquent, il est plus enclin aux sacrifices de vies humaines. Lelouch n’est pas dans un recherche de changement mais de destruction puis de renaissance du monde. Pour ce héros, devenir un monstre et trahir ses proches n’est pas un problème si le but est louable. Il est semblable à V de V pour Vendetta. C’est clairement, son idéal révolutionnaire que soutient la série même si elle apporte des nuances considérables dans la saison 2. 

Deux nombreux personnages féminins forts sont présents comme la princesse et combattante Cornelia Li Britannia. Mais trois personnages sont plus importants que les autre, pour moi. Elles représentent moins des romances pour Lelouch, que des voies philosophiques qu’il pourrait suivre.

Kallen Kozuki, bras droit de Lelouch.

♠ – La première de ces femmes est Shirley, une lycéenne normale, c’est la voie de l’abandon des idéaux et de la tranquillité retrouvée. Naïve, féminine et classique, Shirley est la femme dont Lelouch devrait être amoureux s’il était un élève du lycée comme les autres. Elle est celle qui lui apportera des questionnements sur ces méthodes, mais surtout sur la valeur réelle de ces objectifs et sur leurs coûts en vies humaines.

♠ -Kallen, est la voie de l’émotion et des sentiments. Elle est la meilleur pilote chez les rebelles japonais. C’est une forte tête, intelligente mais colérique. Bras droit de Lelouch depuis le début de la révolte, elle est une conseillère maligne. Là où Shirley considère les actes de Lelouch comme monstrueux Kallen considère qu’ils peuvent être justifiés. Elle ne supporte pas chez le héros le côté froid, calculateur et parfois secret.

♠ – La dernière voie, incarnée par la mystérieuse C.C, est la voie de la raison pure, dénuée d’émotion. Dénuée de souvenirs, elle est donc détachée de toutes émotions. Froide et calme, elle n’hésite pas à tuer pour ses propres intêrets. Sans remords et sans convictions, elle aide Lelouch par intérêt personnel. Ce n’est que bien plus tard, au contact des amis de Lelouch, qu’elle rejoindra vraiment sa cause. Elle n’oubliera pourtant pas ses propres objectifs.

Milly, l’amie bisexuelle de Suzaku et Lelouch.

Les Personnages LGBT :

Plusieurs personnages sont bisexuels dans la série. La présidente des élèves du lycée de Lelouch, Milly Ashcroft éprouve une attirance sexuelle pour Shirley, une autre élève. La jeune Milly est extravertie et d’extraction noble, c’est une amie proche de Lelouch car elle est l’une des seuls à connaître son véritable titre d’héritier de la couronne de Britannia. De plus, certains lycéens chercheront à obtenir un rendez-vous avec Lelouch dans un épisode.
Enfin, la bromance entre Suzaku Kururugi et Lelouch Vi Britannia culmine dans les derniers épisodes de la saison 2. Cette histoire d’amitié crypto-gay donne lieux sur internet à de nombreux fan-art et autres fan-fictions.

Mise en Scène : Une série élégante
La série est globalement assez subtile malgré un design étrangement enfantin. On est heureusement, loin des personnages au design immonde de One piece ou Dragon Ball. Pourtant la forme très fine des personnages peu parfois être perturbant pour ceux qui découvrent le studio Clamp. (J’ai quand même réussi à fantasmer sur Suzaku…)
Le rythme est parfois lent dans la première saison, surtout dans les scènes ou Lelouch n’est pas à la tête de son organisation révolutionnaire. Les scènes de guerre, remplacées par des combats de robot, comme dans Evangelion, sont dynamiques, et la mise en scène permet d’avoir à la fois le point de vue des stratèges, et des soldats, de manière clair et fluide.
Les scènes d’utilisation du fameux Geass, « le pouvoir des rois », sont souvent des scènes purement épiques. Il en va de même pour les discours de Lelouch devant les médias, qui sont des discours de propagande auxquelles la série, elle-même semble adhérer. La plus belle scène, étant finalement la dernière de la saison 2, concluant de manière magistrale la série.
En matière de bande sonore, je ne suis pas un fan absolue du générique de début et de fin. Ils sont parfois même un peu hors sujet. Heureusement, dans la série, les musiques sont absolument sublimes. C’est peut-être l’une des meilleurs bande son de série japonaise avec celle de Full Métal Alchemist. Les mélodies sont souvent plus poétiques et contemplatives qu’elles ne tirent vers le patos. Mais surtout la musique « Continued Story » est tellement belle…

Lord Jérémiah, un personnage sous-exploité.

Quelques Critiques : Personnages imparfaits & Erreur stratégique
Le premier gros défaut de la série, c’est la sous exploitation de certains personnages secondaires. Notamment Milly dont on suit la vie personnelle mais celle-ci n’est que survolée et sans véritable rapport avec l’intrigue. Heureusement, ce personnage est très secondaire. Le problème est plus important avec Lord Jeremiah, par exemple. Leader d’une faction extrémiste de Britannia, dont on n’apporte que quelques éléments sur ces motivations véritables.
Le deuxième gros défaut, et là, c’est un véritable problème pour une série qui se donne pour sujet le changement de paradigme sociale. C’est la question des médias. La télévision est présente mais sa critique est sous exploitée. La série nous parle de la manipulation des masses par la manipulation des images mais sans plus. C’est présent sans être central. Internet est pour ainsi dire totalement absent de la série. Le média existe dans la série pourtant, mais il semble secondaire voir complètement inutile. Paradoxale, quand on sait que la plupart des médias alternatifs sont aujourd’hui sur le net.

