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Le Blog des Gais, Gaymers, et des Gamers de gauche
Actu | Associatif | Culture | Politique | 15.08.2016 - 11 h 29 | 0 COMMENTAIRES
Salaire à vie : Une utopie ?
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Le projet de l’association « Réseau Salariat » de salaire à vie, développé d’après les thèses et ouvrages du sociologue Bernard Friot remporte un grand succès dans la gauche critique. Une solution possible à l’augmentation mécanique du chômage qu’évoque des intellectuels comme Paul Jorion et Jeremy Rifkin ? C’est ce que nous allons voir, en nous appuyant sur les vidéastes français qui soutiennent ce nouveau projet de société.

Le salaire à vie (Bernard Friot) par Usul.
Cette vidéo présente les modalités et avantages du projet de salaire à vie. Au cœur de cette vidéo, on trouve la différence entre le travail, et l’emploi, ainsi qu’une description de la valorisation du travail dans un système capitaliste classique.

Revenu de base ou salaire à vie : vers une société sans travail ? par DanyCaligula.
Ici, le vidéaste présente les différents projets de « revenu de base » ou « revenu universel » dont le salaire à vie est une modalité. Le revenu de base pouvant avoir des modalités ultra-libérales pourvu qu’il protège les privilèges des ultra-riches.

Conférence de Bernard Friot et d’Usul par La Plèbe Au Pouvoir.
Si vous avez des questions sur cette proposition, la conférence organisée à Science-Po Rennes entre Friot et Usul devrait éclaircir quelques points. Il est notable que beaucoup de jeunes sont présents à cette conférence.

Conférence gesticulée de Bernard Friot par Réseau Salariat.
Légèrement plus austère que les trois précédentes vidéos, dans celle-ci, Bernard Friot présente ici son projet et la construction de sa théorie en y mêlant des tranches de vie. Elle est aussi beaucoup plus longues que les autres vidéos (pratiquement 3 heures).

De nombreuses autres vidéos, articles et analyses sont disponibles sur le net. Les sources sont très nombreuses, je vous conseille donc de directement faire un tour du sujet via votre moteur de recherche.

Actu | Culture | Numerique | Politique | 18.07.2016 - 17 h 07 | 1 COMMENTAIRES
« La gauche m’a tuer » : Comment les vieux deviennent racistes/homophobes sur le net ?
la blague

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Le site « La Gauche m’a tuer » appartient à Mike Borowski, un ancien soutien de Sarkozy. Depuis quelques années, le site est une cible privilégiée des sites de « debunking », ces sites qui déconstruisent rumeurs et mensonges sur le net, avec faits et sources à l’appuie. Aujourd’hui, je vous propose, à travers cet exemple, de découvrir comment l’extrême-droite séduit les personnes âgées, vos oncles, vos tantes et vos grands-parents…

« La Vérité m’à gêner » : La mise en page dite « pute-à-clic ».

"Clickbait everywhere !"

« Clickbait everywhere ! »

Quand on tape « La gauche m’a tuer » sur un moteur de recherche, on tombe en premier lieu, sur le site, et en dessous, rapidement, sur ceux qui l’attaquent pour mensonges, erreurs, approximations, racisme. L’entrée du site n’est pas aussi agressive que les forums obscures de la fashosphère, il est même plutôt accueillant dans sa mise en page. Les couleurs sont douces, les teintes sont grises et bleutées, rien d’étonnant jusqu’ici. Les choses sérieuses commencent avec les titres des différents articles, tel que : « La famille de Bouhlel a reçu d’une manière illégale 100 000€, quelques jours avant l’attentat de Nice » ou encore « Les Niçois, nouvelles victimes du « vivre ensemble » imposé par nos gouvernants. » Ces titres posent problèmes car, à l’heure de l’écriture de ses lignes, le profil psychologique de l’auteur du massacre de Nice, n’est pas encore parfaitement connu des autorités en charge de l’enquête, et beaucoup sont perplexes sur le terme de « radicalisation express » chez les psychologues et sociologues. On déroule la page, et la liste des articles au nom « pute-à-clic » s’allonge. « Moi, Adrien 79 ans, payé 400 par mois. » ou encore « Doit-on rétablir la peine de mort pour les assassins d’enfants ? ». On vous offre donc le choix entre manipuler votre empathie envers les personnes âgées, ou alors utiliser envers les enfants, faites votre choix. La pulsion du clique finit par venir, si ce n’est pas ça, ce sera l’article avec « Irak : Une église catholique détruit à Mossoul. » Vous trouvez que la majorité des titres parlent d’immigration ou d’islam ? C’est que les rubriques phares du site : Internationale, Société, et Politique, n’abordent que ce sujet en ce moment. Rassurez-vous le site est également pro-Manif’ Pour Tous et anti-féministe, il y en a pour tout le monde, mais l’heure n’est pas au débat, l’heure est à la propagande, même chez les opposants au gouvernement.
Les articles du site n’ont pour ainsi dire pas ou peu de mise en page. Vous aurez, une illustration, le nom de l’auteur, et le texte et c’est tout. Il n’y aura pas de vidéos explicatives, il n’y aura pas de liens hypertextes. Le corps du texte en lui-même, n’est guère accessible et n’attire pas vraiment l’œil. Les articles ne possèdent pas de mise en page régularisée : selon l’auteur vous aurez des titres et un développement identifiables ou alors un gros bloc indigeste. De quoi cette mise en page est-elle le signe ? Sans doute du fait que les rédacteurs ne sont pas des journalistes professionnels, ou mêmes amateurs, car la mise en page sur internet, c’est la base. Un texte trop austère ne sera pas lu, d’ailleurs certains articles ne comptent que 64 vues. La différence entre la page d’accueil et le contenu des articles dénote d’autre chose, une volonté de s’enrichir plutôt que d’informer. Une fois la page de l’article ouverte, peu importe que le texte de l’article soit illisible ou austère, les pubs sont visibles par le consommateur. En plus, à chaque fois que vous cliquez sur un article, vous avez une chance sur deux de tomber sur une fenêtre pop-up.

« L’économie, j’ai rien compris » : Les articles sont imprécis ou faux.

Un modèle pour l’ami Mike, j’imagine…

« C’est la crise, ma bonne dame ! », mais comme je suis de bonne composition, je vais faire l’impasse sur l’indigence de la forme pour faire l’analyse du fond, sur un sujet sur lequel j’ai un minimum d’expertise : l’économie. Le titre de l’article ce sera : « Les cadeaux électoraux de Hollande coûteront 6,5 milliards d’euros au Français ». Je suis tellement de bonne composition que je prends un article dont le contenu pourrait m’intéresser et qui pourrait avoir un autre fond que « les méchants immigrés » (C’est rare sur ce site !)
Bon, je sais que je ne suis pas un expert en orthographe et en grammaire, mais tout de même, je ne tiens qu’un blog, pas un média entier. Comment peut-on prétendre tenir la direction d’un site d’information quand on fait des fautes de syntaxe ? Un exemple représentatif : « Nous consacrons déjà plus de 650 milliards d’€ par an de notre Produit Intérieur Brut à ce social dévastateur soit 32% près de 10 points de plus que tous autres pays de l’Union Européenne et pourtant ce n’est jamais assez, il faut rajouter 6,5 milliards pour 2017. » Les virgules, visiblement, c’est pour les faibles, ou les communistes.
Outre la syntaxe qui s’affole, le vocabulaire est assez savoureux. Voici revenir, mesdames et messieurs, sous un habile tour de magie, la rhétorique de Valls, Royal, Sarkozy, Balkany, à propos de l’assistanat. Le champ lexical de la glande fait ici l’objet d’une mise en avant qui ferait même frémir Orelsan et Gringe qui sont pourtant, les experts en matière de feignasse : « inactivité », « assistanat », « non-travail », « profiteurs », bref, le ton est donné.
Alors qui sont ces profiteurs ? Les professeurs, les chauves, les arabes, les cisgenres, les prostituées du Bois de Boulogne ? En vérité, à la fin de l’article, nous ne savons pas qui sont ces assistés, on nous parle « des quartiers ». C’est pour le moins imprécis, est-ce les associations ? Est-ce les écoles et collèges ? Est-ce les résidents des « quartiers » ? Mystère… (En vérité ceux sont surtout les vieux, d’après Challenges)
L’autre information dont l’article souhaite faire l’analyse, c’est le chiffre du titre « 6,5 milliards » au titre des cadeaux de Hollande. Mais l’ami Mike fait quelques erreurs symptomatiques. Reprenons ensemble, la phrase centrale et sans syntaxe, citée plus haut : « Nous consacrons déjà plus de 650 milliards d’€ par an de notre Produit Intérieur Brut à ce social dévastateur soit 32% près de 10 points de plus que tous autres pays de l’Union Européenne et pourtant ce n’est jamais assez, il faut rajouter 6,5 milliards pour 2017. » Dans ce « social dévastateur » vous pouvez inclure les retraites et la sécurité sociale. Ce que ne dit par l’article, c’est que la comparaison est faite avec la moyenne des dépenses sociales de tous les pays de l’OCDE, y compris la Grèce et le Portugal qui agonise depuis près de cinq longues années, ou encore la Roumanie et la Bulgarie dont l’état global n’est guère enviable. Rien d’étonnant dès lors à retrouver un chiffre de 22% de moyenne des dépenses quand on réduit des peuples entiers à la mendicité.
Nous continuons l’article avec ces deux phrases : « Ce n’est tout simplement plus possible, la politique de l’allocation doit cesser. Elle détruit les fondements hexagonaux, et nous conduit droit dans un mur qui arrivera plus vite que nous le pensons. » Un joli paradoxe. Explication : En 1945, le patronat ayant massivement collaboré, les leaders résistants, majoritairement communistes et armés, fondent le CNR et arrachent la sécurité sociale et les retraites. De Gaulle, lui-même ne reviendra pas sur ces acquis sociaux lorsqu’il fondera la Véme Republique, et si beaucoup les attaques discrètement avec divers lois depuis, personnes ne crachent ouvertement sur ces institutions. Alors, quand Mike Borowski nous parle du « social destructeur » et de « l’allocation » comme anéantissement des fondamentaux français, on rigole légèrement, considérant que la sécurité sociale est devenu un de ces fondamentaux.
A la fin de l’article, je me demande si celui-ci était bien utile. L’unique source de l’article me confirme que non. C’est un article de Challenge, un magazine néolibérale dont l’article est mieux construit, plus précis et avec moins d’erreur que celui de « La Gauche m’a tuer ». Si en matière d’immigration, on est clairement entre Eric Zemmour et Valeurs Actuelles, en matière économique , le site oscille entre l’incompétent Alain Minc, et l’ignorant Elie Cohen. On souffre, de s’infliger un article qui ressemble aux éditos de tous les économistes mainstreams et de tous les éditocrates indigents. Le site est-il subversif ? Non. Le site donne t-il des informations ? Non. Le site fait-il des analyses pertinentes et rarement vues ailleurs ? Non. En politique, c’est Le Point, en économie, c’est l’Express, en rédaction, c’est 8/20.