Conclusion : The Best One
La question entre réforme et révolution, entre sentiment et raison pure, sont des thématiques très actuelles pour une gauche française complètement perdue. C’est peut-être pour cela que j’aime autant cette série. Très critique envers les années Buch, mais aussi envers la colonisation, et l’humanisme facile, Code Geass questionne notre rapport à un monde qu’on voudrait différent ou meilleur. Code Geass, c’est d’abord l’histoire d’une tentative de révolution, et ça, c’est sans doute le point le plus important. Mise en scène classique mais élégante, bande son magistrale et personnages subtiles et sans sexisme, cette série est clairement un manga qu’il faut voir.

(La série est disponible sur le net, de manière plus ou moins légale, en VO et en VF. Attention les épisodes avec la mention « R2 » sont ceux de la seconde saison.)

 

 

Petit fan-art sexy pour les fans de yaoi…

A Geek In The World (Découverte de Talent sur le Web) | Actu | Culture | 06.11.2013 - 01 h 35 | 0 COMMENTAIRES
A Geek In The World : Morgan Parker, Une web-série encore méconnue

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Au cœur de la ville de Paradox City, vit un jeune homme répondant au nom de Morgan Parker. Tiraillé par ses camarades  à cause de son excentricité, il trouvera son destin basculé par une série d’événements funestes qui changeront sa vie à jamais.

Je ris toujours des gens qui m’ajoutent sur Facebook de façon subtile afin que je consacre un article à leur produit culturel. Dans un soucis de confiance de mon lectorat, je ne parle que des produits qui méritent un coup d’œil et qui méritent surtout un coup de pouce. J’ai donc plusieurs fois refusé de le faire, mais là, je vais le faire, de façon exceptionnel. Cette critique ne sera pas un plaidoyer envers la série mais une invitation pour ces auteurs à progresser et aux lecteurs à les encourager à découvrir la série du jour : Morgan Parker.

Morgan Parker : Une série inégale

Une série qui ce veut sérieuse, on avait déjà « Les Souverains » dans le genre. Ici, c’est un série plus fantastique mais aussi plus cosmopolite. Du fait de ce ton sérieux, la réalisation doit être soignée dès le départ, et dieu merci, c’est le cas. L’image est propre et nette. Le problème de la réalisation vient d’ailleurs. En vérité, certains plans

« Je suis triste »-« C’est normal, mon fils, tu rêves de ta mère qui est morte »

sont parfois inutilement longs et les angles sont souvent assez peu originaux. Cela à pour effet de laisser le spectateur, la plupart du temps dans une zone de confort qui peut finir par être ennuyeuse, surtout si le scénario possède quelques longueurs scénaristiques.

Une autre particularité qui est à la fois un défaut et une qualité, c’est la durée des épisodes. Là où une saison de Noob complète dure 3h30, ici, un seul épisode dure une heure environ. Le problème c’est qu’avec ce format, les défauts finissent par ressortir, il faudrait réduire les épisodes d’environ  10 minutes. Car un autre défaut qui apparaît alors, c’est l’écriture. Et c’est là le gros défaut de la série, les dialogues ne sont pas spontanées et naturels ce qui fait que certaines scènes sont douloureuses à regarder et que le jeu d’acteur en souffre.

Donc le conseille de l’Angry-Gaymer : Réduire le format des épisodes + Retravailler les dialogues pour les rendre naturel.

Des Points Forts mais nuancés…

L’acteur principal est plutôt mignon, ce qui ne gâche rien, pourvu qu’on aime les minets mal coiffés. En revanche son jeu d’acteur est très inégal. Autant certaines scènes sont géniales (voir la scène du bain dans le premier épisode) autant les séquences émotions sont maladroites. Pourtant on sent un gros potentiel mais il faudrait peut-être se diriger vers un personnage plus froid (comme dans l’épisode 2) ou plus dément.

Le côté « marginal » de Morgan Parker est un gros défaut en revanche, on pourrait le prendre en pitié s’il n’avait pas ce côté « pauvre chose fragile mais gentil » dans le premier épisode. En revanche le scénario qui tourne autour du héros est intéressant, malgré l’utilisation d’un scénario simple et banale, la série trouve un ton originale dans un traitement innovant des thématiques abordés. Ce qui permet d’avoir quelques bonnes surprises.

Si comme je l’ai dit , la réalisation à des défauts, elle à aussi des qualités : les scènes de tension sont par exemple très bien faites. Les effets spéciaux sont aussi très bien introduits dans l’image contrairement à des séries comme la Flander’s Company.

Conclusion :

Voilà une web-série française qui à clairement du potentiel mais qui souffre d’une écriture trop lourde qui ce ressent dans les scènes et dans le jeu d’acteur. Je vous conseille néanmoins d’aller voir quelques épisodes. Loin d’être une mauvaise série, elle à certainement besoin d’un coup de pouce en matière d’écriture et d’un perfectionnement au niveau du jeu d’acteur. Les longueurs de certains plans de cameras peuvent créer de la tension pourvu que l’histoire deviennent plus glaciale et sombre.

Et pitié, si vous faites un blog, évitez Skyrock.com, c’est ringard…

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