Le vieux et le naufrage : La radicalisation des papys-führers

Est-il abonné à « La Gauche m’a tuer ? »

Si d’après le gouvernement, les jeunes se radicalisent sur Internet, c’est aussi le cas pour les vieux sur leur mur Facebook. Les commentaires des personnes qui fréquentent le site, et postent avec leur compte Facebook dépasse souvent la cinquantaine. Il y a autant d’hommes que de femmes qui commentent « La Gauche m’a tuer », la parité dans l’ignorance, c’est simplement magique! Si les jeunes se radicalisent, c’est souvent sous l’effet d’une détresse sociale ou émotionnelle, d’après les sociologues. Pour les vieux qui deviennent racistes grâce à Internet la mécanique est plus subtile.
En premier lieu, il faut incriminer les modérateurs de Facebook qui laissent beaucoup de groupes et de pages manifestement racistes en circulation. Ces groupes et pages font circuler des informations fausses de manière très régulière de sortes qu’un site comme « Egalité & Réconciliation » trouve un écho favorable dans de nombreux coins de Facebook.
Le problème vient également d’une habitude plus encrée chez les jeunes utilisateurs que chez les plus vieux, c’est le croisement de source. Aujourd’hui , pour s’informer sur un sujet précis, la plupart d’entre nous lisons plusieurs articles sur le même sujet pour avoir différents point de vue et pour avoir la totalité des informations, les articles étant rarement exhaustifs. Les personnes plus âgées n’ont pas cette habitude. Comme l’explique Benjamin Bayart, fondateur de French Data Network, ils ont fait un transfert entre leur habitude dans la vie réelle et leur habitude dans le monde virtuel. Auparavant, les personnes n’achetaient qu’un journal par jour, ils ne croisaient pas les sources. Il reproduise exactement le même comportement de nos jours sur le net, et ne peuvent donc faire aucunes vérifications.
Dès lors entre les profils Facebook où les messages et informations à caractère raciste, circulent librement et l’absence de vérification des informations, les personnes plus âgées peuvent croire facilement ce qu’ils lisent même sur un site aussi médiocre que «La Gauche m’a tuer. » Maintenant, vous savez comment votre oncle beauf et idiot et aussi devenu votre oncle raciste et homophobe.

Actu | Culture | Perso | 07.07.2016 - 03 h 41 | 5 COMMENTAIRES
Comment Bien Vivre une Relation Libre ?
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Il est un fait indéniable : Le couple monogame n’est pas fait pour tout le monde. Il apparaît parfois comme une prison, souvent comme un mensonge et finalement comme une souffrance, chez certains hommes comme chez certaines femmes. La relation libre apparaît alors comme une solution mais aussi, trop souvent comme une aveux d’échec du couple. Comment bien vivre une relation libre ? C’est le sujet du jour.

« Le Couple » : La Monogamie Sociale.
Certaines personnes sont faites pour la monogamie sentimentale et sexuelle. Mais, pour toutes les autres, c’est finalement une douleur. Je n’ai que deux couples d’amis qui soit 100% monogames. Les autres se trompent régulièrement, ou sont dans des relations ouvertes, quand ils ne sont pas simplement célibataires, pour éviter les carcans du couple. Il existe aussi des formes d’amour que je ne connais pas personnellement. Les individus asexuelles, polyamoureuses, en sont quelques exemples.
« Le Couple » monogame est une norme sociale comme l’hétérosexualité. Et, comme l’hétérosexualité, le couple monogame est donc socialement acceptable et n’est vu que comme la seule forme d’amour possible, avec une différence de degré d’acceptation, des plus bigots aux plus ouverts. Cette norme sociale, comme toutes les normes, ne convient pas à tout le monde. A titre d’exemple, une personne asexuelle, ne trouvera pas forcément le couple monogame comme une forme pertinente de la relation amoureuse.
Le « trouple », la relation libre, et un nombre incalculable d’autres exemples sont des formes alternatives de l’amour comme les sexualités LGBT+, sont des alternatives à la norme dominante qu’est l’hétérosexualité. Ainsi, dire que l’amour d’un trouple est moins stable ou moins beau que l’amour à deux, c’est porter un jugement du même ordre que ceux qui jugent que l’amour homosexuel est moins valable que l’amour hétérosexuel. Il suffit de voir la série « Sense8 » pour s’en convaincre, la scène la plus romantique de la première saison est une scène orgiaque. De plus, les statistiques du nombre de divorce, montrent assez bien le très relatif succès du couple monogame à long terme.
C’est ce long processus de déconstruction de l’idée du « couple monogame » comme réussite sacrée de la vie sentimentale qui permet de s’ouvrir à de nouvelles possibilités. Dans un cas, au bout du processus, vous découvrirez que le couple monogame est une forme de relation qui vous corresponds et vous continuerez d’être heureux, alors que dans le cas contraire, une myriade de possibilités pourront s’offrir à vous, pour l’être vraiment. Ce processus peut paraître excessivement austère et peu romantique, il n’est pas passionnel et c’est une recherche par pure rationalité, de son propre bien-être. Pourtant, il évite un nombre important de problème car au final, vous savez vraiment ce que vous cherchez, et vous entrerez plus facilement en discussion sur cette question.

La relation libre : Un contrat et une confiance.

Dorian Gray dans Penny Dreadful est un libertin très très assumé.

Une relation libre n’est pas comme le couple monogame qui s’impose tacitement et naturellement dans une relation. C’est le principe même de la norme d’être tacite et de ses exceptions comme ici, la relation libre, de devoir être proposées et consenties ouvertement. Il faut donc établir « un contrat » ou avoir « the talk » lorsque la relation devient libre ou que le couple monogame devient un trouple. Est-ce qu’on embrasse les plan-culs ? Peut-on les revoir ? Combien de fois ? C’est aux différents partis du contrat d’établir la négociation.
Comme l’expression « avoir the talk » le suggère, une relation libre ne marche que dans le cadre d’une communication et d’une confiance véritable au sein du couple. Les non-dits, les inquiétudes recuites, ou les points flous du contrat peuvent créer des problèmes. Il est donc important d’aborder ces obstacles dès qu’ils sont posés, mais de manière apaisée. Si le contrat n’était pas clair, les fautes sont partagées entre les partis, il est inutile de vouloir mettre la faute en totalité sur l’autre.
Contrairement à ce qu’on croit, un contrat ou un « talk » n’à rien de définitif. D’ailleurs les ajustements seront forcément nécessaires au fil de la relation, les gens changent souvent avec le temps, et ce qui ne vous gène pas aujourd’hui, vous généra peut-être dans un an. La communication et la confiance sont donc des choses qui doivent être continues et pas uniquement présentes au début de la relation. Il est important de discuter de ses appréhensions et de ses doutes et d’autre part de rassurer l’autre si quelque chose l’inquiète.
Encore une fois, cette relation peut apparaître comme extrêmement rationalisée et peu romantique. Mais dans la pratique, les termes « contrat », « talk », « conditions » seront rarement présents. En plus, cela n’empêchera pas les câlins, les bisous et toutes mièvreries que l’on s’inflige amoureusement sur le canapé devant une énième rediffusion d’Une Nounou D’Enfer.

La sexualité : L’obsession égalitaire de la relation libre.

QAF : Dans la saison 2, le coup a « the talk » à propos de leur relation.

La relation libre permet de pouvoir avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes ou femmes que votre compagne ou compagnon. Mais il apparaît souvent chez ceux qui ont une relation libre pour la première fois, une forme d’égalitarisme sectaire entre les deux compagnons sur le nombre de partenaire. Ce besoin égalitaire est compréhensible, il part du principe qu’aucun des membres du couple ne doit se sentir « abandonné ». Mais cette considération par du principe erroné que nous avons tous et toutes les mêmes pratiques et les mêmes fréquences, concernant la sexualité. En réalité, la relation libre, permet, justement, à deux personnes ayant des fréquences sexuelles différentes, de s’accorder parfaitement, il est donc logique que l’un couche plus que l’autre.
Bien entendu, dans ce cas là, la jalousie peu apparaître, mais la jalousie n’est pas une forme pervertie de l’amour, c’est une forme de possession. Le jaloux a, ici, l’impression que l’autre lui échappe, alors que manifestement, s’il revient, c’est qu’il n’y a pas de raison d’être jaloux.
Il faut ajouter que pour les personnes ayant une activité sexuelle, la relation libre est parfaite pour qui est amoureux d’une personne asexuelle. L’asexualité de votre partenaire est dès lors, une contrainte beaucoup moins importante, pourvu que celui-ci arrive à ce voir dans une relation libre.
Enfin, la relation libre impose l’utilisation de préservatifs et autres moyens de contraceptions. Plusieurs partenaires signifient que les risques de maladie se multiplient. Ceci, n’est pas négociable dans le talk/contrat, ne pas mettre de protection, ce n’est pas qu’un danger pour vous mais aussi pour votre compagne/compagnon et aussi tous vos partenaires.

Le regard des autres : Jugement & Compréhension.
Avoir une relation amoureuse hors-norme aura un effet différent d’avoir une sexualité hors-norme. La sexualité, on ne questionne guère dessus. Personne (à part moi) ne demande spontanément : « comment était votre dernière sodomie ? ». En revanche, la fameuse question, « et toi, comment vous les amours ? » vient assez souvent sur le tapis, surtout dans les repas de famille.
Contrairement aux idées reçues, les gens sont peu médisants du moment que les choses sont claires, assumées et revendiquées. Ils seront peut-être surpris, il est vrai que les relations libres assumées sont encore rares. Bien entendu, certains en profiterons pour vous faire l’article sur la monogamie. A la façon des homosexuels qui « ne sont de vrais mecs », celui ou celle qui sera en couple libre deviendra immédiatement, pour ces gens, un(e) incapable de satisfaire sexuellement son compagnon ou sa compagne. Alerte : ces personnes sont toxiques et sont fermées d’esprit. Si leurs préjugés prennent le pas sur votre bien-être, il faut les évacuer de votre vie sociale, le plus tôt possible !
Si vous êtes comme moi, très résistant psychologiquement, par contre, c’est-à-dire que ces remarques glissent sur vous, vous pouvez travailler leur avis pour leur faire reconnaître que celui-ci est stupide. Néanmoins, comme déconstruire le racisme, cela peut prendre des heures et des journées entières de dialogue avec la personne ce qui peut parfois être épuisant mais est une véritable satisfaction à la fin.

Conclusion : La Relation Libre est Une Relation Amoureuse Rationalisée.
La relation libre est une relation qui évite de nombreux problèmes que le couple monogame cache souvent sous le tapis et qui finalement le brise tôt ou tard. De plus, le besoin de communication constant permet une meilleur confiance et un investissement sincère dans la relation, ainsi qu’un meilleur dialogue concernant la sexualité et les fantasmes. La personne ne reste pas avec vous pour le sexe ou le confort du lit, elle reste avec vous par amour.
Pourtant, il est clair que la relation libre possède des défauts. Elle est par exemple un faible vecteur de passion en amour comme en haine. La rationalisation prendra souvent le pas sur les sentiments, et les disputes sont souvent plus rares, alors qu’elles permettent parfois d’être des soupapes de sécurité dans certains couples.
Encore une fois, bien que le couple monogame ne soit pas la solution pour tous, la relation libre n’est pas l’alpha et l’oméga de la relation réussi. Elle est une possibilité parmi de nombreuses autres d’être heureux pour soi-même et non dans les yeux des autres. Il faut apprendre à se connaitre pour construire des relations honnêtes avec autrui, y compris en matière d’amour.

En complément :

Actu | Culture | Politique | 03.07.2016 - 16 h 06 | 2 COMMENTAIRES
LGBT-Pride et « Dépravation » : « Demain, dans Minute… »
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La Gay Pride de Paris fait l’objet, comme chaque année, de la polémique sur les images renvoyées de la communauté LGBT+. Une polémique alimentée par la droite et par des homosexuels souvent réactionnaires. Déconstruire ce discours est une nécessité, car incomplet, usant de mensonges et d’ignorances, il est nocif et dangereux.

L’enfant et l’Image : Les médias pervers ?
Souvenez-vous, lors de la LGBT-Pride de 2012, le quotidien d’extrême-droite « Minute » avait exploité une photographie d’un couple pratiquement le BDSM, défilant en tenue à la Marche des Fiertés en associant cela au « Mariage pour Tous ». La photo fut reprise par Civitas, durant le débat, pour mettre en avant la question de l’éducation des enfants. Cette année la superbe « Manif’ Pour Tous » a renouvelé la pratique en pointant du doigt un défilé de doggy-boys de quelques personnes durant la Paris Pride.

Tellement de discrimination sur cette couverture…

Il est assez paradoxal que ces images soit l’exclusivité de Valeurs Actuelles, Minute et autres Manif’ Pour Tous. Ces parangons de vertu, défenseurs de l’enfance sont les premiers diffuseurs de ces images. Ces médias qui défendent tradition, mariage et monogamie diffusent sous couvert d’outrage aux bonnes mœurs, des images transgressives et vendeuses pour leur lectorat, toujours avide d’indignation. Le plus ironique, c’est qu’ils se rendent ainsi, responsables de la duplication des images sur les réseaux sociaux par les militants de la droite. Ainsi la première image des doggy-boys de Paris, me vient d’un militant de droite conservateur. En réalité, j’ignore si ces images sont réellement choquantes pour nos têtes blondes, je doute réellement qu’ils comprennent la connotation sexuelle d’un masque et d’une combinaison en lycra. Dans tous les cas, choquantes ou pas, ces images seront publiées et diffusées, d’abord et avant tout par l’extrême-droite.
Concernant les sites LGBT+ comme Yagg, ou la presse papier, comme Garçon Magazine, vous verrez les mêmes images mais elles seront noyées dans un flot d’autres photographies de la pride, et ainsi plus difficilement accessibles. La raison est assez simple, pour ces médias, le BDSM n’est pas particulièrement plus représentatif qu’un baiser entre lesbiennes, de la Marche Des Fiertés. Ainsi vous trouverez des hommes en cuir, des lesbiennes sur des motos, des danseurs sur des chars, des drag-queens aux coiffures improbables, etc… Pour Yagg, et pour beaucoup de militants LGBT+, l’événement est une fête militante et comme le disait un personnage de la célèbre série Queer As Folk : « Tout le monde fête la Gay Pride à sa manière. »

La LGBT-Pride : Une fête de la sexualité libérée.

Dans le cortège de juges à propos de la Gay Pride, on trouve un nombre conséquent d’homosexuels, principalement de droite. Il est trop facile de dire qu’ils sont stupides ou archaïques, et ce genre de considération ne réglera pas le problème. En réalité, la Gay Pride choque car elle renoue avec une tradition païenne que la culture chrétienne désavoue profondément. La Marche des Fiertés apparaît aujourd’hui comme une marche de la sexualité visible et festive contre la sexualité honteuse, isolée et cachée des religions monothéistes.
Ainsi toutes les sexualités sont rendues visibles, et pas uniquement l’homosexualité. Il y avait même des asexuels dans la marche de cette année. Le BDSM est une forme de sexualité qui existe et dans une marche qui célèbre les sexualités, il est donc normal d’en faire la représentation. Surtout que, en pratique, les doggy-boys de Paris portaient des combinaisons qui cachaient la majorité du corps, ainsi que des masques. Il n’y avait donc pas d’attentat à la pudeur.
Certains diront, comme moi, il y a quelques années, que cela donne une mauvaise image de la Gay Pride, mais c’est un raisonnement absurde. Dans une société profondément marquée par des oppressions sexuelles, il est évident qu’une fête glorifiant la liberté sexuelle sera toujours choquante pour des personnes et des médias. En réalité, ceux qui s’offusquent de voir des hommes grimés en chiens s’offusquent d’une sexualité entièrement légale et éthique. Rappelons que la communauté BDSM est l’une des plus saine en ce qui concerne la question du consentement car il doit être manifeste. Enfin, rappelons que la frontière de la légalité en matière de sexe, est toujours le même : le consentement clair et éclairé. On ferait peut-être bien de se scandaliser un peu moins de ceux qui habillent leur compagnon en chien, avec leur consentement, et de s’occuper un peu plus de ceux qui violent ou harcèlent des femmes et des enfants, notamment dans les églises lyonnaises…
D’ailleurs, si j’étais de mauvaise foi, je me méfierais d’une association comme Civitas qui associe les pratiques BDSM et l’éducation des enfants…

Actu | conso | Culture | Jeu vidéo | 14.06.2016 - 21 h 36 | 1 COMMENTAIRES
E3 2016 : Jeux LGBT+, Orlando & Nouveauté
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Cette semaine, le monde vidéo-ludique avait le regard en direction de Los Angeles et Orlando. En effet, le début de l’E3 2016, événement mondial du jeu vidéo, coïncidait, à quelques heures prêt avec la fusillade dans le bar gay de Orlando. Comment la tragédie est-elle traitée par les éditeurs de jeu ? Quels sont les prochains jeux LGBT-Friendly qui sortiront ? Retour sur l’E3…

Orlando et l’E3 : Une communication faible mais présente.

Mike Gallagher (Source : Arstechnica)

Quelques heures après les premières informations sur la fusillade, débutait la première conférence de l’E3, avec Electronic Arts en ouverture. Avant cela, le président du comité d’organisation, Mike Gallagher est intervenu pour évoquer les événements de manière sobre : « That was an act of terrorism and an act of hate » avant de déclarer les différents éditeurs, libre d’évoquer à leur manière, la tuerie homophobe d’Orlando. Il a également évoquer la violence dans les jeux, qui ne manquera pas d’être une justification des politiciens dans les jours et semaines à venir, comme certains l’avait fait pour l’affaire Merah, pour tenter d’expliquer les événements.
Les présentateurs et la communication d’EA n’ont pas fait d’annonces ou d’hommages aux victimes. Il faut dire que les conférences de l’E3 sont préparées et organisées à la seconde prêt, et que les communicants n’avaient sans doute pas encore eut le temps pour faire les choses correctement. Néanmoins, à parti de la deuxième conférence, celle de Bethesda, tous les présentateurs et animateurs des différents événements, porteront un macaron aux couleurs de l’Arc-En-Ciel LGBT+. En dehors, de ce petit macaron, il n’y aura pas d’hommage aux victimes sur les plateaux mais des petits mots en introduction ou en conclusion des conférences, notamment celle d’Ubisoft et Microsoft.
On aurait été en droit d’attendre plus d’autres éditeurs. Autant certaines conférences étaient longues et copieuses en annonce comme chez Ubisoft, autant la conférence de Bethesda, par exemple, était aussi vide que le néant. Il aura était facile d’introduire un mot pour les victimes dans leur conférence surtout qu’Ubisoft l’a fait.
Une communication très sobre donc, mais peut-être était-ce mieux ainsi. Les entreprises de gaming sont rarement talentueuses en matière de communication. On ce souvient par exemple de la « planète gay » de Star Wars : The Old Republic qui avait fait grand bruit. Il vaut mieux faire dans la retenue que de faire une gaffe comme François Hollande, par exemple et par hasard…

Les présentateurs de la conférence bethesda.

Les Nouveaux jeux LGBT-friendly à attendre
Cette année, l’E3 était plutôt faible en annonce de manière générale et par conséquent les jeux LGBT seront aussi rares. Bien entendu, comme d’ordinaire, il ne faudra pas compter sur Nintendo, ou Ubisoft. La première firme n’est pas ouverte sur le sujet, et on pourrait même dire qu’elle est homophobe, par moment. Concernant Ubisoft, cela fait des années que le talent et le courage n’existe plus et qu’ils éditent les mêmes jeux baclés en boucle, que ce soit Far Cry, Assassin’s Creed, ou le prochain Tom Clancy qui semble aussi ennuyeux que peu original. Ne comptez pas sur eux, donc, pour une véritable prise de risque sur le terrain LGBT, ils ne prennent même pas de risque en matière de gameplay.
Microsoft ne proposera pas de jeu abordant ces thématiques, du moins, pour l’instant, ça ne semble pas être le cas. Le problème, c’est que depuis la saga Fable, leur jeu n’ont guère fait d’efforts pour les LGBT. Mais contrairement à Ubisoft, cela ne fait pas dix ans depuis le dernier personnage gay, dans une licence.
Bethesda propose des DLC pour Fallout 4, le jeu post-apocalyptique, qui lui est gay-friendly. Ainsi, le Nuka-Cola Park ouvrira ses portes aux joueurs qui souhaiteront y mettre le prix. Néanmoins, je vous conseille d’attendre l’édition complète avec tous les DLC pour investir dans Fallout 4, vous pourrez, ainsi, avoir tous les DLC et surtout, des mods pour rendre le jeu graphiquement convenable seront disponible sur le net. En revanche, les amoureux de Skyrim seront déçus, car l’épisode 6 de The Elders Scrolls n’a fait l’objet d’aucune annonce.
On termine avec EA, et bien entendu, leur studio Bioware, et quelques nouvelles images du prochain Mass Effect : Andromeda, qui sortira début 2017. La saga futuriste très gay-friendly reviendra donc bientôt et dévoile un personnage pour cette E3, une Asari qui semble plutôt jeune. Néanmoins si le jeu doit sortir dans moins d’un an, il est inquiétant de ne pas encore voir de phase de gameplay mais uniquement des cinématiques. Même si, une chance pour Bioware, Mass Effect, est l’une des sagas où les personnages et le scénario priment sur les mécaniques ludiques.

Non, personne ne gagne l’E3 2016…
L’E3 est un concours de communication où les éditeurs font montre de leurs derniers produits dans de jolis paquets pour les joueurs ainsi que les actionnaires. Ainsi chaque année, vidéastes et sites internet déclarent vainqueur l’un ou l’autre des éditeurs. Jamais la concurrence sur un marché n’a été aussi officielle. Le problème, c’est qu’en réalité personne ne remporte cet E3, comme les dernier,s car les éditeurs n’innovent plus.
Depuis la crise de 2008, les éditeurs sont devenus frileux. Nous sommes dans une époque de pessimisme économique profond, et le jeu vidéo reste un marché. En conséquence, les prises de risque sont minuscules voir inexistantes. Cela explique notamment l’explosion du jeu indépendant. Cette année vous n’aurez guère qu’une nouvelle licence proposée par Kojima et c’est tout. Le reste ne sera que des petits jeux indépendants sous tutelles ou des jeux sur tablettes. Pour le reste vous aurez, des suites, des spin-off et des remake, et c’est tout.
Peut-on dire qu’il y a un vainqueur quand personne ne fait la course de peur de tomber ? Je ne pense pas. Mais néanmoins certains éditeurs commencent à écouter les joueurs et c’est salutaire. Ainsi, cette année, dieu merci, nous n’avons pas de nouvel opus d’Assassin’s Creed ! Ce qui permettra peut-être, souhaitons-le, un renouvellement de la série, du gameplay et des personnages moins unidimensionnels.
En conclusion, cet E3 était mauvais, très mauvais, et ennuyeux. Quelques bonnes surprises certes, mais avec plus de trois jours de conférences, c’est la moindre des choses…

Pour voir l’actualité de l’E3 2016 et la totalité des annonces, c’est ici.

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